
Cette chronique est destinée à recentrer l'alarmisme actuel sur la fonte des glaces et l'évolution des océans à partir d'articles publiés récemment dans des revues scientifiques de bonne qualité. Elle est en relation directe avec celle qui concerne les planctons . Elle fait aussi écho à celle qui traite des "calamités" comme les ouragans ou les sécheresses, de manière plus générale..Comme vous allez le voir, les résultats des recherches en cours n'ont que peu à voir avec ce que l'on vous raconte dans les médias et avec le catastrophisme qui y règne en maître. Bien au contraire !
18 Juillet 2010 : Il n'y a rien d'exceptionnel dans la fonte actuelle de la glace de la Péninsule Ouest de l'Antarctique. Elle s'est déjà produite plusieurs fois et a été, au moins aussi intense, au cours de l'histoire récente. Tel est le message rassurant d'un article scientifique qui vient de paraître dans la revue GEOLOGY, en ce mois de Juillet 2010, sous la signature de trois chercheurs américains. En effet, que n'avons nous pas entendu et lu, sur la disparition "'apocalyptique" et soi-disant "sans précédent" d'énormes blocs de glace détachés de la péninsule Ouest de l'Antarctique ?
A défaut d'observer la moindre diminution de la banquise de l'immense continent Antarctique qui, bien au contraire, s'agrandit d'année en année, comme le montre le graphique ci-contre du NSIDC (actualisé au 16 juillet 2010, voir sur cette page), l'attention des médias et de certains "experts" s'était entièrement focalisée sur la petite péninsule Ouest qui n'est d'ailleurs rien d'autre que le prolongement de la Cordillère des Andes américaine. Ainsi, faute de faire les gros titres avec la banquise du vaste continent du pôle Sud qui "ne va pas dans le bon sens", la Péninsule Ouest de l'Antarctique est devenue, pour beaucoup, "le canari dans la mine" du réchauffement climatique anthropique au pôle Sud, à l'instar de la mer glacée Arctique pour le pôle Nord. Tout ce qui se produisait dans la Péninsule résultait de l'activité humaine, bien entendu.... Comme toujours et plus spécialement pour ce qui concerne le climat de notre planète, les leçons du passé sont bonnes à prendre. En effet, l'alarmisme ambiant prend sa source dans le caractère soi-disant "sans précédent" des observations objectives effectuées sur le terrain. Lesquelles se limitent, en général, et pour ce qui concerne le pôle Sud, au trois dernières décennies correspondant à l'ére spatiale (c'est à dire l'ère des satellites). C'est très (trop) peu, pour déclarer que ce qu'il se passe actuellement est "sans précédent", comme va nous le montrer l'article scientifique qui est le sujet de ce billet. Inutile de dire que les découvertes que je vais décrire ci-dessous ne vont pas faire plaisir à tout le monde. Et de fait, cet article est particulièrement perturbant puisqu'il montre explicitement, preuves à l'appui, que la fonte locale de la Péninsule Ouest de l'Antarctique n'est pas du tout "sans précédent"....Bien au contraire. GEOLOGY 38 (7): 635. (Juillet 2010) Réduction de la couverture de glace dans la Péninsule Ouest de l'Antarctique, de 700 à 970 ans avant le présent. Comme à l'accoutumée, voici le résumé original en anglais suivi d'une traduction en français. Résumé : "Le réchauffement rapide et l'écroulement subséquent d'importantes plaques de glace ont attiré l'attention sur l'évolution de la glace de la Péninsule Antarctique. Dans cet article, nous présentons les premières données tirées de matériaux organiques terrestres qui ont été mis à jour lors des retraits glaciaires récents. Ils apportent des enseignements sur l'étendue passée du glacier et sur le climat de cette région sensible. La datation au radio-carbone montre que la glace sur l'île d'Anvers était identique ou en retrait par rapport à sa position actuelle pendant la période 770-970 BP (NdT : Before Present : avant le présent), ce qui coïncide avec la réduction de la glace observée ailleurs dans l'hémisphère Sud. Où ont été faites les observations rapportées dans cet article ?
Extrait de la Figure 1. : Carte détaillée de la péninsule Ouest de l'Antarctique avec indication de la position de l'île d'Anvers où ont été prélevés les échantillons utilisés pour cet article. Insert en haut à gauche : situation de la Péninsule Ouest de l'Antarctique par rapport au continent Antarctique.
Voici comment ont été obtenus les échantillons de matériaux organiques anciens qui sont utilisés dans cette publication :
Comme on le voit sur la photo ci-contre qui est un extrait de la Figure 2 de l'article, le retrait récent de la couverture glacée de l'île d'Anvers, laisse à découvert certaines zones qui apparaissent en noir sur la photo. Voici, maintenant les résultats des datations effectuées par les chercheurs sur les échantillons prélevés dans les divers sites découverts par le retrait du glacier.
Table 1 : Données issues de la datation au radio-carbone (C14) tirées des mousses et des coquillages récemment découverts par le retrait de la glace. La datation est indiquée dans la 5ème colonne (Cal. age yr BP) (années avant le présent). On y voit que des coquillages datent de 3719 et 5535 avant le présent.Les mousses, elles, datent de la période 700-970 avant le présent.
Dans la suite de l'article, les chercheurs comparent leurs résultats avec ceux qui ont été obtenus dans différentes régions du monde. Pour l'hémisphère Nord, ils prennent l'exemple des glaciers Suisses que nous avons déjà évoqués dans cette page. Pour l'hémisphère Sud, et outre la Péninsule Ouest Antarctique, les chercheurs ont collecté les données issues de mesures effectuées en Nouvelle Zélande. Voici une reproduction de la Fig. 4 de l'article, accompagnée d'une traduction de sa légende :
Figure 4. "Comparaison des datations des mousses avec des données bien datées provenant des hémisphères Nord et Sud, modifiées selon Schaefer et al (2009). Le graphe en haut montre les fluctuations des glaciers Alpins (Holzhauser et al., 2005), tandis que celui du dessous indique les températures en Nouvelle Zélande tirées des cernes de croissance des arbres (Cook et al, 2002), les dates des épisodes de construction des moraines en Nouvelle Zélande obtenues à partir du Be10 cosmogénique (Shaefer et al, 2009, indiquées comme des probabilités, les probabilités élevées indiquant l'époque de la formation des moraines), ainsi qu'un graphique de probabilité indiquant l'époque des mousses (cet article). Noter que la période de chaleur déduite de ces observations (déduite des dates des mousses et représentée en grisé) de la Péninsule Ouest de l'Antarctique est contemporaine d'un réchauffement analogue et d'un retrait des glaciers observé en Nouvelle Zélande."
Notez que cette période de réchauffement du pôle Sud correspond, comme le précisent les auteurs, au premier "blip" du refroidissement de l'hémisphère Nord, annonçant la venue du petit âge glaciaire (les glaciers Suisses ont avancé) subséquent. Le petit âge glaciaire s'est prolongé pendant plusieurs siècles jusque vers 1900. Comme toujours, la conclusion de cet article résume le contenu de la publication et ouvre des perspectives. Elle est intéressante à plusieurs titres et se distingue notablement de celles de nombreux articles que nous avons commentés, en ce sens qu'on n'y trouve aucune "phrase magique", ni aucune révérence au réchauffement climatique anthropique. Au contraire, même, si on en juge par les quelques dernières phrases de cet article que voici : Fin de la conclusion de l'article : ..."Moreover, in contrast to our data, glacial records from Europe show that the first pulse of the Little Ice Age occurred at ca. 700–970 cal. yr B.P. (Fig. 4). If our interpretations of western Antarctic Peninsula data are correct, then this hints at asynchronous behavior between at least parts of the two hemispheres, a conclusion also reached by Schaefer et al. (2009) and Ljung and Björck (2007), among others. Such asynchrony, if borne out by additional data, would argue against hypotheses of millennial-scale climate change involving direct solar or greenhousegas forcing and favor instead mechanisms such as the bipolar seesaw (Broecker, 1998, 2001) or control by local insolation or wind patterns." Et une traduction de cet extrait : "De plus, et à l'opposé de nos données, les enregistrements de glace Européens montrent que la première impulsion du Petit Âge Glaciaire s'est produite vers 700-970 avant le présent (Fig. 4). Si nos interprétations sur la Péninsule Ouest de l'Antarctique sont correctes, ceci met en évidence le comportement asynchrone d'au moins des parties des deux hémisphères. C'est une conclusion à laquelle sont déjà parvenus Schaefer et al (2009), ainsi que Ljung et Björck (2007), parmi d'autres. Une telle asynchronisation, si elle est supportée par des mesures supplémentaires, irait à l'encontre de changements climatiques à l'échelle du millénaire impliquant l'action directe du soleil ou du forçage par les gaz à effet de serre. Au contraire, elle irait en faveur de mécanismes tels que celui de la bascule bipolaire (Broeker, 1998, 2001) ou du contrôle par l'insolation locale ou les régimes de vents." Voilà qui nous ramène, en particulier, à l'excellent article de Petr Chylek et al sur la bascule polaire que vous trouverez ci-dessous. _____________________________________________________________________________________________________ Cet article montre clairement que le recul des glaciers de la Péninsule Ouest de l'Antarctique s'est produit plusieurs fois au cours de l'histoire récente, à des époques où l'influence humaine ne peut être mise en cause. J'espère me tromper.
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08 Juillet 2010 : La bascule polaire : Quand l'antarctique se refroidit, l'arctique se réchauffe et vice-versa, et ceci tout au long du XXème siècle. L'Oscillation Multidécennale Atlantique (AMO) serait la cause de ce couplage. Ce basculement, parfaitement naturel, pourrait être responsable d'au moins la moitié du réchauffement de l'Arctique. C'est ce qu'a montré, tout récemment, une équipe de chercheurs américains, canadiens et du royaume-uni.
En guise d'introduction ... Cette découverte (pour ce qui concerne le XXème siècle, car, en réalité, cette observation est connue aussi pour des temps reculés) est d'une assez grande importance dans le débat (pour ne pas dire la bataille), qui oppose les tenants de la thèse officielle du GIEC à ceux qui défendent l'idée que les variations climatiques actuelles sont, sinon en totalité du moins en grande partie, d'origine naturelle. En effet et comme vous l'avez certainement lu et entendu à de multiples reprises, l'Arctique est considéré par les supporters de la thèse officielle, comme "le canari dans la mine". De fait, comme le savent bien ceux qui suivent avec attention les indicateurs climatiques, la banquise Antarctique non seulement ne fond pas (ce qui n'est pas très spectaculaire), mais elle a, actuellement, même tendance à accroître son immense surface, d'année en année. Même si la (relativement) petite péninsule Ouest qui n'est rien d'autre que le prolongement Sud de la cordillère des Andes a tendance à fondre, localement pour des raisons qui n'ont d'ailleurs pas grand-chose à voir avec le réchauffement anthropique. Si vous vous hasardez à poser la question à des supporters du GIEC, ils vous répondront immanquablement que, bien que s'agissant des deux pôles de la planète, l'Antarctique n'a vraiment rien a voir avec l'Arctique et que la situation y est complètement différente.
Et c'est ainsi que l'Arctique et ses ours blancs sont devenus les totems des thuriféraires du réchauffement climatique anthropique, prôné par le GIEC et donc, le sujet favori des journalistes scientifiques francophones, et aussi (hélas) de quelques responsables politiques. Mettre en berne la bannière du Réchauffement Climatique Anthropique que représente l'Arctique, c'est porter un rude coup à l'"Establishment climatique".
Maintenant que vous connaissez le contexte et l'état d'esprit des supporters de "l'Establishment climatique " sur cette question, vous pouvez imaginer le malaise ressenti, ou les haussements d'épaules, quand ils voient publier, dans une des meilleures revues scientifiques, sous la plume d'auteurs reconnus et appréciés, un article qui montre que les températures de l'Arctique et de l'Antarctique ne sont pas du tout indépendantes l'une de l'autre, mais, au contraire, qu'elles sont fortement corrélées et qu'au moins 50% de l'évolution récente de la température Arctique serait due à un phénomène aussi cyclique que naturel...
Comme à l'accoutumé voici le résumé original suivi d'une traduction : 4. Summary 4. Résumé :
J'ai déjà souvent évoqué les articles ou les déclarations de Petr Chylek, le responsable de cette publication, dans plusieurs billets (ici, ici, ici et là (réflexions sur les suites du Climategate). Petr Chylek qui est un scientifique renommé et expérimenté (cad plus très jeune) du SRS de Los Alamos, ne se considère pas comme un climato-sceptique mais plutôt comme un "réaliste". Il se base essentiellement sur les observations et, le plus souvent, ses observations dérangent. Voici, par exemple, comment, Chylek et ses collègues expliquent, dans l'introduction de cet article, la motivation de leur recherche sur l'évolution comparée des températures de l'Arctique et de l'Antarctique. Au paragraphe [3], Chylek et al reconnaissent que les modèles dits AOGCM (Modèles de Circulations Générale de l'Atmosphère et des Océans ont assez correctement prévu le réchauffement récent de l'Arctique par rapport au réchauffement global, mais, au paragraphe suivant [4] Chylek ajoute que : "Cependant, il y a encore des questions non résolues sur le climat de l'Arctique qui jettent un certain doute sur l'explication ci-dessus (NdT : celle des modèles AOGCM). Le premier problème est le fait que le taux de réchauffement de l'Arctique ( 0,63K/décennie) durant la première partie du XXème siècle (1910-1940) était, au moins, aussi élevé que le taux de réchauffement de la période 1980-2008 (0,60K/décennie), ce qui suggère que la variabilité naturelle du climat peut produire un réchauffement similaire au réchauffement actuel. De plus, aucun des modèles AOGCM utilisés dans le rapport sur les attributions du climat du GIEC 2007 (NdT : AR4), n'a été capable de reproduire le réchauffement de l'Arctique du début du XXème siècle (1910-1940) suivi d'une période de refroidissement brutal (1940-1970), bien que tous les modèles simulent la tendance au réchauffement post-1970 [Gillett et al, 2008]. Ainsi, notre compréhension du climat de l'Arctique, de ses moteurs et de ses réponses, n'est pas encore complète."
C'est le moins que l'on puisse dire. Comme vous le voyez et comme Chylek et al le font remarquer pour la température Arctique, le taux de croissance (la pente) de la température du globe de 1910 à 1940 est très semblable à celui qui a été observé de 1980 à 2008. On voit aussi très bien le refroidissement des années 1945-1976, évoqué par Chylek. Alors que, comme chacun le sait, le taux de CO2 atmosphérique a "considérablement" varié entre ces deux périodes, passant de (280-290) ppm pour la première période à 380 ppm en fin de la deuxième période... Ce graphe ne figure pas dans l'article de Chylek et al. Au paragraphe [5] de l'article, Chylek et al nous mettent sur la voie de la conclusion de l'article : [5]. In the following we show that the multidecadal scale variability of detrended Arctic and Antarctic temperature time series were highly anticorrelated during the 20th century. Consequently we suggest that the Atlantic Ocean may provide the physical link leading to the coherent multidecadal scale climate changes of opposite phases in the two polar regions. We further suggest the ocean variability contributed at least as much to the recent Arctic warming as the increase of atmospheric concentration of greenhouse gases (GHGs). [3]" Dans la suite nous montrons que la variabilité, à l'échelle multidécennale, des séries temporelles de la température corrigée (NdT : C'est à dire la température à laquelle on a soustrait une tendance croissante à peu près linéaire pour la période) de l'Arctique et de l'Antarctique ont été fortement anticorrélées pendant le XXème siècle. En conséquence, nous suggérons qu'il est possible que l'Océan Atlantique constitue le lien cohérent qui conduit à des changements climatiques de phases opposées, à l'échelle multidécennale, de ces deux régions polaires. De plus nous suggérons que la variabilité océanique a contribué au moins autant au récent réchauffement de l'Arctique que la concentration de l'atmosphère en gaz à effet de serre (GES). Voilà qui est clair.
"Figure 2. (a) Séries temporelles de température corrigées
"(b) Les valeurs annuelles de indice de l'AMO [d'après Parker et al., 2007] (ligne fine) et la moyenne glissante sur 17 ans (ligne épaisse)."
Ces corrélations se passent de commentaires. D'autant plus qu'elles sont renforcées par un diagramme d'auto-corrélation présenté vers la fin de la l'article. Dans la suite, Chylek et al. envisagent les différents mécanismes de circulations océaniques qui pourraient expliquer cette observation aussi remarquable que dérangeante. Je ne peux détailler, ici, les mécanismes invoqués. On les retrouvera dans l'article original. [16] The Arctic and Antarctic temperature seesaw pattern has also been observed in paleo ice core records [Blunier et al., 1998; Blunier and Brook, 2001] and reproduced in paleoclimate modeling []. Thus polar seesaw patterns similar to the one observed during the 20th century may have indeed existed during the past centuries and millennia. [16]" Le phénomène de bascule des températures de l'Arctique et de l'Antarctique a été aussi observé dans les paléo-enregistrements des carottes de glaces ( [Blunier et al., 1998; Blunier et Brook, 2001] et reproduits dans les modèles paléoclimatiques ( Toggweiler et Bjornsson, 2000). Ainsi, il est possible que le comportement de bascule polaire, semblable à celui qui est observé pour le XXème siècle, ait, en réalité, existé durant les siècles et les millénaires écoulés." Commentaires : 1) On pourrait s'étonner de voir figurer le nom d'un membre du Hadley Center (UK) (C.K. Folland), parmi les auteurs de cet article très dérangeant pour l'Establishment. En effet, le Hadley Center constitue, avec le CRU (de East Anglia, le coeur du Climategate) le fer de lance du GIEC au Royaume Uni, et même, au plan mondial. 2) Au vu des résultats présentés par Chylek et al, dans cet article, on ne peut s'empêcher de faire remarquer que si le GIEC avait été créé dans les années 1950-1975, c'est l'Antarctique, et non pas l'Arctique, qui aurait été désigné comme le "canari dans la mine". Compte tenu du caractère cyclique de l'évolution des températures polaires (période 60 ans, une fois encore), il y a gros à parier que l'Arctique qui avait aussi beaucoup fondu dans les années 1930, va rebondir dans les années qui viennent et que l'Antarctique, se réchauffant à son tour, deviendra l'objet de toutes les attentions du GIEC (si Dieu lui prête vie). On peut, sans trop de risque, commencer à préparer les "processions aéroportées" des alarmistes, des journalistes et des politiques, vers l'antarctique, dans les années qui viennent...Quant aux ours blancs, ils seront remplacés, dans l'imagerie populaire, par les manchots empereur, ou, encore, les krills (petites crevettes indispensables à la survie animale en antarctique). 3) Que va-t-il se passer à la suite de la publication de cet article aussi intéressant que dérangeant ? Compte tenu de notre (longue) expérience dans ce domaine, nous pouvons vous certifier que :
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Juin 2010 : La fonte des glaciers alpins suisses est corrélée à l'Oscillation Multidécennale Atlantique ! Envers et contre tout, loin du battage médiatique, des chercheurs consciencieux continuent à faire progresser nos connaissances sur le climat. Et tout particulièrement celles qui vont dans le sens des variations climatiques naturelles...le plus souvent ignorées par la "science officielle". Une équipe de chercheurs suisses vient de publier un article particulièrement intéressant sur la fonte des glaciers suisses. Ils montrent qu' au moins une grande partie des variations de la fonte et de l'avancée de ces glaciers, sur une durée de 100 ans, suit les oscillations naturelles de la température de l'Atlantique Nord, avec une demi-période proche de 30 ans que l'on retrouve dans de multiples autres observations. D'autre part, ils montrent que la signature de l'Oscillation Multidécennale Atlantique est clairement visible dans la fonte et l'avancée des glaciers suisses depuis 250 ans... Le titre de cet article est : "100‐year mass changes in the Swiss Alps linked to the Atlantic Multidecadal Oscillation" Cet article fait suite au précédent article de l'équipe de Mathias Huss que j'avais commenté en Janvier 2010 et qui était intitulé Voici le résumé : L'original en anglais, puis une traduction en français. Thirty new 100‐year records of glacier surface mass balance, accumulation and melt in the Swiss Alps are presented. The time series are based on a comprehensive set of field data and distributed modeling and provide insights into the glacier‐climate linkage. Considerable mass loss over the 20th century is evident for all glaciers, but rates differ strongly. Glacier mass loss shows multidecadal variations and was particularly rapid in the 1940s and since the 1980s. Mass balance is significantly anticorrelated to the Atlantic Multidecadal Oscillation (AMO) index assumed to be linked to thermohaline ocean circulation. We show that North Atlantic variability had a recognizable impact on glacier changes in the Swiss Alps for at least 250 years. "Nous présentons trente nouveaux enregistrements du bilan de la masse des glaciers de surface pendant 100 ans, ainsi que l'accumulation et la fonte dans les Alpes suisses. Les séries temporelles reposent sur un jeu complet de données d'observations sur le terrain et sur une modélisation distribuée qui procurent des informations sur le lien entre le climat et les glaciers. Une perte de masse considérable est évidente pour tous les glaciers au cours du XXème siècle, mais les taux de fontes diffèrent fortement. La perte de masse des glaciers montre des variations multidécennales. Elle était particulièrement rapide dans les années 1940 et depuis les années 1980. Le bilan de masse est anti-corrélé de manière significative à l'indice de l'Oscillation Multidécennale Atlantique (AMO) qui est supposé être lié à la circulation thermohaline océanique. Nous montrons que la variabilité Nord-Atlantique a un impact reconnaissable sur les variations des glaciers dans les Alpes Suisses depuis, au moins, 250 ans." Comme dans leur précédent article, Huss et ses collègues montrent une carte détaillée situant les 30 glaciers des Alpes Suisses qui ont servi de base à leur étude, puis un graphe indiquant les périodes de fonte et d'avancée de ces glaciers (1910, 1980) de 1905 à nos jours. Voici maintenant les deux figures maîtresses de l'article de Huss et al. Elles sont parfaitement explicites.
La première (Fig 3) permet une comparaison visuelle entre les taux d'accumulation et de précipitation avec la fonte des glaciers ( courbe a) en rouge, melting anomaly), l'anomalie du bilan de masse des glaciers et l'indice de l'Oscillation Multidécennale Atlantique.de 1905 à nos jours.
Figure 3. b) accumulation annuelle (en trait épais) et anomalie de précipitations (en tiretés (par rapport à la moyenne 1908-2008)
(d) Indice de l'Oscillation Multidécennale Atlantique AMO [Enfield et al., 2001]. Les paramètres des fonctions sinusoïdales des figures 3c et 3d sont basés sur une méthode des moindres carrés.
Ainsi que le font remarquer les auteurs de cet article, on observe une anticorrélation entre l'indice de l'AMO et l'anomalie du bilan de masse de la moyenne des trente glaciers. Compte tenu des fluctuations inhérentes à ces mesures, on peut estimer que l'anticorrélation est nette. En bref, elle se traduit par la constatation : Indice de l'AMO en phase positive (c'est à dire océan Atlantique plus chaud) => fonte des glaciers des Alpes Suisses. Et vice-versa. La deuxième figure (Figure 4) remarquable de l'article de Huss et al, remonte plus loin dans le temps en utilisant une reconstruction publiée de l'indice de l'AMO à partir de 1750, un relevé des températures (publié) durant les mois de fonte (Juin-Juillet-Août) depuis 1750 ainsi que les relevés archivés de fonte/avancée d'un glacier suisse (le U. Grindelwaldgletscher) qui remonte jusque vers 1750.
Figure 4. "(a) Reconstruction de l'indice de l'AMO [Gray et al.,2004] (NDT : courbe en bleu) (b)Températures de l'air durant l'été (Juin-Juillet-Août) obtenues par des mesures thermométriques dans la grande Région Alpine (Filtre passe-bas de 11 ans appliqué) [Auer et al., 2007] (NDT : Courbe en rouge) (c) Variation de longueur mesurée du glacier U. Grindelwaldgletscher [Holzhauser and Zumbühl, 1999]; (NDT : Courbe en noir) On observe un retard de l'ordre de 5 à 10 ans entre le refroidissement et l'avancée du glacier. Conclusion : " Our 100‐year glacier mass balance time series, unprecedented in length and coverage, provide a highly resolved data basis in the spatial and temporal domain for analyzing the response of mountain glaciers to the 20th century climate change, and for upscaling measurements from individual glaciers to entire mountain ranges. The data show that the glacier mass budget in the Swiss Alps varies in phase with the AMO, and is thus related to North Atlantic variability. This indicates that up to half of the recently accelerated mass loss might be due to natural multidecadal climate variations that might reduce the rate of Alpine glacier wastage in the next decades. Linking accumulation and ablation processes on mountain glaciers to multidecadal oscillatory modes and large‐scale forcing is important for projections of future glacier change and associated impacts." Conclusion : "Nos séries temporelles du bilan de la masse des glaciers sur 100 ans, sans précédent pour ce qui est de l'étendue temporelle et du nombre de glaciers concernés, procurent une base de données à haute résolution aussi bien pour l'étendue géographique que pour la durée, destinée à l'analyse de la réponse des glaciers montagneux au changement climatique du XXième siècle et aussi pour étendre l'analyse de glaciers spécifiques à l'échelle de montagnes toutes entières. Les données montrent que le bilan de masse des glaciers dans les Alpes Suisses varie en phase avec l'AMO et se trouve donc relié à la variabilité Nord Atlantique. Ceci indique qu'au moins la moitié de la réduction accélérée de la perte de masse pourrait résulter des variations climatiques naturelles multidécennales. Ceci pourrait conduire à une réduction de la perte des glaciers dans les prochaines décades. La considération du lien entre les processus d'accumulation et d'ablation des glaciers de montagne avec les modes oscillatoires multidécennaux et les forçages à grande échelle, est importante pour les prévisions des évolutions futures des glaciers et de leurs impacts associés." Notes complémentaires : 2) Ce n'est pas, loin de là, la première fois que la fonte de glaciers a été finalement attribuée à d'autres causes que le "réchauffement climatique anthropique". Texte original en anglais: " The surge of glaciers draining both the Greenland and West Antarctic ice sheets has alarmed scientists and the public alike. Global warming appeared to be taking an early toll on the planet’s largest stores of ice while acceleratingthe rise of sea level. But two new studies point to random, wind-induced circulation changes in the ocean—not global warming—as the dominant cause of the recent ice losses through those glaciers." " La déferlante des glaciers qui s'écoulent aussi bien du Groenland que des surfaces glacées de la péninsule Ouest de l'Antarctique ont alarmé les scientifiques comme le grand public. Le réchauffement climatique semblait avoir effectué un prélèvement anticipé sur la plus grande réserve de glace de la planète tout en contribuant à une accélération de la hausse du niveau des océans. Cependant, deux études récentes montrent que des changements aléatoires de circulation des océans, dus aux vents, sont la cause principale -et non pas le réchauffement global- des pertes récentes enregistrées sur ces glaciers." (Caractères engraissés par le traducteur).
3) Alors, où en est l'AMO en ce mois de Juin 2010 ? Les données sur la situation de l'Oscillation Multidécennale Atlantique ainsi que sur un grand nombre d'autres indicateurs intéressant le climat, sont collationnées sur le site interactif de l'ESRL de la NOAA. Voici, ci-contre, tirée de ces données, l'évolution de l'AMO (données mensuelles non lissées) de 1948 à nos jours. Comme on le devine sur la droite de ce graphique, (d'autres graphiques sont plus explicites) nous entamons actuellement la phase décroissante de l'AMO ce qui justifie la phrase de la conclusion de l'article de Huss et al. "Ceci pourrait conduire à une réduction de la perte des glaciers dans les prochaines décades." Nos connaissances progressent inéluctablement (irrémédiablement, pensent certains) dans ce domaine comme dans les autres. Comme disent les scientifiques : "Les faits sont têtus". |
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23 Mars 2010 : Une nouvelle machine à remonter le temps : La paléoclimatologie par les coquillages. Tout le monde connaît la dendrochronologie, ses qualités et ses défauts. L'application à la climatologie de cette méthode qui consiste à mesurer l'épaisseur des anneaux de croissance des arbres a fait l'objet de nombreuses controverses, fréquemment évoquées dans ce site. Le principal défaut de cette technique est que la croissance des arbres n'est pas seulement déterminée par la température ambiante mais aussi par l'humidité, le taux de CO2, les attaques parasitaires, le partage des ressources avec les végétaux environnants etc... Sans oublier le fait, découvert récemment, que, dans un certaine mesure, les arbres optimisent leur propre température qui peut-être différente de celle du milieu environnant, de manière à ne pas trop souffrir des écarts de température.
___________________________________________________________________________________________________________________ par Richard A. Lovett Les isotopes de l'oxygène contenu dans les coquilles de palourdes peuvent nous fournir l'enregistrement le plus détaillé, à ce jour, du changement climatique du globe, selon une équipe de scientifiques qui a étudié une collecte de mollusques Islandais anciens . La plupart des données paléoclimatiques nous donnent des informations seulement sur des températures moyennées sur une année, déclare William Patterson, un chimiste des isotopes de l'Université de Saskatchewan au Saskatoon, Canada, et auteur principal de cette étude. Mais les mollusques ont une croissance constante et les niveaux des différents isotopes de l'oxygène contenus dans les coquilles varient avec la température de l'eau dans laquelle ils vivent. Plus l'eau est froide, plus grande est la proportion de l'isotope lourd de l'oxygène, O18. (NDT: Ceci se comprend aisément si on se souvient que la température mesure l'agitation thermique. A haute température, l'agitation thermique est importante et les isotopes O16 et O18 qui ne diffèrent que par leurs masses spécifiques très peu différentes, sont bien mélangés. Par contre, à température plus basse, le mélange ne se fait plus de façon complète et l'élément le plus lourd (O18) se retrouve majoritairement en bas. C'est exactement le même principe qui est utilisé dans l'analyse des carottages glaciaires). L'étude s'est faite à partir de 26 coquilles trouvées dans les noyaux de sédiments extraits dans une baie Islandaise. (NDT : On effectue un forage dans la boue sédimentaire déposée au fond de l'eau au cours des millénaires . La profondeur à laquelle se trouvent les coquilles donne l'âge de ces coquilles. Ceci ressemble encore aux carottages glaciaires). Mais parce que les palourdes ont une durée de vie typique de 2 à 9 ans, le rapport des concentrations des isotopes de chacun de ces coquillages nous procure une fenêtre de 2 à 9 ans sur les conditions environnementales qu'elles ont connu pendant leur vie. L'équipe de Patterson a utilisé un échantillonneur robotisé qui découpe de fines tranches tirées de chaque couche des bandes de croissance des coquillages. Celles-ci sont alors introduites dans un spectrographe de masse qui mesure la quantité d'isotopes dans chaque couche. A partir de ces résultats, les chercheurs ont pu évaluer les conditions dans lesquelles chaque couche a été formée. "Ce que nous obtenons ainsi, c'est de la "paléo-météorologie" (NDT : météorologie sur de courtes durées par opposition à la climatologie sur de longues durées. Patterson veut ainsi dire qu'il obtient une résolution temporelle exceptionnellement fine). Nous pouvons reconstruire les températures avec une résolution temporelle plus petite que la semaine en utilisant ces techniques. Pour des palourdes plus grosses nous pourrions parvenir jusqu'à une résolution d'une journée." "C'est un progrès important en paléoclimatologie", ajoute-t-il, "parce qu'il permet aux chercheurs de déterminer, non seulement les variations des températures moyennes mais aussi comment ces variations ont joué, individuellement, chaque été et chaque hiver". " Nous commettons souvent l'erreur de dire que la température moyenne annuelle était plus élevée ou plus basse à une certaine époque ", dit Patterson "Mais ceci est relativement sans signification en termes de changements saisonniers" "Par exemple, dans l'ancienne Islande Norvégienne - qui couvre une partie des 2000 années sur lesquelles porte cette étude- les fermiers dépendaient des produits laitiers et de l'agriculture". "Pour les produits laitiers, l'été est, de loin, le plus important", dit-il "Une baisse de température estivale de un degré pendant l'été en Islande résulte en une perte de 15% du rendement de l'agriculture . Si ceci se produit deux années de suite, votre famille est sur la paille." Du point de vue technique, les mollusques enregistrent la température de l'eau et non celle de l'air. Mais les deux sont étroitement liées - tout particulièrement à proximité de la côte où la plupart des gens vivaient. "Ainsi, quand les températures de l'eau montent, les températures de l'air aussi. Quand les températures de l'eau baissent, les températures de l'air aussi," déclare Patterson. Voici, ci-dessous, la figure maîtresse qui figure dans l'article de Patterson et de ses collègues. L'axe des ordonnées est gradué en °C. Noter l'amplitude considérable des variations de températures. L'axe des abscisses est en années. On voit que les palourdes ont permis de remonter jusqu'à l'an 350 avant JC. On distingue très bien la période romaine chaude, l'Optimum Médiéval (MWP) avec ses périodes de froidure et de famine que l'on rapporte dans les sagas norvégiennes, ainsi que le petit âge glaciaire (LIA) vers 1700. Les mêmes sagas rapportent aussi les colonisations en Islande (vers 870) et au Groenland (vers 990) en traits gris, comme on le voit sur la figure. A noter que ces mesures basées sur les anneaux des palourdes donnent des résultats assez proches (mais avec une bien meilleure résolution temporelle) de ceux obtenus par les carottages glaciaires GISP2 de la NOAA au Groenland que j'avais évoqués en décembre 2009. D'après ces mesures, la période romaine a été beaucoup plus chaude que l'optimum médiéval qui, lui-même, a été nettement plus chaud que la période actuelle qui se situe à environ à 1,3°C (en moyenne annuelle) au dessus de la température qui régnait en 1700 (Scafetta). Les ronds, croix, triangles etc en couleurs pleines sont relatifs aux températures d'été. Les symboles vides sont relatifs aux températures hivernales.
Voici la fin du résumé de l'article au PNAS (le début ne mentionnant que des éléments rappelés ci-dessus) :(NDT : AD = après JC. BC = avant JC) " Des périodes de froid remarquables (360 B.C. à 240 B.C.; A.D. 410; et A.D. 1380 à 1420) et des périodes chaudes (230 B.C. à A.D. 140 et A.D. 640 à 760) sont observées en termes de contraste entre les températures d'été et d'hiver ainsi qu'en termes de variabilité des températures saisonnières. Sur le site de l'OCN, (L'Université de Patterson) on trouve une autre description de cette découverte. Entre autres, on y lit que " Ainsi, quand la température a baissé de plusieurs degrés en quelque chose comme quelques mois; ceci a affecté toutes les formes de vie. Pour cette raison, Patterson pense que découvrir autant qu'on le peut l'histoire du climat est la seule manière de faire des plans sur le futur du climat qui est en train de changer, une fois de plus, rapidement. Nul ne sait encore quel sera l'avenir de cette découverte qui semble très prometteuse. Cependant, l'un des commentaires qui figure sur le site de Nature News à la suite du texte que j'ai traduit ci-dessus, pourrait, malheureusement, s'avérer exact, tant est biaisé le débat actuel sur la science climatique. Voici ce commentaire d'un dénommé Brian Hall : "Il est très improbable qu'il (NDT : Patterson) obtienne des fonds pour les études complémentaires. Il a déjà mis en évidence le mensonge d'une grande partie des hypothèses en vogue et des conclusions des bailleurs de fonds et on ne lui fournira aucune aide pour provoquer de nouveaux dommages à l'orthodoxie. _____________________________________________________________________________________________________________ Des américains facétieux et qui ne manquent pas d'humour ont baptisé cette nouvelle méthode la "paleo-clamatology" (sachant que clam signifie palourde en anglais)..
D'autres, non moins moqueurs, se sont amusé à bricoler la célèbre photographie de Michael Mann, l'inventeur de la crosse de hockey tant contestée, qu'il a obtenu en 1998 grâce à la dendrochronologie...en substituant aux sections d'arbres que présentait M. Mann, des palourdes de bonne taille !
Conclusion : |
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12 Mars 2010 : Lindzen, l'Arctique et le CO2.
Ne comptant pas trop sur les médias pour vous en parler, je voudrais vous faire partager quelques remarques astucieuses, sur le climat de l'arctique, faites par Richard Lindzen du MIT lors d'une conférence qu'il a donnée récemment (10 février 2010) au FermiLab (célèbre laboratoire des hautes énergies US). Cette conférence que je vous encourage vivement à visionner intégralement était intitulée : " La curieuse question du réchauffement climatique". (Diapo de présentation ci-contre) Comme vous le savez, Richard Lindzen, un éminent climatologue (physique de l'atmosphère) du Massachusetts Institute of Technology, s'efforce, depuis plusieurs années, d'introduire un peu de raison dans un débat qui a été, surtout chez nous et jusqu'à présent, plus ou moins séquestré par le GIEC, les médias, les politiques, sans oublier quelques bloggueurs. J'ai déjà eu l'occasion de citer et de traduire quelques-uns de ses écrits dont celui que vous trouverez sur cette page. (traduit avec deux lecteurs avertis et l'aide de l'épouse de Lindzen, soi-même). Les remarques de Lindzen portent sur l'effet de serre anthropique sur la fonte de l'Arctique, (ou plutôt sur l'absence de cet effet). Nous savons tous que la fonte de l'Arctique est, selon certains, le "canari dans la mine" autrement dit le tout premier indicateur du réchauffement climatique anthropique. Malgré de nombreuses publications qui remettent en doute la fonte anthropique des glaces polaires et notamment celles du Groenland, cette question est ainsi devenue, au cours des années, l'icône médiatico-politique du réchauffement climatique au même titre que la disparition des ours blancs qui continuent à fréquenter, en nombre croissant, les régions polaires.
Lindzen ajoute que l'Arctique est notoirement variable. Il aurait pu relater des affirmations analogues proférées à différentes époque. Il précise que le facteur principal qui détermine l'englacement de l'artique est le vent qui, venant du sud, est poussé dans les détroits entourant la mer arctique.... Un peu plus loin, au cours de cette même conférence, Lindzen présente ses résultats sur les différences entre les flux SW (short wave) sortants de l'atmosphère (dits TOA) donnés par les modèles et mesurés par différents systèmes (ERBE, CERES). Lindzen a tenu compte des remarques de l'article "commentaire" de Trenberth mais cela ne change pas le résultat : Modèles et observations divergent... Conclusion : Bel exemple de sciences de l'observation. N'est-ce pas ?
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23 Février 2010 : Encore une nouvelle rassurante : Contrairement aux prévisions apocalyptiques de certains, un article tout récent, sous presse au Geophysical Research Letters (GRL), indique que la Circulation Méridionale Atlantique (dont fait partie le Gulf Stream) ne montre aucun signe d'essoufflement. Et ceci, en contradiction avec les prévisions des modèles...
Le titre du récent article de Josh Willis, dont il est question ici, est le suivant : "Can In-Situ Floats and Satellite Altimeters Detect Long-Term Changes in Atlantic Ocean Overturning?" Soit : " Les bouées in-situ et les altimètres satellitaires sont-ils capables de détecter les changements à long terme du Renversement de l'Océan Atlantique ?" Comme vous le savez, Josh K. Willis fait partie du Jet Propulsion Laboratory (JPL) Voici le résumé de cet article. Il nous dit tout. L'original d'abord, puis une traduction en français, comme d'habitude. "Il a été prédit que le réchauffement global ralentirait la Circulation Méridionale Atlantique (AMOC), ce qui aurait des impacts significatifs au niveau du climat régional à travers l'Atlantique Nord et au delà. Dans ce travail, les observations satellitaires de la hauteur de la surface de la mer (SSH) conjuguées avec la température, le degré de salinité et la vitesse obtenue à partir de bouées adaptées, sont utilisées pour estimer les variations de la branche haute, s'écoulant vers le Nord, de l'AMOC à des latitudes autour de 41°N. On trouve que le renversement moyen de 2004 à 2006 est égal à 15.5 ± 2.4 Sv* (106 m3/s) avec une variabilité interannuelle et saisonnière un peu plus petite qu'aux plus basses latitudes. Il n'y a pas de tendance significative dans la force du renversement entre 2000 et 2009. Cependant, les données altimétriques suggèrent une augmentation de 2,6 Sv depuis 1993, ce qui est cohérent avec le réchauffement de l'Atlantique Nord pendant cette même période. Malgré des fluctuations saisonnières et internannuelles, ces observations démontrent qu'aucun ralentissement substantiel de l'AOMC s'est produit au cours des 7 dernières années et il est improbable qu'il se soit produit lors des deux dernières décennies."
Voici, ci-contre, la courbe maîtresse de l'article de Josh Willis :
"Geostrophic transport" correspond à la composante horizontale de la circulation thermohaline. (sans frottement, voir explication plus détaillée ici). En bleu, le Geostrophic Transport combinant les mesures satellitaires du niveau des mers et les mesures des balises ARGO. En rouge, le GT en ne prenant pas en compte les mesures satellitaires du niveau des mers :SSH (Sea surface height) Ekmann Transport désigne le transport provoqué par le vent à proximité de la surface. Ces transports vont à droite de la direction du vent dans l'hémisphère nord et à gauche dans l'hémisphère sud. (voir quelques détails ici). Ce qu'il faut retenir de ce graphique c'est qu' aucun changement significatif n'est intervenu dans le transport de l'AMOC, durant ces dernières années, comme le déclare Josh Willis. D'autres observations, consignées dans l'article indiquent qu'il en est probablement ainsi depuis au moins deux décennies. Voilà qui est rassurant ! Conclusion : Je vous conseille de lire cet article de Wikipedia et notamment la dernière partie qui, bien que certainement revue et corrigée par le Torquemada de Wikipédia, l'ingénieur en informatique William Connolley, reflète assez bien le flou considérable qui règne sur cette question. En gros, on ne sait pas vraiment ce qu'il se passerait même si l'AMOC et le Gulf Stream venaient à ralentir. Assez prudemment, le dernier rapport du GIEC (l'AR4) n'envisage pas de catastrophe de ce côté-là pour le 21ème siècle au moins. C'est exceptionnel et mérite d'être noté. Peut-être que cette partie du rapport prend ses sources auprès d'articles scientifiques plutôt qu'auprès des brochures d'activistes environnementalistes ? Dans ces conditions, on peut se demander pourquoi on a entendu, lu, ou vu dans les médias, dans un grand nombre de forums, dont certains à prétention scientifique, que les épisodes froids voire glaciaires que nous avons connu récemment sur une grande partie de l'hémisphère Nord, "sont certainement dus à l'arrêt du Gulf Stream" ? Et que s'il fait froid dans les années à venir, ce sera certainement à cause de l'arrêt du Gulf Stream, mais évidemment, sûrement pas parce que l'hypothèse CO2 et les modèles associés, présentent quelques défauts... Quoiqu'il en soit, faites le savoir : L'AMOC et le Gulf Stream ne se sont jamais si bien portés. Merci pour eux ...
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20 Janvier 2010 : Fonte des glaciers ? Une étude récente montre que la fonte des glaciers Alpins était plus importante dans les années 1940 que de nos jours, bien que la température actuelle soit plus élevée qu'à cette époque. L'analyse de cet article scientifique récent sur la fonte réelle des glaciers alpins depuis 1920 met aussi en lumière l'"amateurisme " (comme dit Paul Reiter) de certaines sections du rapport scientifique du GIEC.
Tout d'abord, voyons ce que le GIEC affirmait dans son dernier rapport scientifique de 2007 au sujet de la "disparition" des glaciers alpins, Andins et Africains, résultants, selon lui, du réchauffement climatique :. Table 1.2. Selected observed effects due to changes in the cryosphere produced by warming. (Fac Simile de l'AR4 : Effets observés dus aux changements de la cryosphère résultant du réchauffement)
Les effets observés pour la réduction des glaciers des montagnes due au réchauffement climatique, sont, d'après ce rapport; la perte de parcours d'escalades sur parois glacées, de 1900 à 2000, dans les Andes, les Alpes et en Afrique. On s'attendrait à ce que cette affirmation soit supportée par un et, si possible, plusieurs articles scientifiques revus par les pairs, pourvus de données chiffrées couvrant la période 1900-2000 et les zones géographiques précisées (Andes, Alpes, Afrique). De plus et pour soutenir les affirmations ( "produced by warming") contenues dans cette table, faudrait-il, au moins, que les données chiffrées sur la perte des zones glacées soient corrélées aux variations de températures constatées dans ces même zones. C'est ce que l'on pourrait exiger d'une micro-thèse d'étudiant en université mais c'était, sans doute, trop demander au rapport scientifique du GIEC. Le (ou les) rédacteurs de ce chapitre du AR4 WGII se sont contentés de deux sources anecdotiques, dépourvues de données chiffrées et de corrélations, évidemment non revues par les pairs et rédigées (une fois encore) par deux propagandistes du réchauffement climatique, pour en tirer des conclusions si hasardeuses qu'elles ont été démenties par les observations rigoureuses effectuées sur le terrain.
En bref, les sources invoquées par le GIEC pour la disparition des glaciers Alpins, Andins et Africains de 1900 à 2000, ne sont rien d'autre qu'une série de témoignages d'alpinistes encore vivants, qui, pour la plupart exercent leur art dans les Alpes et qui n'ont certainement pas connu ni les années 1900, ni même les années 1940-45....Enfin, les sources pour l'affirmation du GIEC sur la disparition des glaciers "en Afrique" sont inexistantes. Et pour cause, ils n 'osent plus trop évoquer le Kilimandjaro. On les comprend.
Une équipe de chercheurs Suisses de Zurich et de Fribourg (M. Huss, M. Funk et A Ohmura) vient de publier un article dans les Geophysical Research Letters intitulé " Strong Alpine glacier melt in the 1940 due to enhanced solar radiation" (ref : Vol 36, L23501, doi : 10.1029/2009GL040789, 2009). Soit, en français : " Forte fonte des glaciers Alpins dans les années 1940 due à une forte irradiance solaire".. Voici le résumé en anglais puis en français : "A 94-year time series of annual glacier melt at four high elevation sites in the European Alps is used to investigate the effect of global dimming and brightening of solar radiation on glacier mass balance. Snow and ice melt was stronger in the 1940s than in recent years, in spite of significantly higher air temperatures in the present decade. An inner Alpine radiation record shows that in the 1940sglobal shortwave radiation over the summer months was 8% above the long-term average and significantly higher than today, favoring rapid glacier mass loss. Dimming of solar radiation from the 1950s until the 1980s is in line with reduced melt rates and advancing glaciers." Résumé en français : " Une série, sur 94 ans, de mesures annuelles de la fonte des glaciers situés à quatre hautes altitudes dans les Alpes Européennes est utilisée pour étudier les effets de l'obscurcissement et de l'augmentation de l'irradiance solaire sur le bilan massique des glaciers. La fonte de la neige et de la glace était plus importante dans les années 1940 que lors des années récentes, malgré une température de l'air plus élevée dans la présente décennie. Un enregistrement de l'irradiance mesurée au sein des Alpes montre que dans les années 1940, l'irradiance à courte longueur d'onde (NDT : dans le visible et l'UV par opposition avec l'infrarouge aux grandes longueurs d'onde) était de 8% au dessus de la moyenne à long terme et, de manière significative, plus élevée qu'aujourd'hui, favorisant ainsi la perte rapide de la masse des glaciers. L'affaiblissement de l'irradiance solaire depuis les années 1950 jusqu'aux années 1980 est en accord avec les taux réduits de fonte et l'avance des glaciers." (Les caractères engraissés sont de l'auteur de ce site).
Les mesures collationnées par ces trois chercheurs suisses concernent les grands glaciers indiqués en grands caractères sur cette carte. Les mesure d'irradiance solaire proviennent essentiellement des bases de données de Davos et d'autres emplacements indiqués par des symboles rouges comme cela est indiqué dans la légende figurant dans le coin inférieur droit. Les taches bleues montrent la disposition des glaciers des Alpes Suisses. Les triangles bleus indiquent la position des stations météo.
Voici, ci-contre, les courbes maîtresses de l'article de nos chercheurs Suisses. Courbes de la partie haute : La courbe en rouge du bas représente l'anomalie d'irradiation solaire enregistrée à la station de Davos pendant les mois d'été (donc pendant les mois de fonte). Cette mesure tient évidemment compte de l'ennuagement présent au dessus de la région. Comme on le voit, l'insolation, au dessus des Alpes Suisse, était supérieure pendant les années 1945 à ce qu'elle est maintenant. D'où la conclusion des auteurs que le soleil est responsable de la fonte des glaciers et non pas la température ambiante. Les auteurs attribuent le fait que l'insolation ait été plus importante dans les années 40, à une plus faible teneur de l'atmosphère en aérosols, sans que l'on puisse en être certain. Les premières mesures satellitaires ont été entreprises dans les années 80. La conclusion des trois auteurs de cet article contient une condamnation, à peine voilée, des affirmations du rapport du GIEC. La voici, en anglais puis en français : "Our data sets provide evidence that the extraordinary melt rates in the 1940s can be attributed to enhanced solar radiation in summertime. Models for past and future glacier changes should take into account the effect of decadal radiation variations as they significantly alter the relationship between glacier melt and air temperature." "Les données issues de nos observations apportent des éléments de preuve que les taux de fontes extraordinaires des années 1940 peuvent être attribués à une irradiance solaire plus élevée pendant les mois d'été. Les modèles pour le passé et le futur de l'évolution des glaciers devraient prendre en compte l'effet des variations d'insolations décennales parce qu'elles altèrent, de manière significative, la relation entre la fonte des glaciers et la température de l'air." En bref et en résumé : Sans doute à cause de leur altitude élevée, les glaces et les neiges éternelles des glaciers ne subissent pas, de manière triviale, les effets du réchauffement climatique comme cela a souvent été imprudemment affirmé. Dans la plupart des situations, aussi bien au Kilimandjaro que dans l'Himalaya (rapport du glaciologue Vijay Kumar Raina qui a observé que les glaciers Himalayens évoluent de manière désordonnée) comme dans les Alpes Suisses, la quantité de glace et de neige supportée par les glaciers dépend surtout de la pluviométrie (de neige) et de l'ensoleillement et non pas de la température ambiante à basse altitude. Ainsi, non seulement les affirmations du rapport scientifique du GIEC étaient-elles infondées du point de vue scientifique mais elles ont été démenties par les observations précises effectuées sur le terrain. D'autres commentaires à propos de l'article sur la fonte des glaciers alpins : Prof. Roger Pielke Sr. |
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23 Décembre 2009 : Contrairement à ce qui est très souvent affirmé, la hausse modérée des températures du XXème siècle ( +0,7°C en cent ans) n'est ni particulièrement rapide ni particulièrement intense par rapport au passé, même récent. On nous dit et on nous répète sans cesse que "la vitesse du changement climatique est sans précédent... depuis les temps les plus reculés". Mais ces expressions alarmistes sont-elles fondées ? Vivons nous réellement dans une période de "catastrophe climatique" ? Il n'est nul besoin d'aller chercher bien loin pour trouver des points de comparaison avec la période actuelle. L'optimum médiéval (l'an mil) et la période Minoéenne ((1200 avant JC) ont fait aussi bien, et même mieux, que le XXème siècle, comme le montrent les mesures isotopiques tirées des forages glaciaires prélevés au sommet du Groenland et publiées par la NOAA en 2000. Vous remarquerez que les données des abscisses sont en milliers d'année BP (before present; avant le présent. Le présent étant 1997) et que le relevé le plus récent est indicé 0,0951409. Ceci signifie qu'il s'agit de l'année 1997-95,1 soit 1902 environ. Vous trouverez une collection complète de ces courbes pour les périodes 1400->1900, 800->1900, -3000->1900, -9000->1900, -11000->1900 et -50000->1900 sur ce site.
L'Optimum Médiéval (MWP en anglais : Medieval Warm Period) est parfaitement visible sur la courbe de la température 800->1900. On voit que le réchauffement a commencé en l'an 800 et qu'il a atteint son maximum vers 1045. La chute de température qui suivi a duré jusque vers la moitié du XIIIème siècle comme cela est bien documenté dans les récits historiques. Comme on le voit sur ce graphique, la vitesse de montée de la température lors de l'Optimum Médiéval a été d'environ +0,7°C/100 ans (droite en rouge). La hausse était d'environ 1,8°C. Elle s'est poursuivie pendant un peu plus de 250 ans.... Au moins, au Groenland.
A noter que le réchauffement de l' Optimum Médiéval est loin d'être un cas exceptionnel dans l'histoire récente (et lointaine) de notre planète comme le montrent les résultats des forages glaciaires qui couvrent la période -3000->1900 tirés de la même source. On retrouve sur ce graphe les périodes documentées sur le plan historique tels que le période dite romaine et la période Minoéenne, particulièrement chaude, qui a connu une hausse de température de 1,5°C/100 ans pendant 70 ans. A noter que ces épisodes chauds ont tout trois coïncidé avec des périodes riches de l'histoire de l'humanité. Par exemple, les grandes cathédrales furent construites autour de l'an mil.
Et si on remonte dans le temps jusqu'en 8000 avant J-C, toujours avec la même base de données de la NOAA, on observe que les hausses et le baisses rapides de 2°C ou plus, ont été très fréquentes au cours des derniers millénaires.
Addendum du 27 décembre : Un lecteur attentif (merci Sam) a effectué une analyse plus détaillée des dix mille dernières années (l'holocène) de la base de données citée ci-dessus, à l'aide d'un tableur. Voici, ci-dessous, son graphique qui est orienté dans le sens inverse des précédents (comme le font les paléontologues). Les années les plus récentes sont donc à gauche. Sam nous fait remarquer que les pics de température se produisent, environ, tous les mille ans). Ce qui, si cette périodicité observée durant les quelques 8000 ans passés, s'avérait exacte, impliquerait que la température actuelle devrait culminer vers l'an 2000-2020 (comme l'on trouvé d'autres chercheurs à partir de différentes analyses). Comme vous le constatez, les vitesses de hausse de températures sur toute cette période sont comprises entre 0,4°C /100 ans et 1,4°C /100 ans. Il est évident que les résultats indiqués sur le graphe suivant résultent de calculs et doivent être affectés d'une marge d'erreur de l'ordre de l'ordre de 10%, au moins.
Comme vous le savez si vous avez parcouru le site Pensee-unique.fr, la courbe qui représente l'évolution des températures du globe (la fameuse "crosse de hockey" de Michael Mann et al qui couvre la période de -1000 à nos jours) et qui figure dans tous les rapports du GIEC depuis 1998, a complètement effacé l'Optimum Médiéval ce qui justifie l'affirmation des supporters du GIEC que "le réchauffement que nous connaissons est sans précédent". Cette reconstruction en crosse de hockey a fait l'objet de très nombreuses controverses dont j'ai donné un très bref aperçu ici. La polémique, à ce sujet, a rebondi récemment lors de l'affaire des courriels du CRU de l'Université d'East Anglia. Quoiqu'il en soit, il est important, pour le but que nous poursuivons ici, qui vise à comparer la vitesse de montée des températures lors de l'Optimum Médiéval et de la période Minoéenne à celle que nous avons connue au XXème siècle, de s'affranchir de toute critique sur le caractère localisé ou non de la période chaude de l'Optimum Médiéval. Autrement dit, nous ne comparerons pas la vitesse de montée de la température lors des temps anciens au Groenland avec la vitesse de montée de la température du globe du XXème siècle qui, comme vous le savez, est d'environ 0,7°C/100 ans.
Vinther, B.M., K.K. Andersen, P.D. Jones, K.R. Briffa, and J. Cappelen. 2006. Extending Greenland temperature records into the late eighteenth century. Journal of Geophysical Research, 111, 10.1029/2005JD006810. (cette table se trouve dans le document pdf). "Annual" signifie la moyenne annuelle des températures des 13 stations de mesure de température du Groenland. DJF : Décembre, Janvier, Février. Sur la période de 100 ans la plus récente, nous trouvons que la température moyenne (sur un an ) a varié de -2,9°C à -2,1°C soit un réchauffement de +0,8°C/100 ans pour les températures terrestres du Groenland. Notons, en passant que la température a nettement plus augmenté pendant les deux décennies 1931-1940 et 1941-1950 que pendant les trois dernières décennies (1971-2000). Ceci se retrouve dans un article tout récent qui vient d'être publié au Journal of Climate de l'AMS et dont la référence est : Le résumé de cet article précise d'ailleurs que "La tendance au réchauffement de 1919 à 1932 de la totalité de la surface glacée a été de 33% plus
A noter que le graphe ci-contre, extrait de ce dernier article, a été obtenu en combinant les données mesurées par les stations terrestres et celles d'une modélisation informatique. La courbe en noir épais indique la variation de température de 1835 à 2007. Quoiqu'il en soit, selon cette étude, pendant la période des cent années 1901-2000 qui nous sert de base pour cette comparaison le réchauffement du Groenland a été de : Rappel : Petr Chylek et ses collaborateurs ont étudié les Je reproduis ci-contre la corrélation frappante qu'il a trouvé entre la température de l'arctique (en traits rouges) et l'indice de l'AMO (Oscillation Atlantique Multidécennale) de la NOAA (en bleu) et de Parker (en noir). Les oscillations AMO sont d'origine parfaitement naturelles. Bien entendu. Il en déduit que (selon le propre résumé de Chylek ) : " les variations de température de l'Arctique sont étroitement corrélées avec l'AMO (l'Oscillation Atlantique Multidécennale) suggérant que la circulation thermohaline de l'Océan Atlantique est reliée à la variabilité de la température Arctique suivant une échelle multidécennale." D'ailleurs on retrouve la trace de l'Oscillation Multidécennale Atlantique dans les mesures de températures du Groenland ( Box et al) mentionnées ci-dessus. Tout cela est parfaitement cohérent. Résumé: Nous allons résumer le résultat de ces comparaisons entre les vitesses de hausse de la température observée au Groenland, de nos jours avec celles observées lors de l'Optimum Médiéval et lors de la période Minoéenne au même endroit, sous la forme de deux petits tableaux :
Conclusion : Anthropocène ? Certains ont décidé de baptiser la période dans laquelle nous vivons actuellement du nom d'Antropocène pour la distinguer de l'Holocène qui l'aurait précédé et qui se prolonge depuis les quelques 10000 dernières années...au prétexte que l'action humaine nous aurait fait changer d'époque géologique. Joyeux Noël et Meilleurs Voeux à tous (toutes)... |
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12 Novembre 2009 : Pourquoi la mer monte ? Une nouvelle explication plus rassurante et qui bouleverse les idées reçues. Un lecteur attentif, spécialiste de la mesure du niveau des mers, a attiré mon attention sur un article très récent, paru dans la revue en ligne Ocean Science de l'European Geosciences Union. The gyre-scale circulation of the North Atlantic and sea level at Brest (Circulation de l'Atlantique Nord à l'échelle du gyre et niveau de la mer à Brest) Cet article confirme et renforce une explication très intéressante et novatrice de la hausse du niveau des mers, proposée il y a peu d'années. Le lecteur a rédigé un texte sur ce sujet à l'intention de Pensee-unique.fr que je me fais un plaisir de publier. Le voici, remis dans la forme des billets de ce site : Qui n’a pas entendu parler de la montée inexorable du niveau des mers, de la disparition de certaines îles paradisiaques, et que bien sûr, la cause de tout cela est le réchauffement climatique, lié, cela va de soi, aux activités humaines ? Il est fondamental de noter que l'élévation du niveau des mers n’est pas uniforme et qu’en fait, sur certaines côtes, les niveaux océaniques décroissent à peu près au même rythme qu'ils s'accroissent sur d'autres. Par exemple, le niveau de la mer baisse au voisinage de la côte Est de l’Afrique et de la côte Ouest de l’Amérique du Sud et de l’Amérique du Nord, comme on le voit sur l''image ci-contre qui indique l'évolution des niveaux océaniques entre 1993 et 2003 mesurée à partir des données altimétriques des satellites TOPEX-POSEIDON. Il est visible que le niveau des océans a monté dans l'Ouest de l'océan Pacifique mais il a baissé à l'Est.
En 2004, deux scientifiques américains, Laury Miller de la NOAA et Bruce C. Douglas de l’Université de Floride pointaient déjà du doigt, dans un article publié dans la revue Nature, le fait que la dilatation thermique et la fonte des glaces ne permettaient pas d’expliquer l’élévation moyenne globale de 2 mm/an environ, car les vitesses d’augmentation de volume et les quantités de glaces fondues ne pouvaient se traduire que par une hausse, d’au mieux, 0,5 mm/an. En 2006, ils confirmaient leurs affirmations dans une autre publication à la Royal Society . En 2007, ils émettaient l’hypothèse que la variation des niveaux océaniques n’était pas directement due au réchauffement, mais aux variations décennales ou multidécennales du champ de pression atmosphérique dans certaines zones océaniques particulières appelées gyres ( Réf : Miller L., Douglas B. C. : Gyre-scale atmospheric pressure variations and their relation to 19th and 20th century sea level rise) publié dans Geophysical Research Letters, 34, L16602, DOI : 10.1029/GL030862, 2007). Voici ce que Miller et Douglas indiquaient dans le résumé de cet article : "The rates of sea level rise tend to be lower in the 19th compared to 20th century. We show this behavior may be related to long-term, gyre-scale surface pressure variations similar to those associated with the Northern Annular Mode. As sea level pressure increases (decreases) at decadal and longer timescales at the centers of the subtropical atmospheric gyres, sea level trends along the eastern margins in each ocean basin decrease (increase)." " Les vitesses de la hausse du niveau des mers tendent à être plus faibles pendant le XIXème siècle que pendant le XXème siècle. Nous montrons que ce comportement peut résulter des variations de pressions de longue durée, à l'échelle du gyre, semblables à celles qui sont associées avec le Mode Annulaire du Nord (NAM). Quand la pression à la surface de la mer croit (décroît) sur des échelles de temps décennales ou de plus longues durées, aux centres des gyres atmosphériques subtropicaux, les tendances à la hausse des niveaux des mers le long des marges de l'Est dans chaque bassin océanique, décroissent (croissent)." Autrement dit, l'augmentation de la vitesse de hausse du niveau des mers, observée au XXème siècle, par rapport au XIXème, peut fort bien résulter des variations de pression atmosphérique décennales ou de plus longues durées, résultant des gyres. (voir l'explication du gyre ci-dessous) Cette hypothèse vient de recevoir une éclatante confirmation dans une publication récente que l’on doit à un anglais, P. L. Woodworth et deux français, N. Pouvreau et Guy Wöppelmann. Ces derniers auteurs se sont appuyés sur des données historiques du plus ancien marégraphe au monde, qui est installé à Brest. Leur conclusion est sans appel. Ils concluent que : ‘sea level on the eastern boundary of the North Atlantic does appear to be related on multi-decadal and century-timescales to the strength of the gyre-scale circulation, as represented by air pressure in the centre of the gyre. This conclusion verifies that of Miller and Douglas (2007) but with the use of a data set twice the length as that employed previously’. Traduit dans la langue de Molière, cela signifie que : ‘le niveau de la mer sur les côtes Nord Atlantiques apparaît être relié sur des échelles de temps de plusieurs dizaines à plusieurs centaines d’années, à la force de la circulation à l’échelle du gyre (Atlantique), représentée par la pression atmosphérique au centre du gyre. Cette conclusion confirme celle de Miller et Douglas (2007), mais avec une base de données s'étendant sur une durée deux fois plus longue que celle précédemment employée." Alors, qu’est-ce exactement que le gyre Atlantique ? Il s’agit simplement d’une zone océanique, située au niveau de l’Afrique du Nord, que l’on appelle aussi mer des Sargasses représentée sur la figure ci-contre :
Cette zone est bordée à l’Ouest par le fameux Gulf Stream, au Nord par la dérive Nord Atlantique, à l’Est par le courant des Canaries et au Sud par le courant Nord-équatorial. Cet ensemble forme un vortex (ou tourbillon d’axe vertical), qui induit des variations de pression atmosphérique. Ce sont ces variations de pressions qui ont été corrélées aux variations de niveaux marins enregistrées à Brest depuis des décennies.
En conclusion, nous sommes bien loin des explications alarmistes fournies jusqu’à présent pour justifier la montée des eaux sur certaines côtes ou la (non) disparition de certaines îles comme Tuvalu et Takuu. Ici encore, les découvertes scientifiques bouleversent les idées reçues. Dans tous les cas, l’explication alarmiste de la fonte des glaces et de la dilatation thermique des océans pour expliquer le hausse observée du niveau des océans, se trouve très sérieusement remise en question.... "The science is settled" , " La science est établie " nous répètaient sans cesse Al Gore, R. Pauchauri, le Président du GIEC et ses affidés ...
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31 Octobre 2009 : Mais où est donc passé le Méthane ? Comme vous l'avez constaté, si vous êtes des assidus de la presse, d'Internet ou des médias télévisuels, il ne se passe pas une journée sans qu'un docte "expert du climat" vienne vous expliquer que "le méthane (CH4), c'est bien pire que le CO2", "qu'il ne faut plus manger de viande bovine parce que les ruminants éructent du méthane à la tonne", que "les conséquences du méthane produit par les élevages sont pires que celles du CO2 résultant de la circulation automobile" et que "la fonte des pôles va libérer d'énormes quantité de méthane piégé dans le pergélisol, ce qui ferait fondre les pôles qui libéreraient du méthane qui ferait fondre les pôles qui libéreraient du méthane" ce qui, finalement, "transformerait notre planète en poêle à frire" comme l'a affirmé Michel Rocard à propos du CO2 qui troue la couche d'ozone. De son côté, La FAO (titulaire du premier bonnet d'âne de décembre 2006), l'organisme de l'ONU qui est chargé de lutter contre la faim dans le Et les chercheurs argentins d'équiper leurs vaches de bouées en plastique, non pour leur éviter la noyade dans les eaux du Rio Negro, mais pour recueillir leur rôts, comme on le voit sur l'image ci-contre. Tandis que leurs camarades biologistes du monde entier travaillent d'arrache-pied sur de vastes projets, richement dotés et destinés à remplacer l'herbe des pâturages par des aliments moins générateurs de méthane... Cependant, comme vous le savez, à Pensee-unique.fr, nous préférons prendre du recul par rapport à ces perspectives ébouriffantes, surtout en cette période qui précède les (dés)accords de Copenhague. Et suivant notre bonne habitude, nous allons puiser nos informations à la source de résultats scientifiques publiées dans les journaux scientifiques de la meilleure qualité. Peer-reviewés, cela va sans dire. Il n'est pas nécessaire d'effectuer de longues recherches pour trouver l'article très récent (du 17 Sept. 2009) suivant, publié dans une revue qui bénéficie de toutes les garanties requises. Voici la référence, le titre et la (longue) liste des auteurs : GEOPHYSICAL RESEARCH LETTERS, VOL. 36, L18803, doi:10.1029/2009GL039780, 2009 "Observational constraints on recent increases in the atmospheric CH4 burden" soit "Limitations, résultant des observations, des hausses récentes de la charge en CH4 de l'atmosphère." E. J. Dlugokencky, L. Bruhwiler, J. W. C. White, L. K. Emmons P. C. Novelli, S. A. Montzka, K. A. Masarie, P. M. Lang, A. M. Crotwell, J. B. Miller et L. V. Gatti Ce chercheurs ont mobilisé les données de pas moins de 46 sites de mesures pour tracer les deux courbes maîtresses suivantes qui sont extraites de l'article en La courbe du haut qui est très connue, nous indique la proportion du CH4 atmosphérique en ppb, de 1983 au début 2009. Pour avoir une idée de l'influence de l'effet de serre (selon le GIEC) du méthane atmosphérique par rapport à celui du CO2, on peut faire un calcul (grossier) en se souvenant que l'effet de serre du CH4 serait 25 fois plus grand que celui du CO2 (Un article tout récent dit que c'est 33 fois, mais c'est à vérifier). Ainsi, l'effet du méthane contenu dans l'atmosphère correspondrait approximativement à l'équivalent de de 45 ppm de CO2 à comparer aux 385 ppm de CO2 actuellement mesurés à Mauna Loa. On constate que d'après les mesures rapportées ci-contre, l'équivalent en CO2 du méthane présent dans l'atmosphère est passé de 41ppm (en 1983) à 45 ppm (en début 2009) ce qui correspond à une augmentation, en équivalent CO2 de 4 ppm en 26 ans. Rappelons que, pendant la même période, c'est à dire entre 1983 et le début 2009, le taux de CO2 réel, lui, aurait augmenté de quelques 45 ppm (en 26 ans) selon les mesures effectuées à Mauna Loa. Autrement dit, l'augmentation du taux de CH4 dans l'atmosphère de 1983 à nos jours est pratiquement négligeable par rapport à celle du CO2 pendant la même période... contrairement à ce que pourrait laisser penser la courbe (du haut), représentée ci-dessus, dont l'axe des ordonnées est zoomé de façon outrancière.. Ce qui est plus surprenant encore et qui est, à ma connaissance, inexpliqué (il y a bien quelques hypothèses...) c'est le fait, bien visible sur ce graphe que le taux de méthane présent dans l'atmosphère tend à se saturer. Autrement dit, le taux de croissance du CH4 atmosphérique diminue dans le temps. Comme on s'y attend au vu de la courbe précédente, cette courbe (du bas) présente une pente moyenne négative. Autrement dit, la vitesse décroît nettement depuis 1983 jusqu'à nos jours en subissant un certain nombre de montées et de descentes perceptibles sur ce graphe. Celui-ci est intéressant à plus d'un titre :
La dernière phrase de la conclusion de l'article cité et cosigné par les 11 chercheurs de la NOOA, de l'Université du Colorado et de l'IPEN de Sao Paulo, en dit long sur le mode de fonctionnement de la science climatique actuelle : : "We emphasize that, although changing climate has the potential to dramatically increase CH4 emissions from huge stores of carbon in permafrost and from Arctic hydrates, our observations are not consistent with sustained changes there yet." "Nous insistons sur le fait que bien que le changement climatique ait le potentiel d'induire un accroissement significatif des émissions de CH4 à partir des énormes réserves de carbone stockées dans le pergélisol et dans les hydrates présents en Arctique, nos observations ne sont pas, pour le moment, en accord avec des changements persistant dans cette région." En bref, ils récitent le credo du GIEC... mais ils constatent qu'il n'est pas en accord avec ce qu'ils observent ! Déchirant, n'est-ce pas ? Quoiqu'ils gardent la foi, en précisant "pour le moment", c'est à dire "pas encore". Nous espérons qu'ils continueront à bénéficier de leurs contrats de recherche. A noter que cette démarche, très fréquente en climatologie et qui consiste à effectuer des observations qui ne collent pas avec les modèles du GIEC tout en en limitant la portée, avait été stigmatisée par Lindzen. Notes : Ces observations sont rassurantes tout comme celles que nous avons déjà rapportées. Elles ressortent d'un article et de chercheurs GIEC-labélisés, mais comme d'habitude, elles n'ont fait l'objet d'aucun écho de la part des médias...C'est toujours aussi curieux, de la part d'organes prétenduement d'information. Et cela n'a pas empêché, non plus, Sir Nicholas Stern (baptisé "l'économiste du changement climatique". Il est l'auteur du fameux rapport pour Tony Blair et il vient d'être sollicité pour donner une série de cours au Collège de France dont la devise est "Docet Omnia" ("Il enseigne tout": En effet !)) de nous inviter, comme Pachauri, à devenir "légumistes" (comme on disait au temps de Jules Verne) et à ne plus manger de viande pour sauver la planète.(Sic)..
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14 Octobre 2009 : Le taux de fonte de l'Antarctique est au plus bas depuis 30 ans ! Cette nouvelle très rassurante sur l'évolution de la glace antarctique dont beaucoup avaient annoncé qu'elle "fondait à grande vitesse et submergerait bientôt nos continents", n'a reçu strictement aucun écho dans les médias... Pourtant, elle résulte des recherches menées et publiées par des chercheurs reconnus tels que Marco Tedesco du Earth and Atmospheric Sciences, City College of New York, et Andrew J. Monaghan du National Center for Atmospheric Research, Boulder, Colorado, USA (le NCAR), qu'on ne peut certainement pas qualifier de sceptiques du climat. et sous l'intitulé : "An updated Antarctic melt record through 2009 and its linkages to high-latitude and tropical climate variability" Le résumé de cet article débute par cette phrase qui nous dit tout : " Un minimum, pour les trente dernières années, de la fonte des glaces de l'Antarctique s'est produit durant l'été austral 2008-2009 (NDT : qui a lieu d'octobre à janvier) selon les observations microondes satellitaires pour la période 2008-2009. Les deux fortes phases positives de l'Oscillation Sud de l'El Niño (El Niño Southern Oscillation, ENSO) et du Mode Annulaire de l'Hémisphère Sud (NDT Southern Hemisphere Annular Mode), (SAM) ont été observées durant les mois précédents et incluant la saison de fonte 2008-2009..." On ne peut mieux résumer cet article intéressant (mais complètement passé sous silence) qu'en donnant le graphe suivant qui est extrait de l'article en question :
Sur l'échelle des ordonnées, SOI signifie le Southern Oscillation Index que j'ai déjà évoqué ici. SAM correspond au Mode Annulaire de l'Hémisphère Sud et "Melting index" signifie l'anomalie de l'indice de fonte de la glace antarctique. Comme on le voit immédiatement sur ce graphe, pour le moins, "embrouillé", il est difficile sinon impossible de suivre, individuellement, l'évolution de chacun des paramètres mentionnés. Ce qui nous intéresse plus particulièrement ici, est de visualiser l'évolution de l'anomalie de l'indice de fonte de la glace Antarctique indiquée par des triangles sur ce graphe. Mais vous remarquerez que les variations de la SOI et du SAM sont en assez stricte opposition de phase avec l'indice de fonte ce qui indique qu'une augmentation de la SOI et du SAM conduisent à une réduction de la fonte antarctique. Patrick J. Michaels (Professeur retraité de Sciences Environnementales de l'Université et ancien climatologue d'Etat (1980-2007) de Virginie (USA)) (voir son site ici) s'est donné la peine d'extraire les données pertinentes (c'est à dire celles qui représentent l'indice de fonte, symbolisées par les triangles sur ce graphe assez obscur).
Voici le graphe obtenu Par P.J. Michaels : Le dernier point à droite indiqué "Summer 2008-2009" nous donne l'anomalie de l'indice de fonte mesurée pendant le récent été austral. Comme on le voit immédiatement sur ce graphique, ce point 2008-2009 représente le plus faible niveau de fonte de l'Antarctique jamais enregistré depuis 1980 qui est la date des premières observations satellitaires fiables de cette région du globe. Si on trace une ligne droite médiane passant au milieu de ces points, comme je l'ai fait avec un trait bleu sur le graphe de Michaels, on représente une régression linéaire de l'anomalie de fonte des glaces. Nous observons que cette droite présente une pente négative. En d'autres termes : Dès lors, comment se fait-il que la totalité des journaux de la grande presse ainsi que les autres médias audiovisuels continuent à affirmer que l'Antarctique est "en train de fondre du fait du réchauffement climatique et va nous submerger", en attirant l'attention du public sur la petite région volcanique de la péninsule Ouest sans jamais mentionner le fait que la glace de l'énorme partie continentale se renforce constamment ? Je vous laisse juge de la réponse. L'article cité ci-dessus est paru "online" (In press) sur le site de l'AGU (American Geological Asssociation) le 12 Août 2009. Il a été publié sur papier le 24 septembre dernier. Aucun journaliste scientifique de nos grands journaux n'y a prêté attention depuis lors... C'est pourtant une bonne nouvelle pour la planète. Non ?
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15 Juin 2009 : Le Professeur Pietr Chylek, éminent chercheur et chef d'équipe au Los Alamos National Laboratory ( New Mexico, USA) n'est pas un Son dernier article qui est encore sous presse au Geophysical Research Letters, jette encore un pavé dans la mare des théories du réchauffement anthropique des ordinateurs du GIEC. Selon cet article, le réchauffement actuel de l'Arctique qui sert de cheval de bataille aux alarmistes, résulterait, non pas de l'effet de serre anthropique, mais bien directement des oscillations naturelles et multidécennales de la température de l'Océan Atlantique (AMO). Il précise aussi que le réchauffement Arctique qui a eu lieu de 1910 à 1940 était notablement plus rapide que celui que nous avons connu récemment de 1970 à 2008 ce qui est très gênant pour les théories de l'effet de serre du GIEC étant donné que la très grande majorité du CO2 anthropique a été émise après 1945... Cet article est publié sur le titre :"Amplification des variations de la température de l'air en Arctique et l'Oscillation Multidécennale Atlantique." Les auteurs sont : Chylek, P., C. K. Folland, G. Lesins, M. K. Dubey, and M. Wang (2009),Geophys. Res. Lett., doi:10.1029/2009GL038777, sous presse.. Voici deux graphiques extraits de cet article qui en disent long sur les corrélations observées par Chylek et al :
La graphique (a) reproduit les données moyennes annuelles (losanges) enregistrées par 37 stations météorologiques distribuées en Arctique. La courbe en noir représente la moyenne glissante sur cinq ans de ces données. Les droites bleues et rouges sont les régressions linéaires correspondant aux périodes de refroidissement et de réchauffement identifiées dans l'article. Idem pour la figure (b) mais cette fois-ci pour la température du globe. On remarque que le coefficient d'amplification est beaucoup plus prononcé pour la période de refroidissement (de 9 à 13) en Arctique que pour les périodes de réchauffement. Cette remarque est importante parce qu'elle élimine d'emblée l'explication favorite du GIEC qui invoquait une augmentation des aérosols obscurcissants pour justifier le refroidissement observé dans les années 1940-1970 alors que le taux de CO2 était, lui, en forte croissance, ce qui était évidemment très gênant pour les modèles d'effet de serre. Voici une superposition particulièrement frappante (Fig. 3 de l'article) :
Courbe moyennée sur 11 années de l'anomalie de température arctique (par rapport à la moyenne 1910-2008) en rouge superposée aux données de l'AMO de la NOAA (courbe bleue) et à celles de Parker (courbe noire). La corrélation entre la courbe de température Arctique et la courbe des températures de l'AMO est évidente. D'ailleurs, le coefficient de corrélation r2 est de 0,69 pour la courbe de la NOAA et de 0,73 pour celle de Parker.
Voici le résumé complet de l'article: "La compréhension de la variabilité de la température de l'Arctique est essentielle si on veut prédire la fonte de la nappe glacée du Groenland, celle de la mer glacée et celle du pergélisol arctique. Le renversement de tendance des années 1940 et 1970 indique une séparation nette entre les deux réchauffements (1910-1940 et 1970-2008) par une période de refroidissement significative (1940-1970). En analysant les enregistrements des stations météorologiques de l'Arctique nous trouvons que a) l'amplification arctique (c'est à dire le rapport entre l'évolution de la température de l'arctique par rapport à la température globale) n'est pas constant mais varie dans le temps suivant une échelle de temps multidécennale, b) le réchauffement de l'arctique pendant la période 1910-1940 s'est produit avec une vitesse notablement plus rapide que le réchauffement des années 1970-2008 et c) les variations de température de l'Arctique sont étroitement corrélées avec l'AMO (l'Oscillation Atlantique Multidécennale) suggérant que la circulation thermohaline de l'Océan Atlantique est reliée à la variabilité de la température Arctique suivant une échelle multidécennale." Et une partie de la conclusion de l'article de Chylek et al. : "...La région Arctique s'est réchauffée plus rapidement pendant le réchauffement de 1910-1940 que lors du réchauffement de 1970-2008 (Table 1). Pendant la période de refroidissement 1940-1970 l'amplification Arctique a été extrêmement intense, entre 9 et 13. Nous suggérons que la variabilité multidécennale de la circulation thermohaline de l'Océan Atlantique est la cause principale de la variation de la température Arctique. " ...... L'idée que la variabilité du climat terrestre est étroitement corrélée aux oscillations naturelles océaniques (PDO, AMO, ENSO etc...) et beaucoup moins, ou pas du tout, aux concentrations de gaz à effet de serre, n'est pas une nouveauté pour ceux qui ont lu ce site et notamment cette page dans laquelle ils retrouveront des observations analogues notamment avec la PDO (Pacific Decadal Oscillation). Une telle démarche va dans le sens des idées et des observations, en particulier et parmi bien d'autres, de Joseph d'Aleo (ici et ici) , Bill Gray (ici) et Roy Spencer (ici). A noter que l'AMO a basculé dans sa phase froide depuis près de 6 mois (source NOAA) à ce jour, ce qui, si Chylek et al ont raison, implique que l'Arctique devrait se refroidir dans les années à venir, contrairement à ce qu'affirment tous les modèles du GIEC...Le basculement de la PDO en phase froide, elle aussi bien confirmée, devrait aussi refroidir le climat. Ce qui, conjugué avec plusieurs autres observations, pourrait nous entraîner dans une assez longue période froide (30 ans environ) dans les années qui viennent (lire ici). Nous verrons bien, mais il est à parier, une fois encore, que vous n'entendrez jamais parler de cet article remarquable ni dans nos médias "de référence", ni dans le prochain rapport du GIEC (2012-2014, s'il y en a un ?). Cet article est pourtant publié "peer-reviewed" dans une des meilleures revues du genre et écrit par des climatologues patentés... C'est curieux, non ?
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1er Mai 2009 : Les mesures les plus récentes de l'épaisseur de la glace arctique montrent qu'elle est plus épaisse qu'on le pensait...
Contrairement aux affirmations mille fois répétées, en ce début mai 2009, dans les médias (notamment francophones. Merci l'AFP !), l'arctique ne fond pas ! (l'Antarctique non plus d'ailleurs. Bien au contraire). En tout cas, en ce printemps 2009, l'étendue de la zone glacée qui recouvre le pôle Nord a plutôt tendance à augmenter qu'à diminuer ainsi que le montre le graphe actualisé au 30 avril 2009, ci-contre. Ce graphe (voir les indicateurs) provient du NSIDC qui fait autorité en la matière (quand les sondes satellites fonctionnent ! ). La glace arctique fond si peu que sa superficie actuelle (trait bleu continu) a pratiquement retrouvé la valeur moyenne (1979-2000) de référence (trait noir continu), à la même époque de l'année. Etonnant mais vrai ! Si cette évidence ne semble pas avoir effleuré l'esprit des rédacteurs des communiqués de nos agences de presse qui continuent à recycler les données de 2007, elle n'a évidemment pas échappé à l'oeil averti des chercheurs affiliés au GIEC. En effet, voilà qui est extrêmement gênant pour ceux qui nous avaient prédit la disparition imminente (pour l'été dernier !) de la glace arctique (comme Marc Serreze, le futur directeur du NSIDC, par exemple). Devant l'impossibilité de nier l'évidence sur l'extension des glaces, on a alors été averti que " Oui, la glace du pôle s'étend. C'est vrai. Mais elle est très peu épaisse. Elle va fondre comme neige au soleil...Vous allez voir ce que vous allez voir !" Et c'est sans doute pour cette simple raison que l'on a assisté récemment à un "changement d'objectif " de la part des chercheurs affiliés au GIEC qui considèrent, comme Al Gore, que la glace arctique est le "canari dans la mine" du réchauffement climatique anthropique et qu'il leur faut absolument démontrer que cette dernière va disparaître sous peu, sous peine de voir s'écrouler tout l'édifice, patiemment mis en oeuvre depuis des années. En bref, les mesures des superficies des glaces des deux pôles n'étant décidément pas coopératives, on a décidé que la nouvelle question cruciale était, désormais, l'épaisseur de la glace arctique... Or, la mesure précise de l'épaisseur de la glace qui recouvre la mer Arctique est une opération particulièrement délicate. Les résultats avancés à l'aide techniques satellitaires complexes sont sujets à caution. Je vous ai déjà parlé des bouées disposées à cet effet par la marine américaine (voir ici). Ces bouées présentent de nombreux inconvénients, dont le principal est qu'elles ont tendance à dériver. La glace aussi, d'ailleurs, ce qui ne simplifie pas les choses : Voir cette animation très spectaculaire de la "centrifugeuse arctique" en 2007).
Dès lors et sachant que la mission Polar 5, extrêmement bien équipée, gérée par les professionnels reconnus de l'Alfred Wegener Institute, existait et était programmée bien avant que soit lancé le projet Catlin Artic Survey, on peut se demander pour quelles raisons les responsables de ce dernier projet on persisté, sachant très bien qu'ils risqueraient la vie de plusieurs personnes (les trois membres de l'expédition ainsi que celle de l'équipage du Twin-Otter qui doit atterrir sur la glace dans des conditions très périlleuses, comme cela s'est déjà produit en 2003 pour sauver le chef de l'expédition, Pen Hadow (source)) et sachant aussi que le bénéfice pour la science serait, en comparaison des résultats de Polar 5, pratiquement négligeable. La réponse à cette question se trouve dans le site de la Catlin Arctic Survey. A l'évidence, il s'agit d'une opération de promotion hyper-médiatisée pour les sponsors fournisseurs de matériel où espérant des retombées de mesures politiques du type taxe-carbone (voir la liste des sponsors) et d'une opération politico-médiatique supportée par le WWF... destinée à "prouver " au monde entier" que la glace fond en Arctique "plus vite que prévu"... le Dr Neil Hamilton, grand responsable du WWF déclare sans ambages, dans l'entête du site que : "L'opération Catlin Arctic Survey vise à avoir un effet retentissant sur la perception croissante du changement climatique à travers le monde. Elle a le potentiel d'entraîner des conséquences durables pour la science qui influe sur la politique." Ceci au prix d'une expédition dangereuse et sous-équipée, digne du XIX ème siècle, alors qu'une technique infiniment plus performante et sans danger est en pleine activité ? Les résultats de Polar 5 :
Mise à jour du 22 Mai : Le Wegener Institute a publié ses conclusions officielles peu après les déclarations faites aux journal cité ci-dessus. Les voici, en langage mesuré propre aux scientifiques (mais pas aux journalistes...): ...Ce qui n'empêche pas, bien sûr, la presse pseudoscientifique a sensation de titrer avec une conclusion alarmiste strictement à l'opposé des résultats des recherche du Wegener Institute, en se basant sur les déclarations d'un membre de l'équipe Catlin ... (" Réchauffement Climatique : La banquise encore plus fine qu'on le pensait..." (par MaxiSciences relayé servilement par Yahoo et les autres médias, bien sûr : Encore de bons candidats aux bonnets d'âne) Pour l'instant, j'en tire deux deux conclusions : -L'épaisseur de la glace arctique est loin d'être aussi faible qu'on veut nous le faire croire. Elle s'est même renforcée ces derniers temps. Si on ajoute les résultats de ces mesures aux observations satellitaires des superficies glacées par le NSDIC, le NANSEN Norvégien ou le JAXA Japonais, on se dit que les médias qui remplissent actuellement leurs colonnes avec des affirmations infondées sur la fonte de la glace arctique, feraient bien de revoir les bases de leur métier et, surtout, réviser leur déontologie. -Sachant qu'il existe de nombreuses institutions spécialisées, abondamment pourvues en chercheurs compétents et en matériel de pointe, pour effectuer des mesures précises sur tout ce qui concerne la glace du Pôle Nord (et du pôle Sud), quel est le but réel d'expéditions pseudo-scientifiques dans le style du Catlin Arctic Survey, la brève séance de kayak de Lewis Pugh qui comptait pagayer jusqu'au pôle, ou encore du Total Pole Airship (financé par Total, entre autres), la fameuse expédition polaire de J-L Etienne en dirigeable, lequel s'est crashé sur une maisonnette avant le départ, emporté par un vent de 40km/h (source) ? Quel est le but réel poursuivi par les sponsors qui financent à tout-va ces âneries médiatico-politico-pseudo-scientifiques ? PS : Compte tenu de l'état critique dans lequel se trouvent actuellement les trois membres de l'expédition Catlin, je n'ai pas eu le coeur de leur attribuer un bonnet d'âne. Par contre, les responsables et les sponsors de cette équipée qui, eux, sont restés bien au chaud, méritent certainement une collection complète de ces couvre-chefs tant convoités. A voir.
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25 Avril 2009 : Encore une découverte rassurante ! Un article publié (hier) dans la revue Science montre que l'augmentation du taux de méthane qui a accompagné une période de réchauffement intense (plus de 10°C en quelques dizaines d'années !), lors de la transition brutale Dryas récent / époque préboréale, il y a environ 11650 ans, ne provenait pas de la désintégration des clathrates sous-marins mais de la prolifération de marais humides au Groenland. Que n'a t'on pas entendu répéter, dans les grands médias comme dans certains sites Internet, au sujet de la possible libération du CH4 (un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le CO2) par les clathrates déposés sur les fonds marins comme conséquence, soi-disant inéluctable du Heureusement, pendant ce temps là, loin de ce battage insensé et infondé, la Science (la vraie) progresse... A petits pas mesurés, certes, mais elle progresse. Je vous ai déjà raconté dans cette page, à partir d'une autre article publié dans Science en 2008, comment la pérennité d'une zone de pergélisol (riche en méthane) dans le Canada sub-arctique, datant de 700.000 ans, montrait que la glace enterrée pourtant loin du pôle, pouvait subsister même pendant les périodes les plus chaudes, évitant ainsi la libération de méthane tant redouté par les tenants de l'effet de serre anthropo-catastrophique. L'article que je vais commenter pour vous est intitulé : "Mesures du 14CH4 dans la glace du Groenland : A la recherche des sources de méthane lors de la fin de la dernière période glaciaire " . Sa référence bibliographique est Science, 24 avril 2009, vol 324, page 506-508. Ses auteurs sont : Vasilii V. Petrenko, Andrew M. Smith, Edward J. Brook, Dave Lowe, Katja Riedel, Gordon Brailsford, Quan Hua, Hinrich Schaefer,Niels Reeh, Ray F. Weiss, David Etheridge, Jeffrey P. Severinghaus. Ils sont chercheurs dans diverses institutions américaines, Néo-zélandaises, Danoises et Australiennes. Les auteurs nous rappellent que les enregistrements par carottages glaciaires montrent que de fortes variations de proportion de méthane atmosphérique ont accompagné le réchauffement climatique brutal et intense qui s'est produit, il y a environ 11.650 ans, lors de la transition entre les "Dryas récent " (YD) et la période Préboréale (PB), c'est à dire précisément à la fin de la dernière période glaciaire qui, comme on le sait, se reproduit pour des raisons parfaitement naturelles, tous les dix mille ans, environ (à quelques milliers d'années près, heureusement) selon les cycles de Milankovitch. La brusque poussée de température (quelques +5°C à +10°C, sinon plus encore, en quelques dizaines d'années (en comparaison, le réchauffement actuel de 0,7°C en cent ans est une amusette)), a été accompagnée d'une nette augmentation du taux de CH4 atmosphérique comme cela est visible sur la partie supérieure de la figure ci-contre, extraite de l'article en question. Le taux de CH4 est passé de 500 à 750 ppb (parties par milliards en volume) en moins de 200 ans environ selon les carottages glaciaires. (Attention à l'échelle des temps inversée utilisée par les paléoécologistes) L'idée fondamentale des auteurs de cet article consiste à utiliser, non pas la mesure du taux de CH4 dont on ne peut distinguer l'origine mais plutôt la mesure de l'isotope 14CH4 qui, elle, révèle la provenance de ce dernier. En effet, on sait que l'isotope 14C résulte essentiellement de l'action cosmogénique (les rayons cosmiques). Ainsi, la teneur en 14C du méthane doit-elle montrer une évolution différente si le 14CH4 provient des clathrates sous marins ou des sources surfaciques comme les lacs ou les marécages dans lesquels la décomposition des matières organiques rejette, comme toujours, de grandes quantités de méthane. Le résultat est clair d'après le graphe du milieu de cette figure qui est au coeur de l'article. Ce graphe montre comment aurait dû varier la concentration des échantillons en 14CH4 selon deux hypothèses: Soit par dégazage des clathrates sous marins (courbe en tiretés rouges), soit par dégazage des marécages (courbe en trait épais rouge). Les glaciologues s'accordent sur le fait que le réchauffement brutal qui s'est produit lors de la transition Dryas récent / époque préboréale, a concerné une très grande partie (sinon la totalité) du globe. Que faut-il retenir de cet article ? -Un réchauffement extrêmement rapide (quelques dizaines d'années) et intense (plus de +5°C selon certains, plus de 10°C en Europe de l'Ouest en cinquante ans (source)) s'est produit lors de la transition Dryas récent-Préboréal (GS-1-PB), il y a quelques 11.650 ans. -Ce réchauffement très intense et rapide a été accompagné par une augmentation rapide du taux de CH4 atmosphérique (par rapport à la période glaciaire précédente) qui provient, selon ce nouvel article, du dégazage des matières organiques en putréfaction dans les zones marécageuses qui existaient, à cette époque, au Groenland et non pas du relargage du méthane contenu dans les clathrates marin. Tout ceci est extrêmement rassurant quand à une augmentation possible de l'effet de serre lié au méthane résultant du réchauffement climatique prédit par certains, parce que, comme l'écrivent les auteurs de l'article, on sait que si seulement 10% du contenu des clathrates étaient relâchés dans l'atmosphère, ceci équivaudrait à un forçage de 10 fois la quantité actuelle de CO2 ( selon les modèles de l'effet de serre du GIEC) ... Ouf !!! Heureusement, ils ont l'air vraiment très très stables pour résister à des variations de température de +10°C, les clathrates marins et autres pergélisols (permafrosts), si on en croit les auteurs de cet article ainsi que ceux de l'article de Science que j'avais commenté en 2008... PS : Je fais le pari que les grands journaux ne parleront jamais de cet article, pourtant publié dans Science ! Pas plus, d'ailleurs, qu'ils ne l'ont fait de celui de 2008, publié aussi dans Science. Pourquoi ? Ce n'est pas intéressant ?
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12 Fév. 2009 : L'évolution du contenu thermique des océans contredit formellement les modèles du climat ( notamment celui de James Hansen 2005) : Quand on sait que la contenu thermique (HC heat content) des océans tourne autour de 90% du total et qu'il représente environ 1000 fois celui de l'atmosphère on voit tout l'intérêt que présente son étude approfondie. Malheureusement, compte tenu de la grande inhomogénéité géographique et des grandes fluctuations temporelles des températures océaniques, cette étude se révèle difficile et sujette à de nombreuses controverses constamment relancées par les découvertes de nombreuses erreurs souvent attribuables aux instruments de mesures... Bref c'est un sujet difficile est éminemment crucial pour tester, de visu, la cohérence ou l'incohérence des modèles de l'effet de serre dit anthropique. En bref, l'idée fondamentale qui donne toute son importance à cette étude est que la variation du contenu thermique des océans représente une mesure directe du déséquilibre thermique (dit radiatif) de la planète. C'est ce déséquilibre thermique qui correspondrait à l'effet "pullover", comme disent (improprement) certains qui ont, (enfin !), abandonné l'image "d'effet de serre", tout aussi impropre, d'ailleurs. De nombreux chercheurs comme Roger Pielke Sr (ou Josh Willis du JPL de la NASA) défendent l'idée que les mesures des températures de la couche superficielle des océans sont beaucoup plus révélatrices du refroidissement ou du réchauffement de la planète que les mesures de température terrestre ou atmosphérique le plus souvent évoquées dans les médias. Afin de faire le point sur ce sujet aussi crucial qu'épineux, une conférence de spécialistes de cette question s'est tenue sur ce sujet à Miami en Floride en Mars 2008. On trouve, sur le lien indiqué, toute un série de présentations PPT qui ont été présentées lors de cette conférence.
Voici, ci-contre, à droite, un graphe actualisé jusqu'en 2008 du Prof. Pielke Sr, à partir d'un graphe présenté par Sydney Levitus lors de la conférence. Ce graphe représente l'évolution du contenu thermique de la surface (de 0 à -700m et suivant deux sources différentes en rouge et en noir) des océans de 1957 à 2008 (les valeurs pour les 5 dernières années ont fait l'objet de quelques hésitations de la part de Josh Willis, dont je vous ai parlé ici, et dont je vous parle ci-desous). L'échelle verticale est graduée en unités de 1022 Joules. Bien entendu la position du zéro est arbitraire et ne joue aucun rôle ici. Seules comptent les variations temporelles du contenu thermique. La lecture de ce graphe et la régression linéaire en rouge qui lui superposée nous indique que le déséquilibre thermique (ou déséquilibre radiatif) a augmenté de quelques 0,24.1022 Joules par an, ce qui correspond à un flux moyen incident de 0,15 Watts par mètre carré. Par ailleurs James Hansen et une douzaine de collègues ( dont Josh Willis et Gavin Schmidt bien connu sur ce site, puisqu'il est le responsable des mesures GISSTEMP à la NASA ) ont publié, en 2007, un article (imprudemment) intitulé "Déséquilibre énergétique de la terre : confirmation et implications" dont la conclusion était que "La terre absorbe actuellement 0,85 Watts/m2 de plus qu'elle n'en émet vers l'espace". Cette conclusion (hardie) était basée sur le résultat des modèles de l'effet de serre et sa confirmation venait de la confrontation de ce résultat avec la variation du contenu thermique des océans représenté par le trait bleu (qui est une illustration de l'auteur du site) sur la courbe précédente. Et en effet, si on ne considérait QUE les résultats des mesures allant de 1993 à 2003, cela semblait constituer une confirmation des modèles d'Hansen et al... La question qui vient immédiatement à l'esprit est de se demander pourquoi, alors que les données antérieures étaient disponibles, les auteurs ont-ils négligé toutes celles qui précédaient 1993, créant ainsi un biais très important pour le résultat de la comparaison théorie-mesure ainsi qu'on peut le voir sur le graphique. Ce biais allait évidemment dans le bon sens (pour eux) mais tout de même.... De fait, comme le graphique le montre bien, la période 1993-2003 est très loin de constituer une tendance typique de la variation de ces cinquante dernières années qui nous donne une valeur de 0,15 Watts/m2 au lieu de 0,85 Watts/m2 qui a d'ailleurs été rétrogradée, depuis, par Hansen à 0,60 Watts/m2 ... Ce qui représente quand même un bon facteur 4 entre les prévisions et les mesures.. (source). Pour une confirmation de théorie, ce n'est pas très fort ! Mais, passons.... Nous sommes maintenant en 2009 et, après de nombreuses polémiques et vérifications, il semble acquis que le contenu thermique des océans a baissé ou stagné depuis 2003-2004 comme cela se voit très bien sur la courbe précédente. Mise à jour du 1er Juillet 2009 La conclusion du résumé de cet article qui met sans doute un point final aux hésitations de Josh Willis et de ses collègues, nous dit tout :
En ordonnées, le contenu thermique de la couche superficielle (0- 750m) des océans en unité de 10 21 Joules. En abscisses, les années de 2003 à juin 2006. En trait noir épais, les résultats bruts de l'ensemble complet des mesures disponibles qui avaient fait l'objet d'une publication en 2006 et avaient tant alarmé Willis et ses collègues, lesquels avaient, peu après, retiré leur communication. Ouf ! Comme on le voit, en appliquant une série de "corrections "successives, et partant d'un résultat littéralement explosif pour les modèles de l'effet de serre, on arrive bien à la conclusion de l'article en question. Ni réchauffement, ni refroidissement significatifs... ce qui est encore dévastateur pour ces mêmes modèles, comme le montre Roger Pielke Sr. ci-dessous. Je pense qu'on peut tirer quelques enseignements de ce long processus de publication-corrections-publication et corrections successives qui est assez typique et révélateur des difficultés et du fonctionnement réel de la "science climatique". Le plus étonnant et, sans doute, le plus révélateur des pressions considérables auxquelles sont soumis les chercheurs qui travaillent dans ce domaine, apparaît de manière évidente dans la dernière phrase de cet article de Josh Willis et al . La voici, en anglais d'abord, puis en français: "The findings and conclusions in this article are those of the authors and do not necessarily represent the views of the National Oceanic and Atmospheric Administration" Soit : "Les résultats et les conclusions de cet article sont ceux des auteurs. Ils ne représentent pas nécessairement les points de vue de l'Administration de la NOAA". Autrement dit, et cela semblera totalement impensable pour les scientifiques qui lisent ce texte, les chercheurs responsables d'un vaste travail d'investigation qui engage des crédits énormes (le projet ARGO) se voient contraints de se démarquer des opinions ou des points de vue de l'Administration de leur organisme de tutelle ...Je n'avais encore jamais vu ça. Inutile de vous répéter que les résultats de Willis et al, même après les multiples corrections qui vont "dans le bons sens", jettent un doute dévastateur sur les modèles actuels de l'effet de serre dont Hansen est le grand prêtre, lequel persiste contre vents et marées, à maintenir son chiffre fétiche de 0,60 Watts/m2 pour le déséquilibre radiatif de la planète qui conduit aux prévisions ultra-alarmistes que l'on connaît. Roger Pielke Sr, souvent cité dans ce site (par exemple ici), avait d'ailleurs demandé (exigé) des explications à ce sujet, suite à la parution du rapport AR4 du GIEC (en Janvier 2007 à Paris). Il alléguait que ce test en vrai grandeur du déséquilibre radiatif de la planète devait impérativement être expliqué par les rédacteurs du GIEC. Bien qu'il soit un climatologue mondialement réputé, il n'obtint aucune réponse.
Pielke (source) donne les valeurs des prédictions de Hansen et al à partir de 2003 jusqu'en 2012 à comparer avec les valeurs réellement observées. Plutôt que de reproduire la liste brute des valeurs numériques données par Pielke, J'ai tracé la courbe représentative de ces données (ci-contre). Comme on le voit sur ce graphique, les prédictions des modèles climatique s'écartent progressivement et notablement des observations (droite rouge). En effet, la stagnation ou le repli des températures océaniques observé depuis 2003 indique un déséquilibre radiatif nul ou même négatif. Pielke fait aussi remarquer que pour que le modèle du GISS (dont Hansen est le directeur à la NASA) soit vérifié, par exemple en 2012, il faudrait ajouter quelques 9,8. 1022 Joules aux océans pendant les quatre ans 2008-2012. Ceci exigerait, en supposant ce réchauffement uniformément réparti sur les quatre années à venir, un déséquilibre de 1,50 Watts/m2, c'est à dire 2,5 fois plus que prévu par les modèles de Hansen (0,6 Watts/m2). Autant dire qu'en toute hypothèse, le modèle du GISS sera manifestement faux... Pielke ajoute (perfidement) que " Bien que la période temporelle démontrant cette divergence modèle-réalité soit relativement courte, on peut se demander combien il faudra d'années pour que soient rejetées les capacités prédictives de ce modèle..." Cette stagnation du contenu thermique des océans est cohérente avec le graphique (ci-contre) de la hausse du niveau des océans que m'a transmis un lecteur averti (que je remercie) et qui est tracée à partir de la base de données de l'Université du Colorado On observe que la hausse du niveau des océans (SLR Sea Level Rise) s'est nettement ralentie depuis 2005-2006. En conclusion : Cher lecteur(trice) qui entendez dire sans cesse (TF1, A2, FR5 etc) et qui lisez partout dans la presse (le Monde, Libé, Le Figaro etc.) que "Tout est bien pire que ce qui est prévu par les modèles" qu'il s'agisse d'ailleurs de tout et de n'importe quoi, comme la fonte des glaciers, la disparition de la mer arctique, de la hausse du niveau des mers etc.., vous voilà désormais en mesure de répondre : Mise à jour du 22 Mars 2009 : (Suite) Réévaluation des données des balises Argo de 2003 à 2008 : Les océans se refroidissent ! Comme vous le savez, si vous avez lu ce billet posté il y a exactement un an, les résultats des mesures des quelques 3300 balises Argo ( page d'accueil du projet Argo) disposées sur les océans de la planète ont fait l'objet de plusieurs réajustements au cours de ces dernières années. Il faut dire que les premiers résultats par Josh Willis et al en 2007 avaient de quoi horrifier les affidés du GIEC : Les balises Argo indiquaient que les océans se refroidissaient ce qui est absolument contraire aux prévisions des ordinateurs de l'effet de serre anthropique. Comme je l'ai raconté il y a un an, et certainement après un certain nombre de nuits sans sommeil comme il l'a déclaré lui-même, Josh Willis se décida à retirer son article et à déclarer que les résultats des balises Argo souffraient de quelques défauts... Les résultats furent retouchés (ou corrigés) et la conclusion (qui constituait encore une très mauvaise nouvelle pour les tenants du réchauffement anthropique) fut, à l'époque, que la température des océans et donc que le contenu thermique des océans avait stagné ou légèrement baissé durant la période de mesure. Ce qui justifie l'analyse de Roger Pielke Sr que j'ai décrite un peu plus haut.
Admirez la qualité de la couverture des 3325 balises Argo au 22 Mars 2009 sur la figure ci-contre (N'oubliez pas que ces balises sont flottantes ou en immersion et que leur position doit-être réactualisée en permanence, d'où la date portée sur cette carte). A noter que l'homogénéité de cette couverture océanique est incomparablement supérieure à celle de la couverture thermométrique utilisée par le GISS de la NASA pour l'établissement des courbes de température globale dites GISTemp)
Ainsi, en février 2009, aurait-on pu croire que le "feuilleton" à rebondissements des "balises Argo" était terminé. En effet, Craig Loehle vient de publier un article portant sur la réévaluation des résultats des balises Argo (erreurs des balises déjà corrigées par l'équipe de Josh Willis, cela va sans dire) dans la revue Energy and Environnement (vol 20). C. Loehle est une chercheur expérimenté, auteur de 145+ articles dans des revues à comité de lecture. Il s'est déjà rendu célèbre, dans le domaine de la climatologie, en publiant une analyse détaillée des mesures dendrochonologiques malencontreusement utilisées pour la fameuse "crosse de hockey" de Michael Mann et al. en 1998 (voir ici). Loehle a reconstitué l'histoire de la température du globe depuis 1000 ans montrant l'existence du petit âge glaciaire et de l'optimum médiéval. Cette réévaluation des températures océaniques de Craig Loehle résulte d'une analyse mathématique fine des résultats (corrigés) des balises Argo dans le but de savoir si les températures océaniques ont stagné ou diminué depuis 2003 (qui est la date de la réception de la mise en place du réseau de balises). Les résultats de l'analyse de Loehle peuvent être illustrés par la figure ci-contre : Craig Loehle résume son travail de la manière suivante : " Refroidissement des océans du globe depuis 2003 (source)
Autrement dit, si on en croit Craig Loehle (et il n'y pas raison de ne pas le croire étant données son expertise reconnue dans l'analyse des données numériques) les océans de la planète sont en train de se refroidir. Si on se souvient que le contenu thermique des océans est environ mille fois plus grand que celui de l'atmosphère, on en conclut que la planète est en phase de refroidissement et non pas en voie de réchauffement comme l'avaient prévu tous les modèles de l'effet de serre du GIEC, et ceci malgré une croissance marquée du taux de CO2 atmosphérique pendant la même période. Il est ainsi probable que la planète se dirigera vers une période froide comme cela est expliqué dans cette page, à partir de diverses autres analyses convergentes. D'autre part, il est aussi hautement probable que ce refroidissement sera accompagné d'une baisse du taux de CO2 dans l'atmosphère, tout simplement parce que la solubilité du CO2 dans l'eau augmente quand sa température diminue.Compte tenu de l'énormité du contenu thermique des océans, et à l'instar de Roger Pielke Sr. et de nombreux chercheurs, je dirais que cet indicateur est beaucoup plus significatif que la mesure des températures de l'air (qui de toute manière stagnent ou diminuent depuis 10 ans, environ) qui est généralement utilisée pour estimer l'évolution du climat de la planète...et entretenir l'alarmisme.
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02/02/2009 : Leçon sur l'art de présenter les données : En totale contradiction avec les résultats publiés récemment qui affirmaient "Réchauffement de la surface de la nappe de glace antarctique depuis 1957, l'année Internationale de Géophysique". La technique utilisée est assez acrobatique (pour rester sibyllin). Elle mérite d'être décrite. La voici : Steig, Mann et al, eux, ont choisi d'utiliser des données satellitaires infra-rouge. A leurs yeux, sans doute, ces mesures, maintenant délaissées au profit des MSU; reflètent mieux la température du sol que les satellites qui mesurent la température au dessus de la glace. Malheureusement, comme le fait remarquer F. Singer (un pionnier des mesures satellitaires), les mesures I.R. ne dépendent pas seulement de la température mais aussi de l'émissivité des surfaces. De plus, ces mesures sont perturbées par les brumes et autres aléas, y compris par les couches d'inversion fréquentes dans ces zones.. Enfin, l'émissivité dépend de la porosité et de la taille des cristaux de glace qui varient d'un point à l'autre, tous des inconvénients que n'ont pas les mesures MSU...Bref, dès le départ, ces mesures sont douteuses. Enfin, ces mesures ne remontent pas en deçà des années 1980. De plus, le titre de cet article sonne bizarrement. Que vient faire, dans le titre, cette précision "Année Internationale de Géophysique " ? En quoi cela validerait-il les résultats de cette étude ? Les auteurs devancent la question en précisant que c'est à partir de cette année que l'on a commencé à effectuer des mesures systématiques de la température du continent Antarctique (ce qui est faux comme vous le verrez ci-dessous sur les graphiques), avec d'ailleurs de bien maigres moyens, puisqu'il ne s'agit que de quelques rares stations distribuées, en général, sur le pourtour du continent. C'est très simple : Dans la réalité, il n'y a rien de bien nouveau, dans cet article, du points de vue des données qui malgré la complexité des méthodes utilisées ne sont pas nettement différentes de celles qui sont déjà connues. C'est surtout une question de présentation des données auxquelles comme chacun sait, la statistique peut faire dire ce qui vous arrange. Cette petite histoire en est un exemple d'école comme vous allez le voir dans le petit tableau suivant :
Comme vous le voyez et comme cela est analysé par Patrick J. Michaels sur son excellent site World Climat Report, il ne s'agit de rien d'autre que d'une technique adhoc de présentation des données dans le sens qui convient aux auteurs. La vérité ( unanimement reconnue) est la suivante : l'antarctique s'est un peu réchauffé mais seulement de 1950 (ou avant ?) jusque dans les années 70-80. Mais depuis 1980, c'est à dire depuis près de trente ans, il ne se réchauffe plus, voire il se refroidit, à l'exception peut-être de la volcanique péninsule antarctique Ouest... Ce qui n'est pas honnêtement résumé par le titre des auteurs " Réchauffement de la surface de la nappe de glace antarctique depuis 1957, l'année Internationale de Géophysique" . Ceci n'est pas à proprement parler faux mais c'est pour les moins biaisé...ou "misleading" comme disent les américains. Il s'agit exactement de la même distorsion que celle qui est utilisée par Pachauri, le président du GIEC qui nous dit que le climat s'est réchauffé depuis 1900 jusqu'à nos jours en omettant de préciser que'il s'est aussi refroidi de 1945 à 1976 ainsi que de 1998 à 2009.. Quand on en arrive à ce niveau de désinformation (destinée essentiellement à la communication pour les médias), on peut s'attendre à quelques critiques acerbes. En voici quelques échantillons :
Le débat sur le site RealClimate tenu par Michael Mann et Gavin Schmidt (le bras droit de James Hansen) n'a pas manqué d'être cocasse parce que ces derniers avaient affirmés que le refroidissement constaté de l'Antarctique ne leur posait pas de problèmes puisque... leurs modèles l'avaient prévu... Voici ce qu'on peut lire sur leur site : (source) " ...On entend souvent les gens faire remarquer que des parties de l'antarctique se refroidissent et, de fait, la masse des glaces de l'océan autour de l'Antarctique s'est effectivement étendue. Est-ce que cela contredit les calculs qui disent que les gaz à effet de serre réchauffent le globe ? Pas du tout, parce qu'un antarctique plus froid, c'est exactement ce que les modèles ont prédit." Après des contorsions assez cocasses de la part de Michael Mann et Gavin Schmidt qui, sur leur site, nous affirmaient que le refroidissement de l'Antarctique était prévu par les modèles (ce qui est faux, voir ici) mais qui "découvrent" qu'en fait, il se réchauffe.. C'est Roger Pielke Jr ( Prof d'Etudes Environnementales à l'Université du Colorado, le fils de Roger Pielke Sr) qui a le mot de la fin : "Ainsi, le réchauffement de l'Antarctique et le refroidissement de l'Antarctique sont tous deux "en accord" avec les projections des modèles du réchauffement climatique... Notre incursion dans la logique tortueuse du "être en accord avec" dans les sciences du climat soulève une question obsédante : Quelles sont les observations du système climatique qui ne seraient pas "en accord" avec les prédictions des modèles ?" A mon humble avis, quand on arrive à ce point là, la fin n'est plus très loin. Quand à Michael Mann, après avoir vainement tenté de faire disparaître l'optimum médiéval et le petit âge glaciaire avec sa "crosse de hockey", ne voilà-t-il pas qu'il essaye de faire disparaître le refroidissement antarctique ? Addendum du 04 Fév 2009 : On pouvait compter sur Steve McIntyre ( le premier billet est ici) (qui avait déjà débusqué la fameuse (infâme disent certains) crosse de Voici, ci-contre, à droite, les graphes des relevés (reconstruits par Steig, Mann et al.) de quatre stations automatiques (AWS) dénommés Byrd, Harry, Mount_Siple et Siple, de haut en bas.
Par contre, les coordonnées de la station Harry (AWS) qui fournit des données sensiblement différentes de celles des autres stations avec un réchauffement marqué (pente 0,81 au lieu de -0,06, 0,16 et 0,12) sont erronées. Or, il se trouve que cette pente de 0,81 joue un rôle essentiel dans le résultat global de cet article. Cette anomalie a attiré l'attention vigilante de S. McIntyre qui a découvert que la station dénommée Harry était restée enfouie sous la neige pendant des années et exhumée puis renormalisée vers 2005. Et de fait, les auteurs de l'article, ont combiné les résultats de cette station inutilisable avec ceux d'une station plus ancienne de la plaque glaciaire Ross appelée Gill et ont attribué le tout à Harry, ce qui conduit à un réchauffement apparent de 1995 à 2005, très visible sur le graphe de droite (2ème courbe à partir du haut) .
Ces données (carrément trafiquées) et trompeusement attribuées à la station Harry, faussent sérieusement les conclusions de l'article, ce qui justifie le titre amusant du billet de McIntyre "Quand Harry rencontre Gill" en écho au titre du film bien connu: "Quand Harry rencontre Sally". Steve MacIntyre déclare, preuves détaillées à l'appui, qu'" En réalité, les données propres à Gill montrent une légère tendance au refroidissement de 1987 à 2002. La tendance forte au réchauffement que l'on voit dans le "nouvel Harry" provient entièrement de l'impact de la recombinaison des deux jeux de données issus de stations différentes Harry et Gill. C'est du "n'importe quoi", conclut S. McIntyre.
Les deux images ci-contre (source du "facebook" de Harry à l'université du Wisconsin) de la station de mesure Harry prises, l'une avant le désenfouissement (en haut ) et après le déneigement (en bas) illustrent les difficultés d'effectuer des mesures au sol dans l'antarctique. Belle hauteur de neige !
A noter qu'une des principales critiques apportées à la crosse de hockey de l'étude dendrochronologique de Michael Mann était justement relative à la recombinaison de données (bien choisies) issues d'arbres d'espèces différentes...Décidément, on ne se refait pas. De mon temps, ce genre de pratique n'avait pas cours, où bien les referees de Nature s'en apercevaient... Curieuse époque ! |
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29 Jan. 2009 : Réunis en congrès, les scientifiques reconnaissent que la fonte des glaciers Groenlandais s'est calmée. Les prévisions apocalyptiques d'Al Gore s'effondrent... Cet article fait écho a celui du 16 Nov 2008 , dans ce même dossier, qui montrait que la vitesse de descente du glacier situé près de Kangerlussuaq diminuait progressivement depuis 17 ans. Il constitue aussi la suite de ce billet, du mois de Mars 2007.
De fait, les dernières études, rapportées lors de cette conférence, montrent que, bien au contraire et à l'inverse des prévisions (prédictions, scénarios), la descente de la totalité des glaciers Groenlandais s'est brusquement ralentie au cours de ces dernières années... L'image ci-dessus qui montre le front de l'écoulement du glacier Helheim en 2004, 2005 et 2006 , juste au dessous de la ligne noire) en est un bonne illustrations (source). On voit que de août 2004 à août 2005, la vitesse de descente du front du glacier a augmenté. Mais aussi que celle-ci s'est considérablement ralentie en 2006 ( puis en 2007 et 2008). L'Apocalypse que nous prédisaient certains climatologues systématiquement alarmistes et Al Gore ne s'est pas produit et a très peu de chances de le faire. Le Professeur Cliff Ollier, spécialiste de glaciologie et des sols , affirme même, avec de solides arguments, que cela est totalement impossible. Souvenons nous que la publication (d'abord erronée puis rectifiée) des prévisions de la montée du niveau des mers (de l'ordre de 40 cm/ 100 ans) par le GIEC à Paris en début d'année 2007, lors de son quatrième rapport (AR4), avait déclenché une tempête de protestations de la part d'un certain nombre de climatologues dont le plus virulent était Stefan Rhamstorf. Environ deux ans après (!) ces découvertes ont été enfin confirmées. Les géologues (dont beaucoup appartiennent au GIEC) ont reconnu l'évidence incontournable des faits et la réunion de l'AGU du 15-19 Nov. 2008 n'a fait rien d'autre que d'entériner officiellement ce qui était déjà connu. Au cours de cette réunion, le glaciologue Tavi Murray de l'Université de Swansea (UK), résumant l'opinion générale a déclaré : C'en est fini avec cette Apocalypse (Armaggedon) due aux glaciers du Groenland. "C'est terminé." Richard Kerr qui est éditorialiste à Science et qui rapporte sur cette récente réunion de l'AGU, nous dit (Science 23 January 2009: Vol. 323. no. 5913, p. 458 DOI: 10.1126/science.323.5913.458a), avec un brin d'ironie, que "Quelques climatologues ont spéculé sur le fait que le réchauffement climatique pouvait avoir poussé le Groenland au delà du point de non-retour dans un régime effrayant de pertes de glace démesurées qui devaient conduire à une montée des eaux encore plus rapide ". Ceci est, sans aucun doute, une allusion aux déclarations de Stefan Rhamstorf et de ses suivistes alarmistes. Quant à Al Gore, le célèbre nobélisé (de la paix, par un jury Norvégien), il en a fait beaucoup. Beaucoup trop sur ce sujet (aussi). Lors de ses "Plus tôt, cette année [2006], de nouveau, une autre équipe de scientifiques a signalé que les douze derniers mois ont vus l'apparition de 32 tremblements de terre des glaciers au Groenland avec des forces de 4,6 à 5,1 sur l'échelle de Richter ce qui constitue un signe inquiétant qu'une déstabilisation massive est maintenant en cours à l'intérieur de la seconde accumulation de glaces de la planète. C'est assez de glace pour élever le niveau des mers du globe de 6 mètres, s'il elle se casse et sombre dans la mer. Chaque jour qui passe nous apporte de nouveaux éléments de preuve que nous somme confronté à une situation d'urgence pour la planète. C'est une crise climatique qui exige une action immédiate pour réduire de manière brutale nos émissions de dioxyde de carbone, sur l'ensemble de la planète, pour faire baisser le thermostat de la terre et éviter la catastrophe. " Tout cela est donc tombé à l'eau, par pans successifs comme ne l'ont pas fait les glaciers Groenlandais :
Voici comment Richard Kerr décrit la situation dans le Science du 23 Janvier 2009 : " Terminé pour l'Apocalypse due au glaces du Groenland. " C'en est fini" a déclaré la glaciologiste Tavi Murray de l'Université de Swansea (UK) pendant une session du meeting. "Il semble y avoir eu une extinction simultanée" de l'augmentation de la vitesse, a-t-elle dit. Pratiquement partout, autour du sud-Ouest du Groenland (NDT : là où les glaciers s'écoulent) les vitesses d'écoulement son revenues à leur niveau de l'année 2000....et personne ne saurait extrapoler le comportement excessif de la glace de cette époque vers le futur" Ainsi, l'opinion générale est maintenant que la prévision très modérée de la hausse du niveau des mers contenue dans le rapport du GIEC de Janvier 2007, pourrait ne pas être si éloignée que ça de la réalité... On se demande si l'Ex VP Al Gore va supprimer les quelques 12 pages de son livre, remplies d'images alarmantes (le Word Trade Center Memorial sous l'eau, notamment) qui montrent ce que serait le monde si le niveau des mers s'élevait de 6 mètres à cause de la fonte du Groenland, ce qui est inévitable selon Gore. Nous somme parvenus à un point où les évidences scientifiques ne sont même plus entendues... Quant à la grande presse et aux médias, ils se sont montrés particulièrement discrets au sujet de ces nouvelles découvertes, très rassurantes, sur les glaciers du Groenland ...ils continuent de propager les idées délirantes d'Al Gore, dès que l'occasion se présente. Et si vous vous contentiez tout simplement d'informer et de rapporter la vérité ? Quelle qu'elle soit. |
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10 Jan. 2009 : Bonne nouvelle ! La "pompe" de l'atlantique Nord est de retour ! (source1, source2) Comme vous le savez, les puissants échanges thermiques qui se produisent au sein des océans et dont on sait qu'ils ont une profonde influence sur le climat, résultent d'un jeu complexe de convections intenses et de courants internes ou surfaciques.
Il existe un système complexe de courants marins, voyageant à diverses profondeurs et que l'on appelle "Le grand tapis roulant de l'océan" soit en anglais "The Great Ocean Conveyor" que l'on voit sur la figure ci-contre. Comme d'habitude le rouge indique le chaud et le bleu (ou mauve), le froid. Le rôle de ce tapis roulant est fondamental pour la détermination du climat de la planète. Il agit de manière à distribuer la chaleur accumulée à l'équateur et aux tropiques vers le pôles et vice-versa. De même, ils joue aussi un rôle essentiel pour déterminer la salinité des eaux tout au long de son parcours. C'est ce que l'on appelle la circulation thermo-haline. (haline =saline). Comme tout tapis roulant qui se respecte celui-ci a besoin d'un moteur. Ce moteur, très puissant, est une sorte de pompe qui se trouve placée dans la portion Est de l'Atlantique Nord. Cette pompe agit de la manière suivante : Les eaux froides et denses situées à la surface de Du point de vue de ceux qui sont soucieux du CO2 atmosphérique qui se trouve en équilibre avec celui qui est contenu dans les océans (selon la température de surface de ces derniers), le "Grand Tapis Roulant" joue un rôle déterminant parce qu'il est responsable de la plongée en profondeur des eaux chargées de ce gaz où il finit par se faire piéger dans les fonds sous marins sans espoir de retour. C'est donc un élément fondamental de l'élimination du CO2 anthropique ou naturel. Cependant, pour que ce mécanisme puisse opérer, il faut que les eaux chargées de CO2 puissent descendre à des profondeurs suffisantes, c'est à dire à près de 1000m de profondeur. On comprend ainsi que le Grand Tapis Roulant et, surtout, sont moteur, la pompe de l'Atlantique Nord, fasse l'objet d'une surveillance attentive de la part des océanographes comme ceux qui ont publié l'article dont il est question ici. Il s'agit d'une collaboration Franco (Ifremer)-Américaine (Woods Hole Oceanographic Institution), déjà à l'oeuvre pour l'entretien des balises ARGO que j'ai évoquées plus bas. Voici la référence de cet article publié dans Nature Geosciences : "Surprenant retour retour de la convection profonde de l'océan Nord Atlantique subpolaire pendant l'hiver 2007-2008."
Kjetil Våge, Robert S. Pickart, Virginie Thierry, Gilles Reverdin, Craig M. Lee, Brian Petrie, Tom A. Agnew, Amy Wong and Mads H. Ribergaard
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6 décembre 2008: Ce sont les océans qui réchauffent ou refroidissent les continents et pas les gaz à effet de serre comme l'affirmaient les modèles d'ordinateurs.... Un article, révolutionnaire dans l'ambiance actuelle, vient de paraître dans la revue "Climate Dynamics" 2008, sous la signature de deux chercheurs (Gilbert P. Combo et Prashant D. Sardeshmukh) de l'Université du Colorado et du célèbre ESRL (Earth System Research Laboratory) de la NOAA. Je rappelle que l'ESRL est le laboratoire qui fournit, entre autres, les données officielles sur le taux de CO2 contenu dans l'atmosphère relevé sur le site de Mauna Loa (Voir ici). A la différence de son contenu, le titre de cet article est plutôt sybillin : "Oceanic influences on recent continental warming" (DOI : 10.1007/s00382-008-0448-9) soit "Influences océaniques sur le réchauffement continental " Voici les quatre premières lignes significatives du résumé de cet article qui devrait sérieusement perturber le sommeil de quelques modélisateurs ( sérieux). Les autres continueront à bien dormir... : "Evidence is presented that the recent worldwide land warming has occurred largely in response to a worldwide En français ( les caractères grossis sont du traducteur): "Cet article présente des preuves que le récent réchauffement mondial des terres a résulté en grande partie du réchauffement global des océans, plutôt que par l'action directe de l'augmentation des gaz à effet de serre (GES) au dessus des continents. Des modèles numériques de l'atmosphère des cinquante dernières années dans lesquels on inclut les variations observées des températures océaniques , mais en excluant les variations des gaz à effet de serre, rendent compte de la plus grande partie du réchauffement des continents." Comment les deux auteurs de cet article qui contredit de manière fondamentale les modèles de l'effet de serre en vigueur, basés sur les GCM (General ou Global, Circulation ou Climate, Model), sont-ils parvenus à cette conclusion ?
Le code de couleur est le code standard (+ rouge= + chaud, bleu=froid)
Le résultat est sans appel : "Les modèles atmosphériques du dernier demi-siècle, incluant les changements de température observés pour les océans et excluant les gaz à effet de serre, rendent compte de la plupart du réchauffement des terres..." Quant à leur conclusion, elle enfonce le clou et donne des précisions : "En résumé, nos résultats mettent en lumière le rôle significatif de l'influence océanique plutôt que les effets directs et localisés du forçage radiatif anthropique, lors du récent réchauffement climatique des continents. Ils suggèrent que le réchauffement récent des océans a provoqué le réchauffement des continents par le biais d'une série de mécanismes qui sont habituellement reconnus comme l'impact global des variations des températures de surface des océans. Ces derniers ont accru l'humidité dans l'atmopshère, modifié les mouvements verticaux de l'atmosphère ainsi que les champs de nuages résultants. Ils ont aussi perturbé les flux radiatifs aux courtes et grandes longueurs d'onde vers les surfaces continentales. "
Trois remarques complémentaires :
La question qui se pose alors est évidemment : mais alors qu'est ce qui réchauffe ou refroidit les océans ? Est-ce l'effet de serre ? Pour répondre à cette question, il suffit de se remémorer le travail de quatre chercheurs américains White W.B., Lean J., Cayan D.R. et Dettiger M.D. effectué en 1997 (Journal of Geophysical research 102; 3255) (Explication aussi ici). Ces scientifiques ont cherché s'il existait une corrélation entre le rayonnement solaire (la TSI, voir ici) et les températures de surface (SST) des trois principaux océans de la planète.
La courbe du bas représente la variation de l'irradiance solaire totale de 1955 à 1997. Les trois courbes supérieures celles des océans. La quatrième est celle (moyennée) de l'océan global. A moins d'avoir de mauvaises lunettes, on ne peut s'empêcher de remarquer l'étonnant synchronisme entre les variations de températures SST des océans et celles de la TSI. Remarquez, en particulier, les anomalies froides des océans et de la TSI qui basculent ensemble en 1977. Chacun sait que la planète, après une période froide de 1950 à 1977, a basculé vers le réchauffement jusqu'au grand El Niño de 1998. Le basculement inverse s'est amorcé depuis deux ou trois ans. Or, comme on sait que les variations de l'irradiance solaire (TSI) qui ont des amplitudes trop faibles pour expliquer tout cela, sont parfaitement corrélées aux fameux cycles solaires de 11 ans...comme on l'explique dans cette page. Point de CO2 ni d'effet de serre dans tout cela ! Le soleil. Tout simplement, le soleil ! Vous avez accès aux grands indicateurs officiels et actualisés du climat, des pôles, des océans et du soleil sur cette page. |
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16 Nov. 2008 : Les modèles des modélisateurs du GIEC prévoient que la vitesse d'écoulement des glaciers Groenlandais devrait s'accélerer... Les mesures montrent, qu'au contraire, elle ralentit depuis, au moins, 17 ans. L'écoulement se fait par saccades successives de brèves durées, caractéristiques du frottement sec, ce qui est encore contraire aux modèles. Un groupe de chercheurs Néerlandais de l'Institut pour la Recherche Atmosphérique et Marine de l'Université d'Utrecht, vient de publier un article sur la vitesse d'écoulement de la zone d'ablation d'un grand glacier Groenlandais dans la revue Science ( R.S.W. Van de Wal et al, Science, 4 juillet 2008, 321 p. 111, 113 [DOI: 10.1126/science.1158540]. Le titre original de cet article est particulièrement révélateur de l'état actuel de la science climatique. Il sera commenté ci-dessous.
Dans son principe, l'expérience est assez simple :Il s'agissait d'utiliser une série de balises (numérotées de 4, 5, SHR, 6 à 10), régulièrement disposées dans la glace sur une distance de quelques 200 km, s'échelonnant depuis le sol terrestre (marqueur K pour Kangerlussuaq) et disposées sur une ligne de plus grande pente sur un versant du glacier étudié. Différentes techniques sont utilisées pour repérer la position exacte des balises et suivre leur déplacement par rapport à un point fixe, au cours du temps. Depuis 2005, c'est le GPS (Global Positioning System) qui est mis en oeuvre. La précision est remarquable. Ces mesures sont effectuées avec régularité depuis 17 ans, c'est à dire depuis l'été 1990. Les résultats de cette étude sont édifiants. Ils portent sur la variation de la vitesse d'écoulement du glacier. Ils permettent aussi de mettre en évidence la manière dont se fait cet écoulement qui progresse à une vitesse de l'ordre de la centaine de mètres par an. Voici une figure révélatrice du contenu de l'article. Elle en dit plus qu'un long discours.
En ordonnées sont reportées les vitesses d'écoulement en fonction du temps pour les différentes balises. Ces vitesses sont mesurées en mètres par an. Les balises S4 à S10 sont échelonnés à partir de la sonde K (sur la terre ferme). S10 se trouve à environ 200 km du point K. Les balises S4 et S5 se trouvent, dans la glace, à la limite de la terre ferme. Comme on peut le constater du premier coup d'oeil, les balises les plus proches de la terre, c'est à dire celles situées à plus basse altitude, se déplacent à plus grande vitesse que celles situées à plus haute altitude, ce qui n'est pas étonnant, à priori. Le glacier s'écoule par le bas. Cette observation est en opposition formelle avec les prévisions des modélisateurs (dont James Hansen) qui partent d'un modèle imaginé par De Saussure (celui-là même dont s'est inspiré Arrhénius pour l'effet de serre) en 1779, selon lequel, le glacier descend en glissant sur la paroi inférieure lubrifiée par l'eau résultant de la fonte de la surface. Ceci serait favorisé notamment par l'effet des "moulins" (image ci-contre) qui sont des sortes de cavités Cette vision d'écoulement des glaciers par lubrification de la base est violemment combattue par de nombreux géologues spécialisés dont le Professeur Cliff Ollier (lire ici) qui explique pourquoi ce modèle (Hansen-De Saussure) est complètement faux. Il n'en reste pas moins que ce dernier est le modèle officiel adopté par les tenants du GIEC et par tous ceux qui en tirent de juteux contrats de recherche. On imagine donc sans peine, l'embarras dans lequel nos chercheurs Néerlandais ont dus être plongés à la lecture de leurs résultats. D'ailleurs, et ceci est tout à fait exemplaire de ce qui se passe actuellement en science climatique (comme décrit par R. Lindzen) , leur discours est d'une très très grande prudence à ce sujet. Ils marchent sur des oeufs ! Voici ce qu'ils déclarent dans cet article dont les résultats démentent carrément la théorie en vigueur : "Il a été suggéré que l'interaction entre la production d'eau de fonte et la vitesse de la glace provoque une rétroaction positive, conduisant à une réponse plus rapide et plus intense de la nappe de glace au réchauffement climatique que celle supposée précédemment. Nos résultats ne sont pas tout à fait dans la ligne de ce modèle." " Résultats pas tout à fait dans la ligne de ce modèle " ? : C'est vraiment le moins que l'on puisse dire pour de résultats qui sont carrément en opposition avec les modèles ! D'autre part et ceci devrait sérieusement faire réfléchir les tenants du "modèle "en question, les mesures de nos chercheurs Néerlandais ont montré que la descente des glaciers ne se fait pas de manière continue mais plutôt par une suite de glissements rapides successifs, suivis d'interruptions brutales ainsi que le montre l'examen des déplacements des sondes au cours d'une brève période qui va du 3 au 28 août Pour un physicien de la mécanique des sols, ou d'ailleurs, pour un physicien tout court, un tel comportement est révélateur d'un processus dit de "stick-slip" soit "collé-glissé". En physique, il est caractéristique d'un mécanisme de frottement "sec" (cad du mouvement relatif de deux corps solides, non lubrifiés, restant en contact, lorsque l'on cherche à déplacer l'un par rapport à l'autre : le déplacement se fait par glissements successifs entrecoupés d'arrêts brusques. C'est par exemple ce qui se produit lors du broutage des machines outils et aussi lorsque l'archet excite la vibration de la corde du violon et encore ce qui se produit lors de l'ouverture d'une porte qui grince. Chacun sait qu'une goutte d'huile suffit à faire disparaître le grincement...Autrement dit, si le glissement était lubrifié comme le croient les modélisateurs, on ne devrait pas observer ce genre de discontinuités dans le glissement. C'est d'ailleurs très précisément pour éviter ceci qu'on utilise les lubrifiants. Ainsi, cette observation très intéressante devrait suffire, à elle seule, pour démonter l'idée du glissement lubrifié par l'eau de fonte mis en avant par De Saussure, Hansen et beaucoup d'autres et pour orienter les recherches dans une autre direction. En effet et comme l'explique le Professeur Ollier qui est un spécialiste de la question, l'écoulement d'un glacier ne se fait pas glissement continu. Le glacier "rampe" dit-il . Les observations des chercheurs néerlandais lui donnent entièrement raison. De fait, il s'agit bien d'un processus de frottement sec dans lesquels les "moulins" et l'eau de fonte n'ont rien à voir comme le dit le Prof. Ollier. Mais quel est donc le titre de cet article écrit par notre équipe de Néerlandais ? Le voici : " Soit "Variations rapides et importantes de vitesses, résultant de la fonte, dans la zone d'ablation la nappe de glace Groenlandaise" Pas un mot sur le ralentissement de l'écoulement observé depuis 17 ans ! Pas un mot sur les autres théories qui expliquent correctement ce genre de comportement ! Un titre à vous faire dresser les cheveux sur la tête ou à vous inciter à construire une arche de Noé et qui n'a que peu de rapports avec les découvertes réelles et importantes de l'article, mais qui permet sans doute de passer le barrage des referees (arbitres)de la revue. La conclusion de cet article ne manque pas de sel, elle non plus; Elle affirme : "At present, we cannot conclude that this feedback is important" "A présent, nous ne pouvons pas conclure que cette rétroaction est importante"... Certes ! Non seulement ils ne peuvent pas conclure dans ce sens puisque la vitesse d'écoulement ralentit au lieu d'accélerer, mais ils devraient en tirer la conclusion opposée.. "Le fait est que la communauté des chercheurs a été si loin dans la promotion de la peur chez le grand public, qu'un retour en arrière, même sur une fraction de cette histoire, porterait un coup fatal à sa réputation et assénerait une claque politique à la science en général. Ainsi, comme les corpuscules dans le sang, les chercheurs du monde entier accourent en grand nombre pour repousser l'infection provoquée par toute idée qui menace la croyance, soigneusement entretenue, dans le désastre climatique." Les scientifiques du climat ont perdu le Nord comme l'a écrit l'un de mes collègues. Quant aux médias, on peut s'attendre à ce qu'ils répercutent urbi et orbi le titre de cet article en gardant le contenu pour eux...S'ils le lisent, bien sûr. |
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25 octobre 2008 : S'il est vrai qu'une hirondelle ne fait pas le printemps, des observations étonnantes, même locales, peuvent constituer un indice de changements importants. Ainsi, les grands glaciers de l'Alaska se sont remis à croître, ce qu'ils ne faisaient plus depuis 250 ans...titre un article de DailyTech qui reprend un texte publié dans le Anchorage Daily News, basé lui-même sur l'interview d'un glaciologue du L'été 2008 a été particulièrement froid dans de nombreuses régions de l'hémisphère Nord. Ainsi et pour la première fois depuis que des mesures sérieuses existent, la fonte de la masse de neige et de glace des grands glaciers situés à l'ouest d'Anchorage en Alaska n'a pas, et de loin, compensé le gain de l'hiver dernier. Voici ce que dit le glaciologue spécialiste de cette région, Bruce Molnia :" A la mi-Juin, j'ai été surpris de voir encore de la neige au niveau de la mer dans Prince William Sound. De manière générale, le temps de cet été a été le pire que j'ai connu durant ces 20 dernières année.".."Sur le champ de glace de Juneau, il y avait encore 20 pieds de neige fraîche sur la surface, à la fin Juillet. Le glacier de Bering, un endroit sur lequel je travaille, n'a pas été déneigé avant le début Août.".. Cet événement constitue un record depuis le milieu de l'année 1700, date à laquelle la région a été visitée par des explorateurs Russes. Molnia estime que les glaciers avaient perdu environ 15% de leur superficie depuis cette époque, ce qui représente une surface de la taille du Connecticut. D'après Molnia une différence de seulement 3 ou 4°C est suffisante pour rompre l'équilibre gains-pertes et faire passer les glaciers d'une période de rétrécissement rapide à une période de croissance rapide. C'est ce qui s'est passé entre les années 1600 à 1900 quand la planète est sortie du petit âge glaciaire. Bien entendu, tout comme Molnia, nous ne pouvons prévoir l'avenir à partir d'un événement aussi localisé dans le temps. Néanmoins, nous rapprochons ces observations du fait que l'arctique, de manière générale, subit un refroidissement très précoce en ce début d'automne 2008 avec une reprise des glaces qui se produit avec une vitesse remarquable, comme le montrent les observations satellitaires rassemblée sur le graphe ci-contre. (Lewis Pugh n'a vraiment pas eu de chance !)
Sur ce graphe que vous retrouverez avec de nombreux autres sur la page de indicateurs, la courbe en rouge représente la superficie de la glace arctique de Janvier 2008 au 23 octobre 2008. La courbe en noir représente la moyenne 1979-2007 que nous avons donc déjà pratiquement rejoint puisque nous touchons la bordure de la zone grisée qui représente l'erreur de mesure. Ce n'était pas le cas en 2007. Qu'on le veuille ou non, l'année 2008 marque un refroidissement marqué des zones septentrionales. Cela ne semble d'ailleurs pas être limité à cet hémisphère puisque les températures moyennes globales ont aussi enregistré cette baisse des températures, tout comme la zone antarctique (indicateurs). Même s'il est trop tôt pour en tirer des conclusions, force est de constater que ces observations vont dans le sens des prévisions des scientifiques qui prévoient un refroidissement à venir. Il est étonnant (?) que cette nouvelle rafraîchissante du 13 octobre n'ait pas été reprise par les grands médias francophones qui ne parlent que des glaciers qui fondent, sans trop savoir pourquoi. 28 Nov. 2008 : De grands glaciers Norvégiens se sont aussi remis à croître... (source) et leur flux de descente diminue depuis l'an 2000 ... |
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14 octobre 2008 : Les prévisions des modèles pour la hausse du niveau des océans sont entachés de nombreuses incertitudes ce qui fait qu'il est impossible de donner des estimations fiables pour l'avenir. L'océanologue renommé Carl Wunsch et deux collègues (Rui M. Ponte, Lexington USA) et Patrick Heimbach, Cambridge USA) ont publié récemment dans le "Journal of Climate" une étude approfondie et exhaustive du niveau des océans intitulée :
Carl Wunsch du Massachusetts Institute of Technology (MIT, Comme Richard Lindzen) n'est pas un climato-sceptique. Bien qu'il ait été interviewé dans le film de Martin Durkin, "The great global warming swindle", il s'est défendu de toute opposition systématique aux thèses officielles En effet, ces auteurs précisent qu'ils ont utilisé toutes les données rendues disponibles par le dernier cri de la technologie comme le précise le résumé de l'article dont voici quelques extraits traduits en français : " Les estimations des variations régionales des niveaux marins du globe ont été obtenues à partir des modèles GCM (Modèles de circulation générale) avec une résolution horizontale de 1° alignés sur quelques 100 millions d'observations océaniques et un nombre encore plus grand d'estimations météorologiques pendant la période 1993-2004. Les données impliquent non seulement la variabilité altimétrique mais la plupart des données modernes en hydrographie, les profils des bouées flottantes ARGO, les températures de surface et d'autres observations. Les tendances moyennées sur les distance des données altimétriques sont explicitement supprimées afin d'extraire les variations moyennes globales de longue durée imposées par les seules observations in situ"... "Les estimations obtenues dans cet article donnent une moyenne globale d'environ 1,6 mm/an c'est à dire environ 60% de la mesure altimétrique pure dans laquelle environ 70% provient de l'addition d'eau externe. " ..." Les variations globales interannuelles sont peut-être dominées par les additions d'eau externes plutôt que par les variations dues au réchauffement. Les variations de la moyenne altimétrique globale, très fréquemment publiée, est peut-être bien correcte mais l'exactitude de ces mesures, souvent citées dans la littérature ne peut pas être vérifiée par les observations existantes réalisées in-situ.".."Il est possible que des erreurs systématiques dominent dans la plupart des estimations des variations des moyennes globales : Les valeurs publiées et les marges d'erreur doivent être utilisées avec précaution". La conclusion de cet article est encore plus claire. En voici la fin qui porte un rude coup aux prévisions des modèles pour les années à venir : "It remains possible that the data base is insufficient to compute mean sea level trends with the accuracy necessary to discuss the impact of global warming–as disappointing as this conclusion may be. The priority has to be to make such calculations possible in the future". Soit : "Il reste la possibilité que la base de données soit insuffisante pour calculer les tendances du niveau moyen des mers avec la précision nécessaire pour pouvoir discuter de l'impact du réchauffement global -aussi décevante que soit cette conclusion-. La priorité doit être de rendre de tels calculs possibles dans l'avenir". Autrement dit, la comparaison des modèles et des observations est (une fois de plus) défaillante et Carl Wunsch et ses collègues affirment qu'il est actuellement impossible ou irréaliste d'espérer utiliser les modèles actuels pour prévoir l'élévation du niveau des mers... ce que, pourtant, tout le monde prétend savoir faire. Et jusque dans cent ans... Cet article est à rapprocher de celui de Koutsoyannis et al " Au sujet de la crédibilité des prédictions climatiques" dans cette page. Décidément, ça va très mal du côté des modélisateurs .... et pas seulement pour le niveau des mers. Il n'y aurait pas un poblème du côté GCM ? |
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04 octobre 2008 :Ce sont les courants marins, naturels et décennaux qui ont provoqué la fonte des glaciers Arctique et Antarctique Ouest et non pas le réchauffement climatique, affirment plusieurs articles scientifique récents... Nous poursuivons dans la série des articles rafraîchissants sur le devenir des pôles et notamment sur celui du pôle Nord Arctique ainsi que sur la péninsule Ouest de l'Antarctique, en rapportant aujourd'hui sur un article (signé par Richard Kerr) paru dans le dernier numéro de la revue Science (3 oct 08). Cet article est, en fait, une brève revue du contenu de deux papiers parus récemment, l'un dans Nature Geoscience (1, 659 - 664 (2008), published online: 28 September 2008 ; doi:10.1038/ngeo316) et l'autre dans Geophysical Research Letters (VOL. 35, L18602, doi:10.1029/2008GL034939, 2008). Les deux articles en question sont relativement techniques. Celui de Kerr est plus abordable. Voici donc une traduction fidèle des principaux extraits du texte de Kerr dans Science : Texte original en anglais: " The surge of glaciers draining both the Greenland and West Antarctic ice sheets has alarmed scientists and the public alike. Global warming appeared to be taking an early toll on the planet’s largest stores of ice while acceleratingthe rise of sea level. But two new studies point to random, wind-induced circulation changes in the ocean—not global warming—as the dominant cause of the recent ice losses through those glaciers." " La déferlante des glaciers qui s'écoulent aussi bien du Groenland que des surfaces glacées de la péninsule Ouest de l'Antarctique ont alarmé les "Au Groenland, au moins, vous allez avoir des problèmes pour attribuer cela au réchauffement climatique" déclare le glaciologue Richard Alley de l'Université de Pennsylvanie (Collège d'Etat)." L'article se poursuit en expliquant en substance que faute de données suffisamment détaillées obtenues par les océanographes sur le comportement des océans dans cette région : " ...L'océanologue physicien David Holland de l'Université de New York et ses collègues, se sont tournés vers des scientifiques d'une autre spécialité : les chercheurs des pêcheries, lesquels ont enregistré les températures des eaux profondes près de la côte Sud-Ouest du Groenland en étudiant la population des crevettes de 1991 à 2006. Hollande et ses collègues rapportent cette semaine dans Nature Geosciences qu'un influx d'eau chaude et plus salée en 1997 a "coïncidé précisément " avec l'amincissement rapide et l'accélération de l'avance subséquente du glacier Jakobshavn Isbrae, le glacier le plus prolifique en fuite de glace du Groenland. "... " Je pense que c'est fantastique, déclare Bindschdler. Ils avaient ça, inscrit dans le Groenland". "Holland et ses collègues ont remonté la piste de l'influx de la chaleur océanique jusque dans l'atmosphère au dessus de l'Atlantique Nord.Un affaiblissement brutal des vents, du à un phénomène atmosphérique naturel, appelé l'Oscillation Atlantique Nord (NDLR : NAO en anglais) a apporté plus d'eau de la mer d'Irminger, près de l'Islande, jusqu'à l'extrémité du Groenland, jusqu'au massif sous-jacent et sous la glace." "Un processus identique peut avoir été à l'oeuvre dans le récent accroissement des pertes de glace de la péninsule Ouest de l'Antarctique, comme les chercheurs l'ont rapporté dans le Geophysical Research Letters du 18 septembre. Le modélisateur des glaciers Malte Thomas de l'Institut Alfred Wegener pour les recherches polaires et marines de Bremerhaven (allemagne), et ses collègues, incluant Holland, n'avaient pas non plus de données sur les températures marines à cet endroit mais ils disposaient des données sur les vents. Quand ils introduisirent ces données dans les modèles océan-glace, les vents changeants emmenèrent des eaux plus profondes et plus chaudes dans les modèles, jusque la plaque continentale et sous la glace, dans les milieu des années 1990 de telle façon que les glaciers qui drainent la couche de glace de la partie Ouest de l'Antarctique se sont mis à accélérer leurs pertes...." Et pourtant, une fois encore, que n'avons nous pas entendu et lu dans les médias au sujet du réchauffement climatique qui, soi-disant, faisait fondre les glaciers des pôles, "plus vite que prévu" ? Ce qu'il faut noter, parce que c'est amusant et révélateur de ce qui se passe dans les publications de ces braves chercheurs, c'est que le deuxième article se termine par une phrase du genre : "Mais ça ne veut pas dire qu'il faut cesser de s'inquiéter". Je parierais volontiers qu'on n'entendra jamais parler ces articles rassurants qui nous disent que la fonte des glaciers Arctique et Antarctique (Ouest) n'a rien à voir avec le réchauffement climatique, ni sur France-Info, ni sur France 5, ni dans le Monde, ni dans Libération, ni dans le Figaro, ni d'ailleurs dans aucun média français... D'ailleurs, les "journalistes scientifiques" de ces même médias s'étaient bien gardés de mentionner l'article de Novembre 2007 relatif à une annonce de la NASA qui, déjà, disait exactement la même chose que les articles ci-dessus..
Ci-contre, à droite : Le Ministre J-L Borloo et l'expert J-L Etienne à Ilulissat. Avec le recul, le compte-rendu du journal le Monde, par Laurence Caramel, vaut son pesant d'or. En voici un extrait (paru ici) : "Ilulissat, municipalité de 4 600 habitants de l'ouest du Groenland, avait jusqu'à présent pour seule notoriété d'avoir été classée, en 2004, par l'Unesco au Patrimoine de l'humanité pour la beauté époustouflante de son paysage glaciaire, le plus vaste de l'hémisphère Nord. Pas de quoi faire l'ouverture des journaux télévisés. Mais les choses sont en train de changer. Les hommes politiques de tous bords s'y pressent pour voir de leurs yeux l'impact du réchauffement climatique. Les plus sceptiques en reviennent, dit-on, convertis. Les autres plus convaincus encore qu'il est urgent d'agir. " Convaincus ? Il est urgent d'agir ? Tels que, parmi bien d'autres, l'article de Paris Match du 08 sept 2008, où l'expert de Nicolas Hulot, JM Jancovici, affirme que "La fonte accélérée du Groenland est une très mauvaise nouvelle" parce qu'elle est due au réchauffement climatique anthropique, bien entendu. Suite à la parution des ces articles scientifiques, il a été demandé à Connie Hedegaard, la très convaincue ministre du climat et de l'environnement Danois qui organise les expéditions touristiques aux glaciers du Groenland (21 responsables politiques auraient déjà fait le voyage), de faire des excuses auprès de ses visiteurs induits en erreur... La réponse de la ministre est étonnante : peu importent les résultats de la recherche, elle va continuer (Source en Danois, traduit par Google) ! Une seule question se pose : Est-que 4 articles scientifiques concordants, dont 1 dans Science , 1 dans Nature et 2 dans Geophysical Research Letters, écrits par une vingtaine de spécialistes reconnus qui affirment et expliquent que cette fonte des glaciers est parfaitement naturelle et n'a rien à voir avec le réchauffement climatique provoqué par les activités humaines, valent la parole des "experts" de Mr Hulot ou les déclarations de la ministre Danoise ? Aux yeux des médias et des politiques, scientifiquement incultes : Hélas, certainement pas ! D'ailleurs, ils les ignorent. Nous vivons une curieuse époque : Une époque dans laquelle la Science apporte la légitimité à ceux qui ne lisent (ou ne comprennent) même pas les articles écrits par les scientifiques authentiques. Quant aux politiques, sans doute aveuglés par les flash des médias, leur confiance est bien mal placée... Mis à jour le 06/10/2008 |
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27 sept. 2008 : Encore un article du journal Science qui démonte l'alarmisme des médias, de certains scientifiques et du GIEC en matière de méthane qui serait, soit-disant, libéré lors de la fonte du pergélisol (alias permafrost). Voici comment le présente le journal Science :
Les médias orientés ou avides de scoops, les écologistes alarmistes, quelques politiques désinformés et (hélas) quelques scientifiques se font un plaisir, à intervalles réguliers, de susciter la peur chez nos contemporains en agitant le spectre de la libération du méthane et d'autres dérivés carbonés lors de la fonte des terres gelées de l'hémisphère Nord. Jusqu'au GIEC qui fait intervenir cette hypothèse inquiétante dans ses prédictions (scénarios) numériques d'émission de gaz à effet de serre... Heureusement et comme je vous l'ai souvent dit dans les différentes pages de ce site, la Nature et les progrès de la recherche scientifique se chargent, peu à peu, jour après jour, de nous ramener à la raison. Nous, mais pas les alarmistes qui n'en ont cure, évidemment. Je vous rappelle que le permafrost (permafrost est anglais. En français on dit pergélisol) se trouve essentiellement limité aux bassins sédimentaires de l'arctique. Le pergélisol (c'est à dire : sol gelé de manière permanente) est, en réalité, une véritable terre gelée recouverte de manière plus ou moins permanente par de la glace. Cette terre maintenant constamment gelée a autrefois été le siège d'une abondante vie organique (arbres, végétation diverse) qui a fermentée au cours des milliers de siècles passés. Comme chacun le sait, la dégradation de toute substance organique dégage du méthane ainsi que toute une série d'hydrocarbures jusqu'au pétrole brut. Ainsi les médias (mais peu de glaciologues compétents qui savent à quoi s'en tenir) ont beau jeu de nous répéter, images effrayantes à l'appui, que l'effet de serre va diverger parce que la libération prochaine du méthane (qui est un gaz à effet de serre très actif) inclus dans le pergélisol "mettra le feu à la planète". J'ajoute, pour calmer les inquiets de la fonte des glaces de la mer arctique que celle-ci n'est constituée que de gros blocs de glace et ne contient donc ni "pergélisol" ni méthane. L'article dans Science de nos 5 chercheurs Canadiens concerne des recherches effectuées dans la partie Nord-Ouest de l'Alaska (US). C'est une Voici ci-contre, une image indiquant la zone étudiée. Les zones de pergélisol sont, en général, distinguées par leur teneur en sol gelé en permanence. Sur cette image CPZ : signifie zone de pergélisol continu (>90% de sol gelé) Les chercheurs ont étudié, en particulier, une zone de DPZ située dans le Yukon. Dans cette zone le pergélisol est assez chaud (T>-2°C), assez épais (quelques dizaines de mètres) et sa présence dépend des conditions d'exposition au soleil et aux vents. Cette zone, comme l'ensemble de la planète, a connu un réchauffement au cours de la seconde moitié du 20ème siècle. Il est donc important de savoir ce qu'il pourrait advenir si ce réchauffement se poursuivait dans l'avenir (ce qui n'est pas certain, comme expliqué ici). Les auteurs de l'article ont étudié une zone assez particulière recouverte par ce que l'on appelle un téphra (une espèce de croûte solide plus ou moins formée de verre) et qui est en fait le résultat d'une éjection violente de matériaux consécutive à une explosion volcanique. La datation de ce téphra d'assez grande étendue et dont le nom de "Gold run tephra" (le téphra de la ruée vers l'or) évoque le passé des chercheurs d'or en Alaska, montre que celui-ci date de quelques -740.000 + ou - 60.000 ans. Ainsi, il est clair que la terre gelée située en dessous de ce "Gold run tephra" est au moins aussi ancienne que ce dernier qui l'a protégée au cours de ces centaines de milliers d'années. C'est celle-ci que les chercheurs ont étudié. A noter en passant, qu'il s'agit de la partie glacée la plus ancienne connue aux USA. Cette étude montre que ce pergélisol a survécu à toute une série de cycles glaciaires et interglaciaires qui sont survenus depuis 740.000 ans. On sait par ailleurs, notamment à l'aide de fossiles marins datés, que de nombreuses périodes interglaciaires ont été nettement plus chaudes que la période présente. En d'autres termes, le pergélisol ne se dégèle que très difficilement, même pendant les périodes chaudes.... Pour rassurer les inquiets, je vous laisse savourer la conclusion de cet article rafraîchissant. La voici , avec, en passant, un petit coup de patte discret au modèles numériques du GIEC : "La présence de pergélisol relique du moyen Pleistocène suggère que la connaissance de l'épaisseur du pergélisol et de sa distribution.... ...ne sont toujours pas correctement pris en compte dans les modèles numériques de la dégradation du pergélisol. Cette étude met en lumière la résistance du pergélisol aux climats chauds des temps passés. Elle suggère que le pergélisol et les réservoirs de carbone associés qui se trouvent à plus de quelques mètres de la surface peuvent être beaucoup plus stables qu'on ne le pensait auparavant. "
Note : J'ajoute que je suis heureux qu'un tel article qui jette un sérieux doute sur le dogme en vigueur, puisse enfin paraître dans le journal Science. Il semble que l'ère de l'ancien éditeur en chef de ce journal , le biologiste Donald Kennedy, alarmiste de la première heure et collègue du même laboratoire que Stephen Schneider et Paul Ehrlich à Stanford, soit enfin terminée. Donald Kennedy a signé un éditorial célèbre, en 2007, déclarant "The game is over ", autrement dit "les jeux sont faits ", c'est à dire, "la science est achevée". Science achevée ? Au moins pour ce qui concerne la fonte du pergélisol et de la libération de méthane, on voit bien que non ! |
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23 avril 2008 : Encore une nouvelle surprenante sur l'antarctique dans le contexte actuel : déclare l'attachée de presse (Margaret Pauls) du célèbre institut allemand de recherche polaire le Alfred Wegener Institute. ce faisant elle résume les résultats d'une équipe de 58 scientifiques à bord du plus puissant brise glace du monde, le Polarstern (en français : l'étoile polaire). Cette équipe de chercheurs est placée sous la direction du Dr Eberhard Fahrbach du Alfred Wegener Institute (je rappelle que Alfred Wegener était l'inventeur de la dérive des continents, précurseur de la tectonique de plaques où Claude Allègre s'est illustré. Alfred Wegener qui n'était "que" météorologue eut, durant toute sa vie à subir les sarcasmes de l'establishment mondial des géologues de son époque. Il ne fut reconnu que quelques 50 ans après sa mort !. Le "Alfred Wegener Institute" allemand est sans aucun doute une des organisations les mieux équipées pour ce genre de mission en Le texte qui suit est extrait d'un site allemand de pré-publication de nouvelles scientifiques (source). Je le compléterai, si nécessaire, lorsque l'article scientifique aura été publié. Voici ce que nous dit le Dr Eberhard Fahrbach au sujet de sa mission : " Nous voulons étudier le rôle de l'océan du pôle sud pour comprendre les climats du passé, du présent et du futur ". En effet, le masses d'eau froides qui s'enfoncent dans l'océan antarctique constitue un des points clefs du retournement des flux dans cette région polaire et, de ce fait, contribue de manière décisive au climat du globe. "Alors que le dernier été Arctique a été le plus chaud dans les annales (NDLR : depuis le début des mesures satellitaires, soit depuis 1979), nous avons eu un été froid avec un maximum de glace dans l'Antarctique (NDLR. Comme il est expliqué ci-dessus). Notre expédition constituera la base fondamentale pour la compréhension des comportements opposés de l'Arctique et de l'Antarctique. " A noter qu'il est remarquable que l'océan Antarctique se refroidisse et que la masse de glace de ce continent batte tous les records, alors que la presse que l'on ne peut plus qualifier que de "presse à sensation" tartine des pages entières sur la possible fuite d'une partie du glacier Wilkin (ci-dessus) en nous alertant sur la soi-disante "fonte de l'Antarctique"...alors que, bien au contraire, celui-ci se refroidit et se renforce. A suivre ... |
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26 Mars 2008 : Encore une désinformation catastrophiste sur la prétendue fonte de l'antarctique qui, au contraire, augmente sa superficie ! Cet article fait suite à l'article ci-dessus. Comme je vous l'avais promis, les nouvelles sur l'antarctique se précipitent en cette fin d'été austral. Hélas, toujours déformées ou tronquées par les grands médias... Ce matin, les présentateurs (et -trices) de la radio (et notamment France-Info, déjà titulaire du bonnet d'âne du mois de février pour une annonce du même tonneau sur le sort des malheureux rennes lapons) se lamentaient sur la possible séparation d'un morceau important de glace du continent antarctique (le glacier Wilkin). Sans autre forme de procès, sans explications supplémentaires (ce qui est malheureusement le cas général de la part de ces présentateurs incompétents),et sans chercher aucunement à replacer tout cela dans le contexte de l'évolution générale des glaces antarctiques. Il en était conclu que cela résultait, bien sûr, du réchauffement climatique...et donc, en sous-entendu, du CO2 rejeté par l'homme dans l'atmosphère. En effet, il y a un tout petit problème, qui n'a évidemment pas été mentionné : Comme je vous l'ai déjà fait savoir, le continent antarctique s'est refroidi. Sa surface glacée a énormément augmenté ces toutes dernières années au point de battre tous les records depuis que la surveillance satellite a fait son apparition, c'est à dire depuis 1979...Non seulement le continent antarctique ne fond pas, mais il se regèle. Comme on le constate une fois de plus, les communiqués alarmistes se font une spécialité de désinformer le public en péchant par omission. Heureusement, le site pensée-unique s'est aussi fait une spécialité de replacer toutes ces pseudo-nouvelles dans le contexte de la réalité objective. Celle que l'on voit en regardant les cartes, les courbes et les chiffres...Tous officiels.
En ordonnées est portée la variation de surface glacée du continent antarctique dans son ensemble. La valeur zéro correspond à la moyenne de l'étendue mesurée entre les années 1979 et 2000. On voit immédiatement que, depuis 2000, la surface de l'antarctique a plutôt augmenté et n'a certainement pas diminuée. C'est particulièrement net pour ce début d'année 2008 qui a vu cette étendue dépasser tous les records depuis le début des mesures satellitaires (1979). Le mois de Janvier à été remarquable de ce point de vue. Ce qui est tout à fait étonnant c'est que ce mois est un mois d'été de l'hémisphère Sud. La mois de Mars marque aussi une nette remontée (6 mois avant le plein hiver !) qui ne devrait pas s'achever de sitôt puisque l'hiver austral va commencer....On peut donc s'attendre à battre très bientôt le précédent record établi au mois de Janvier qui battait lui même le record précédent obtenu en Juillet 2003. En résumé, comme vous le voyez sur cette courbe officielle, en cette fin d'été austral, la surface de l'antarctique a augmenté d'environ 1,5 à 1,8 millions de km2 par rapport à la moyenne 1979-2000. Dans ces conditions, quand les médias prétendent que "l'antarctique se réchauffe et fond plus vite que prévu", ils se moquent du grand public! Au contraire et au vu des chiffres officiels, "l'antarctique se refroidit et se reforme plus vite que prévu". C'est la vérité objective tirée des chiffres officiels.
Tout d'abord, et c'est essentiel, il convient de rappeler que le fameux gros glaçon pourrait se détacher (il ne l'a pas encore fait et il est peu probable qu'il le fasse compte tenu de l'arrivée de l'hiver austral qui va ré-englacer tout le continent) se situe dans la péninsule ouest de l'antarctique dont on a rappelé plus haut le caractère océanique du climat par opposition au caractère continental du reste du continent. On a aussi mentionné les dernières découvertes qui montrent que la partie ouest de l'antarctique est le siège d'une activité volcanique remarquable qui peut très bien expliquer que cette partie se réchauffe alors que tout le reste du continent se refroidit. C'est même la seule explication logique alors que la température des océans n'augmente plus, au moins, depuis 2003 (voir post ci-dessus).
La première de ces vues satellites vous montre le fameux glacier Wilkin (Wilkin Ice shelf écrit en tout petit) dont on craint la séparation sur la péninsule Ouest. Comme vous pouvez le constater, ce glacier se trouve situé sur la dorsale tectonique qui se prolonge tout le long de l'amérique du sud (c'est la suite de la cordillère des andes) jusqu'en Patagonie puis dans la péninsule ouest et le sud de l'antarctique comme cela est visible dans les image suivantes.
La seconde vue satellite (ci-dessous à gauche) vous rappelle la situation géographique de cette péninsule ouest par rapport à l'ensemble du continent. C'est une carte indiquant l'activité volcanique apparente (c'est à dire en surface) du continent austral. Elle indique les noms des volcans répertoriés. A droite un agrandissement autour du glacier Wilkin indiquant la découverte toute récente d'un volcan sub-glaciaire ( marqué Volcano et découvert par l'équipe anglaise de l'AS antarctic survey). Comme on le voit, ce volcan est bien situé dans l'alignement de la grande chaîne tectonique dont quelques volcans sont indiqués sur l'image de droite (dont le fameux Erebus). Il est n'est pas éloigné du Wilkin Iceshelf et lui ou un autre, non encore découvert, peuvent fort bien réchauffer localement l'océan et ainsi fragiliser la zone de ce glacier. Mais encore une fois, cette surface fragilisée représente mois de 1% du gain total en glace de l'antarctique, pour cette année. C'est très petit par rapport à l'énormité du continent antarctique.
Enfin, et pour poursuivre dans cet esprit, il est intéressant de regarder la carte satellite des anomalies de températures publiée par la NASA que j'ai déjà rapportée dans le texte ci-dessus sur l'Antarctique. Cette photo satellite officielle (accessible ici) permet de situer assez exactement la position du glacier Wikin. On observe, sans étonnement, que ce glacier qui menace de se détacher se trouve juste à proximité d'une tache rouge très nette, c'est à dire un point chaud que l'on peut apercevoir à droite de la pointe de la flèche blanche. Ce point chaud, très bien différentié sur la photo, peut difficilement s'expliquer par un caprice de l'effet de serre anthropogénique. Par contre, il serait assez crédible que celui-ci résulte de la présence d'une activité volcanique subglaciaire qui reste à découvrir. Ce qui semble plutôt fréquent dans la péninsule antarctique.
Alors qu'en conclure ? -Que nous sommes à la fin de l'été austral et que ce genre de glissement est banal et se produit fréquemment au cours de l'été austral. Globalement, Le gain en glace actuel du continent est énorme et il va sans doute encore s'amplifier pendant l'hiver qui commence. Le continent ne fond pas. Bien au contraire. Il s'agrandit. -L'annonce claironnée par les médias est malhonnête en ce sens qu'elle ne resitue pas le glissement (s'il se produit) du glacier Wilkin dans la perspective de ce qui se passe réellement dans le continent antarctique. Elle ne mentionne pas non plus le fait que ce glacier se trouve sur la grande chaîne tectonique de l'antarctique qui concerne surtout la péninsule ouest et qu'un nouveau volcan sub-glaciaire y a été découvert, à proximité. Non plus que la présence de ce volcan sub-glaciaire (ou d'un autre encore plus proche) peut expliquer la fonte de cette partie de l'antarctique comme cela a été suggéré par des chercheurs anglais. Enfin et ceci relève beaucoup plus des luttes intestines au petit monde des chercheurs, je soupçonne que s'est engagée une compétition fratricide entre deux groupes de chercheurs qui travaillent, en ce moment même, pour la mission Antarctic Survey. D'une part le groupe américain Ted Scambos, Colorado University) dont les affirmations vont dans le sens alarmiste du GIEC (" c'est le réchauffement climatique du CO2" ) et d'autre part les chercheurs du BAS (Hugh Corr et al, British Antarctic Survey) qui ont découvert le volcan sub-glaciaire et qui soutiennent que ces volcans sous-jacents peuvent expliquer la perte d'une partie des glaces antarctiques notamment celles de la péninsule. Le fait que les parties qui se détachent soient toutes situées dans la même zone de la péninsule antarctique semble leur donner raison. Comme nous sommes au tout début de l'hiver austral, l'englacement ira en s'amplifiant. Comme nous avons déjà atteint des niveaux records de superficie en cette fin d'été austral, il est pratiquement assuré que l'antarctique atteindra une superficie inégalée dans le courant de cette année.. Et gageons que nous aurons bientôt des nouvelles de nos amis les chercheurs Britanniques du BAS, adeptes des volcans, qui ne se laisseront pas faire... |
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20 Mars 2008 : La température des océans n'a pas varié ou a légèrement décru depuis 2003. Il y a quelques mois, j'avais présenté le résultat des mesures des températures de surface des océans obtenues par une équipe de chercheurs chargés de l'utilisation des balise Argo. Cet article a été publié dans Geophysical Research Letters (vol 33, L18604, 20 sept. 2006)).les auteurs sont de chercheurs de la NOOA et de l'Université d'Hawaï, John M. Lyman, Josh K. Willis at Gregory C.Johnson. Il était intitulé " Recent cooling of the upper ocean", soit "Refroidissement récent de la couche supérieure des océans". Les mesure publiées à l'époque indiquait une baisse significative des températures depuis 2004. Quand on sait que la contenu thermique des océans tourne autour de 90% du total et qu'il représente environ 1000 fois celui de l'atmopshère, on voit tout l'intérêt de cette découverte...De nombreux chercheurs comme Roger Pielke Sr (ou Josh Willis de la NASA) défendent l'idée que ces mesures de température de la couche superficielle des océans sont beaucoup plus révélatrices du refroidissement ou du réchauffement de la planète que les mesures de température terrestre ou atmosphérique. Il faut dire qu'on est au moins sûr d'éviter l'effet des "îlots urbains" qui sont l'objet de nombreuses controverses entre le GIEC et les sceptiques. Quelques semaines plus tard, paraissait un erratum publié par ces mêmes chercheurs nous informant qu'ils avaient commis une erreur dans l'utilisation des balises ARGO et que, donc, leurs derniers résultats étaient entachés d'erreurs. J'ai donc retiré le texte en question en attendant une remise à plat des résultats. C'est chose faite à présent et on peut espérer que ces résultats sont définitifs. Ils ont été présentés cette semaine sous la forme d'un communiqué par la très officielle NPR (National Public Radio) sous le titre "Le mystère de la chaleur du réchauffement global manquante" à propos de la collaboration ARGO . Tout d'abord et avant de vous donner les résultats de ces mesures, voici quelques explications sur le système ARGO qui est utilisé pour mesurer les températures de surface ( c'est à dire de la couche océanique qui va jusqu'à, au moins, 1000 m de profondeur) Le système complet est à la fois complexe et performant. Il comporte quelques 3000 balises qui sont de sortes de sondes sophistiquées qui peuvent soit flotter à la On en voit une illustration ci-contre. Ces balise ARGO stoquent les informations utiles sur les températures et le degré de salinité durant leur parcours et leur remontée (ascension 10cm/s et remontée de l'ordre de 6h) à la surface. Lorqu'elles parviennent à la surface, où elles séjournent entre 6 et 12 heures, elles retransmettent leurs informations qui sont relayées par satellites jusque vers les centres de dépouillement des résultats. Les résultats obtenus ont beaucoup surpris les chercheurs qui ont conduit cette opération à terme. En effet, on ne peut pas dire qu'ils soient du côté des sceptiques, bien au contraire. Ils n'ont sans doute pas la même lecture que nous des résultats des mesures de température que nous obtenons directement à la source (UAH, RSS, UK Center et GISS). En effet, et plus aucun doute n'est possible : Depuis 2003, la température des océans n'a pas augmenté, et même a plutôt un peu diminué. Voila qui jette un sérieux pavé dans la marre des tenants de la théorie de l'effet de serre et des supporters du GIEC, dont les modèles ont prévu depuis longtemps que les températures terrestres, atmosphériques et océaniques allaient augmenter continuement au rythme de la croissance du taux de CO2 dans l'atmosphère. Vous me direz (et ils disent) que cela ne fait que 5 ans. Mais tout de même, leurs modèles si performants n'avaient absolument pas prévu de contretemps... Du côté des sceptiques, personne n'est réellement étonné. Ceux qui suivent ce site avec attention (et il y en beaucoup, merci fidèles lecteurs) n'ont pas manqué de remarquer que les relevés de températures officiels , donnent exactement la même indication. Sauf que les satellites sont beaucoup plus anciens (1979) que les balise ARGO et remontent donc plus loin dans le temps. Regardons ce que nous ont dit les mesures de températures (terrestres et satellites), pendant cette même période, c'est à dire depuis 2003, jusqu'à nos jours:
Ce graphique (source) rapporte les données officielles du UK Hadley Center (données terrestres par thermométrie) et celles des relevés satellitaires (basse atmosphère) UAH MSU. Elles couvrent la période 2003 à 2008 (jusqu'en février). Une régression linéaire de ces courbes donnent les droites en pointillé qui indiquent toutes deux une décroissance (faible pour UAH) de la température pendant cette même période. La légère baisse ou la stagnation des températures océaniques n'est donc pas étonnante. Elle constitue, au contraire, une confirmation frappante de ce que des observateurs non obnubilés par les programmes d'ordinateur du GIEC et le battage médiatique avaient déjà observé. Qu'en sera t'il de l'avenir ? Nous n'en savons évidemment rien. Mais tout de même, cela fait réfléchir. Trois observables primordiaux se sépare très nettement des prévisions du GIEC : -La température de la haute troposphère (là où devrait se trouver la signature de l'effet de serre) augmente très peu (depuis 27 ans trois fois moins que prévu ! voir ici) .... alors que le taux de CO2 a constamment augmenté depuis une longue période. Alors, Messieurs et mesdames les politiques (notamment Européens), il serait peut-être avisé de regarder un peu les courbes avant de faire des bêtises et d'avaler sans barguigner tout ce que vous racontent les porte-cotons du GIEC ! |
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(Jan. 2008) Mais où en est l'antarctique ? Vers la fin de ce mois de Janvier, trois articles sur les glaces de l'Antarctique sont parus, en rafale, dans la littérature scientifique.Comme cela est tout à fait révélateur de la manière dont fonctionne la climatologie et dont progressent nos connaissances dans ce domaine, je vous en donne ici un petit résumé qui, je l'espère, vous rassurera quand à l'avenir et au comportement de notre immense continent glacé du pôle Sud.
C'est un phénomène assez curieux. En effet, si l'on peut observer que les mers qui entourent cette péninsule ont effectivement une température ascendante, la terre elle, ne semble pas refléter cette variation de température. Et pourtant les glaciers fondent ! Voila qui est très étonnant et qui a surpris notre scientifique de la NASA. Mais qu'à cela ne tienne, et en bon participant du GIEC, il se contente de conclure par un vibrant "ça doit être dû au réchauffement climatique anthropogénique"...Sa conclusion est d'autant plus étonnante qu'elle dément carrément les conclusions de la NOOA (Eric Chapman) qui, dans son dernier rapport atteste que le volume total de la glace de l'antarctique a retrouvé son étiage de 2003. Le résultat est un gain de glace récent de 1,8 millions de kilomètres carrés pour l'antarctique. Tout cela est assez discordant et vraiment curieux ...Voire !
Tout cela est d'autant plus intéressant que ...
Ainsi, nous voilà donc renseigné par trois articles très récents et pratiquement concomitants, sur l'évolution de la masse des glaces du continent antarctique. La vérité, c'est que tout cela est visiblement très complexe et qu'il est pour le moins prématuré d'attribuer tout ce qui se passe au réchauffement climatique anthropogénique. La vérité aussi, c'est que les médias orientent l'opinion en sélectionnant soigneusement les articles qui leur conviennent. |
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15 novembre 2007 : La fonte récente de l'arctique correspond à une oscillation décennale de la circulation de l'océan arctique qui s'est brusquement mis à tourner dans le mauvais sens (pour les modèles d'ordinateurs du GIEC)... Un article, tout frais, publié dans le Geophysical Research Letters, vol. 34, L07602, doi:10.1029/2006GL029016, 2007, intitulé "Recent trends in Arctic Ocean mass distribution revealed by GRACE" et dont les auteurs sont quatre chercheurs amériains James Morison, John Wahr, Ron Kwok et Cecilia Peralta-Ferriz, nous apprend des choses très intéressantes sur la circulation thermo-haline (liée à la température et à la salinité) de l'océan arctique. L'océan arctique est cet océan très froid qui tourne autour des glaces gelées du pôle nord (voir la carte ci-contre).
Les quatre chercheurs ont utilisé les toutes dernières techniques disponibles pour étudier par gravimétrie couplée (sondes sous-marines et deux satellites en orbite) le poids de différentes colonnes d'eau (de la surface au fond de la mer) de l'océan arctique. Cette étude fait partie du programme GRACE ( Gravity Recovery and Climate Experiments). A noter que les mesures gravimétriques ont aussi permis de mesurer avec exactitude l'évolution de la masse de glaces des deux pôles et de dissiper bien des inquiétudes, comme cela vous est expliqué dans le premier article de cette page. La sensibilité de ces méthodes gravimétriques est telle que les auteurs de cet article ont mis en évidence une variation de poids des colonnes d'océan arctique équivalentes au retrait d'une hauteur d'eau de 10 cm à la surface de l'océan (soit 10 mbar) ! Que nous disent les auteurs de cet article ? Ce changement du sens de rotation des courants océaniques correspondent à ce que l'on appelle de manière générale les "oscillations multidécennales océaniques ", tout comme il existe une oscillation multidécennale des grands océans de la planète (voir la figure ci-dessus pour l'AMO, l'oscillation multidécadale atlantique en relation avec les températures relevées au Groenland). Il est généralement provoqué par un changement de la salinité des eaux en question (d'où le nom de circulation thermo-haline). De manière générale et comme illustré ici pour l'océan atlantique et l'AMO, les oscillations multidécadales des océans sont corrélées aux variations de température terrestre. Inutile de dire que les modèles climatiques sur ordinateur du GIEC s'intéressent de très près à la question et à la prévision du sens de rotation des courants marins et ces prévisions constituent une des retombées essentielles de leurs modèles. Qu'en concluent les 4 chercheurs de GRACE qui ont réalisé cette étude très sophistiquée ? Voici quelques déclarations du chef de projet, rapportées ici:
Or que nous prédisent les modèles d'ordinateurs du GIEC ? ...Exactement l'inverse ! Ces derniers affirment que dans l'hypothèse du réchauffement anthropogénique, la rotation des océans, et notamment celle de l'océan arctique se fera très préférentiellement dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et ceci de manière quasi permanente. A noter que dans les années 90, les "computer men" du GIEC criaient victoire et proclamaient que le sens de rotation rétrograde de l'océan arctique était une preuve du réchauffement climatique anthropogénique.
Il va encore falloir sérieusement revoir les modèles d'ordinateurs de l'effet de serre ... C'est d'autant plus embêtant pour eux, qu'ils n'avaient qu'une chance sur deux de se tromper sur le sens de rotation ! NDLR : Ah, au fait ? et si ce n'était pas l'effet de serre ? A noter que les alarmistes ne sont pas nés d'hier. Lisez cette page du New York Times qui nous prédisait que l'arctique allait être libre de glaces incessament, à cause du changement climatique. Cet article date du...20 février 1969. (Cétait un peu avant l'annonce d'un nouvel âge glaciaire du fameux Newsweek de 1975). Décidément, cela n'a pas changé. Les médias, c'est vraiment n'importe quoi ! _____________________________________________________________________________________________________________________ Et voici des nouvelles rafraîchissantes : Le Groenland ou le pôle Nord dont on nous a dit qu'ils fondraient comme un glaçon dans un verre d'eau chaude, dans le courant de l'été, s'est reconstitué, cet automne, à une vitesse inégalée (source).
Cette reconstitution rapide de la glace du pôle Nord fait écho aux baisses notables de températures de cet automne, ressenties dans tout l'hémisphère Nord (mais pas à Bali !). Allez voir cette page sur les prévisions d'un refroidissement à venir, faites par des scientifques extérieurs au GIEC.
A noter que dans les années 70, pour vous faire redouter le retour inévitable (disait-on à l'époque) d'un nouveau petit âge glaciaire, on cherchait à vous effrayer avec des déclarations du genre : Bon. Il faut des précisions, sinon on vous taxe immédiatement de "désinformation" (un comble !). Alors, quand je vous disais que les glaces polaires du Groenland s'étaient reconstituées à une vitesse record en ce début d'hiver 2008, il faut que je vous le prouve. Alors quoi de plus crédible que les documents utilisés par la NOOA ( National Oceanic and Atmospheric Administration) dont on connait les liens étroits avec le GIEC ? C'est l'Université de l'Illinois qui fournit ces données sur leur excellent site Cryosphere Today.
En cette mi mars 2008, nous voilà donc déjà rendus nettement au dessus de nos fameux 13 millions de km2 de surface glacée. Evidemment, l'été boréal va faire fondre une partie de cette glace. Retrouverons nous la situations d'octobre 2007 ? Il faudra suivre cela avec attention. Vous le pouvez presque'en temps réel, grâce à cette page. Notez, qu'effectivement, la vitesse de reconstruction de la glace est nettement plus grande (de octobre à fin janvier) que celle de la fonte (avril à septembre) dont on nous avait dit que celle-ci se produisait avec une vitesse inégalée et que très bientôt, il n'y aurait plus de glace en arctique. Ce qui avait incités tous les médias, aidés par quelques scientifiques hâtifs, à claironner que cela allait diminuer l'albedo de la planète et que c'était catastrophique.... il y avait des photos très inquiétantes et Jean-Louis Etienne préparait fiévreusement (trop) sont malheureux ballon... Au fait, où sont-ils passés, en cette mi-hiver 2008, tous les médias avides de scoops ? Où sont les photos du Groenland en ce début février ? Ce n'est pas un scoop, le fait que la glace du pôle Nord se soit reconstituée aussi vite cet hiver ? Curieux, le comportement de nos médias.Vraiment curieux : Nous sommes vraiment bien informés. Il est vrai que ce ne sont sûrement pas les scientifiques affiliés au GIEC qui vont attirer leur attention... Chuttt... Silence radio en attendant que ça fonde, l'été prochain... Nouvelle du 11 février 2008 : Par suite d'une vague de froid particulièrement rude (-30°C) sur le Groenland, l'étendue de glace entre le Canada et la partie Sud Ouest du Groenland a atteint son niveau record depuis 15 ans (source). Et dire qu'on nous annonçait la disparition de la calotte glaciaire à brève échéance, "plus tôt que prévu" nous disait-on... |
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Tandis que le pôle Nord se réchauffe comme il l'a fait dans les années 1940, le pôle Sud ( l'antarctique) reste stable ou se refroidit. La théorie de l'effet de serre anthropogénique est incapable d'expliquer cette observation. Si vous avez lu cette page qui expose, avec quelques détails, les théories du réchauffement climatique en présence, vous savez déjà beaucoup de choses sur la "cosmoclimatogie". Cette nouvelle branche de la climatologie, initiée par le Professeur Svensmark qui est le directeur du centre pour la recherche soleil-climat du Centre National Danois de Recherches Spatiales, explique à partir d'un grand nombre observations expérimentales que le climat et donc, la température de notre planète sont largement influencés par les éruptions solaires qui se produisent de manière récurrente tous les onze ans, environ (cycle de Schwabe). A la différence de l'effet de serre, le principe de cette interaction éruptions solaires-températures terrestre est facile à comprendre : Sur la totalité du globe, le réchauffement de la terre résulte de l'action des rayons solaires. Ce rayonnement solaire est éventuellement intercepté par les nuages dont la présence provoque un refroidissement de la planète. Svensmark et bien d'autres comme Shaviv et Veizer, ont démontré qu'il existait une corrélation très nette entre l'intensité des éruptions solaires et l'intensité du rayonnement cosmique ionisant qui arrive sur notre planète. Ces rayons, venant de l'espace lointain et invisibles à l'oeil humain, sont composés de particules qui sont éventuellement déviés hors de leur trajectoire normale par les champs magnétiques extrêmement intenses qui se produisent lors des éruptions solaires. En bref ( allez voir ici pour une description détaillée), lors des éruptions solaires, une quantité moindre de rayons ionisants parvient dans l'atmosphère de notre planète. Ces rayons ionisants ont la propriété de créer de minuscules noyaux de condensation propres à la création de nuages de basse altitude. Autrement dit, plus d'éruptions solaires (comme ces 100 dernières années, les plus intenses depuis des milliers d'années) = moins de nuages créés dans la basse atmosphère = hausse des températures terrestres. Comme nous l'avons dit, la période actuelle est caractérisée par un accroissement remarquable de l'intensité des éruptions solaires. Il est donc normal que la température terrestre augmente depuis plus de 150 ans. Exactement de +0,7°C en 100 ans. Et, durant cette période, les variations de température (y compris le refroidissement survenu entre 1946 et 1978)) suivent fidèlement les variations du rayonnement cosmique ionisant. Le problème posé par les variations de températures actuelles qui règnent en Antarctique (le pôle Sud) constitue une épine dans le pied des tenants de la théorie de l'effet de serre. La courbe du bas (en rouge) indique la moyenne des températures relevées au pôle sud depuis les cent dernières années. En bleu, la courbe correspondante pour le pôle Nord (l'Arctique). Les courbes ont été décalées de 1 degré Kelvin pour plus de clarté. Sinon elles se recoupent trois fois. Cette figure montre clairement que les températures du pôle sud ne suivent pas la courbe ascendante de celles du pôle nord. Vous remarquerez aussi que les températures de nos deux pôles semblent suivre des variations en opposition de phase : quand le pôle sud se réchauffe (comme le reste de la planète d'ailleurs ou du moins l'hémisphère nord), le pôle sud, lui, se refroidit. A ce propos, Svensmark nous fait remarquer dans son article de février 2007 ( article complet publié dans "Astronomy & Geophysics" (Fév. 2007, Vol 48) et résumé ici) que :
Autrement dit : La théorie de l'effet de serre anthropogénique (dont on nous dit qu'elle est irréfutable !) ne peut expliquer le comportement opposé des températures des deux pôles, tandis que la théorie des éruptions solaires de Svensmark l'explique très facilement. Concluez vous même, mais prenez la peine d'aller voir cette page qui vous en dira beaucoup plus long sur cette question. Comme vous le verrez, les évidences expérimentales en faveur de cette théorie des rayonnements cosmiques, sont aussi nombreuses que confondantes ! |
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Sept 2007 : Quid de la montée réelle du niveau des océans ? Un article, tout récent et intéressant, a utilisé les techniques les plus modernes pour mesurer, avec précision, la montée réelle des eaux des océans, qui est comme vous le savez est un des sujets de préoccupation de nos contemporains, sur lequel les rapports du GIEC (sans parler de James Hansen ou d'Al Gore) sont intarissables... Ces travaux sont dus à une équipe franco-espagnole (Wöppelmann, G., B. Martin Miguez, M.-N. Bouin, and Z. Altamimi. 2007. "Geocentric sea-level trend estimates from GPS analyses at relevant tide gauges world-wide". Global and Planetary Change, 57, 396–406). Ces derniers ont utilisés les données satellitaires GPS pour s'affranchir des difficultés que présentent les jauges habituelles qui mesurent le niveau des océans par rapport aux terres avoisinantes. En effet, comme l'on sait, les niveaux des terres sont loin d'être figés à cause des mouvements tectoniques variés et de diverses autres causes qui canulent sérieusement les résultats (comme un exemple en est donné ici, voir Morner), surtout quand il s'agit de mesurer des variations de niveau au dixième de millimètre près ! Ainsi les mesures GPS actuelles permettent de déterminer avec une précision stupéfiante les mouvements différentiels de la croûte terrestre et donc de corriger les données des jauges de niveau avec une excellent fiabilité.
Tout cela est, bien sûr, soigneusement passé sous silence par les médias. Comme d'habitude. Mais imaginez les titres des journaux si nos braves chercheurs franco-espagnols avaient trouvé que la montée des eaux avait été sous-estimée de 27% et non pas surestimée comme dans la réalité. On nous aurait annoncé, avec force gros titres, l'apocalypse à brève échéance : On aurait parlé d'accélération de la montée des eaux et certains auraient entrepris la construction d'une arche de Noé pour sauver des échantillons de l'humanité ! Avouez qu'il serait bon que les experts du GIEC utilisent des techniques un peu plus "up-to-date" pour nous donner des chiffres corrects. N'est-ce pas ? Vous trouverez ici une série d'indicateurs actualisables au jour le jour comme le niveau des océans et autres observables... |
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Août 2007 : Résultats scientifiques contradictoires sur le Gulf Stream : Mais, peu importe, quoiqu'il arrive, c'est toujours la faute du réchauffement climatique anthropogénique... Vous connaissez sans doute les propriétés particulières de la circulation thermohaline ( "haline" signifie salinité) dans les océans. En bref, ll s'agit des courants marins, plus ou moins chauds qui circulent dans les océans de la planète et qui doivent leurs remarquables modes de circulation en boucle, aux différences de températures et de densité des eaux douces et salées. Les eaux salées, plus denses que les les eaux douces s'infiltrent sous ces dernières en suivant des parcours assez compliqués. C'est un élément essentiel de stabilisation de la température du globe. Que cette circulation thermohaline soit dérangée Or deux études, publiées récemment, concluent à des résultats strictement opposés en ce qui concerne la circulation thermohaline de l'océan Atlantique Nord.
Mais comment croyez vous que les auteurs du deuxième article en question qui constataient le bénéfique accroissement de la salinité concluent leur compte rendu ? Je cite textuellement leur déclaration "The seawater is probably becoming saltier due to global warming ...We know that upper ocean is warming in the North Atlantic, so it stands to reason that there should be more evaporation, making waters more salty," en français " La mer devient probablement plus salée à cause du réchauffement climatique... nous savons que les nappes superficielle de l'océan s'échauffent dans l'atlantique nord. Il est raisonnable de penser que cela entraîne plus d'évaporation et donc rend les eaux plus salées" ! Et les auteurs de l'article d'en rajouter une couche en déclarant qu'il ne faut pas pavoiser : ça peut encore changer ! D'ailleurs, ça change tout le temps, comme le climat... Autrement dit, cher lecteur(trice), comme vous l'avez constaté, la science du réchauffement climatique ne fait pas dans le détail :
Autrement dit et comme dans cet autre exemple à propos des déclarations d'un météorologue de l'OMM, tout est toujours de la faute du réchauffement climatique ! Quoiqu'il arrive... Bon, en tant que scientifique et compte tenu de l'ambiance actuelle dans laquelle les crédits sont uniquement attribués à ceux qui dénoncent les réchauffement climatique anthropogénique, je comprends que l'on doive conclure tous ses articles par une phrase type qui fait plaisir aux autorités (comme cela est illustré ici par un étudiant américain)... Mais tout de même, là, ils y vont très fort ! |
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Juillet 2007 : Rassurez vous, Le Groenland ne fondra pas !
Cette étude, menée grâce, en particulier, aux méthodes d'analyse des ADN du Laboratoire d'Ecologie Alpine du CNRS (Grenoble) a permis d'identifier un certain nombre d'espèces végétales (dont des feuillus et des conifères tels que les ifs) qui permettent d'affirmer qu'au Groenland, pendant la dernière période interglaciaire, les températures hivernales ne devaient pas descendre en dessous de -17° C et que les températures les plus chaudes étaient supérieures à 10°C. Des ADN d'insectes (tels que les papillons) ont aussi été trouvés. Les datations effectuées montrent que les glaces sous-jacentes datent d'au moins 450.000 ans. Il devient ainsi évident que durant la dernière période interglaciaire qui date de 125.000 ans, la glace n'a pas fondu bien que la température ait été, à l'époque, d'environ 5 degrés supérieure à la température actuelle ! On a de la marge avec nos +0,6°C en 100 ans ! En conclusion :
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La fonte rapide des glaciers du Groenland s'est brusquement arrêtée ! Voici une nouvelle fraîche, extraite d'un récent numéro de Science, la revue inattaquable (comme Nature) qui devrait faire réfléchir les alarmistes de la fonte des glaces, notamment celles du pôle arctique qui retiennent toutes les attentions en ce moment et failli provoquer un clash au sein du la dernière réunion du GIEC à Paris en février. Certains trouvaient qu'on n'était pas assez alarmiste en matière de montée du niveau des eaux !. Trois chercheurs spécialistes de l'Université de Washington et du Colorado (I. M. Howat, I. R. Joughin et T. A. Scambos) viennent de publier des nouvelles rafraîchissantes dans le numéro de Science ( vol. 315, N°5818, pp. 1559-1561) (16 mars 2007). Leur travail réalisé à partir de vue satellitaires ont permis de mesurer, en temps réel, la vitesse d'évolution de deux des plus importants glaciers de décharge (ceux par où s'échappent les glaces fondues) du Groenland. Voici une des courbes les plus représentatives extraites de leur compte-rendu. On constate, comme l'ont fait les auteurs dans leur article qu'après une fonte rapide observée dans les années 2004-2005, le processus s'est assez brusquement ralenti en 2005-2006 pour revenir gentiment au niveau de fonte des années "calmes" c'est à dire Ce graphique rassemble les données obtenues au cours de différentes expériences menées au Groenland au cours des années passées avec les derniers résultats de mesures qui vont jusqu'à la fin de 2006. Le résultat est très net : Alors que les années 2001-2003 montraient une grande stabilité, le phénomène de fonte des glaces a connu une période de fièvre à partir de la mi-2004 jusqu'à la mi-2005, donc pendant une année, avant de revenir à la situation calme dans la période mi-2005 fin 2006. Ian Howat qui n'est en rien un "sceptique" du climat, a fait la déclaration suivante au New York Times dans les jours qui ont suivi la publication de son article : "Le Groenland était au moins aussi chaud, voire plus chaud, dans les années 1930 et 1940 et beaucoup des glaciers étaient plus petits que maintenant. C'était une période de fonte rapide des glaciers dans le monde entier, suivie par une expansion, au moins partielle, pendant la période froide de 1950 à 1980. Bien sûr, nous n'en savons que très peu sur la façon dont évolue la dynamique des glaciers parce qu'à l'époque nous n'avions pas de satellites d'observation. Malgré tout, cela supporte grandement l'idée que les grandes variations de l'épaisseur des glaciers se produisent du fait de la variabilité naturelle du climat.." Un autre article de Vinther B.M, Jones P.D, Briffa K.R, et Cappelen J. intitulé " Extension des enregistrements de température du Groenland jusqu'à la fin du XVIIIème siècle" a été publié en fin 2005 dans le "Journal of Geophysical Research " ref : (111: 10.1029/2005JD006810). Cet article qui rejoint tout à fait les observations de I. Howat, a étudié l'ensemble des données disponibles sur une latitude de 60° à 73°N. Les auteurs déclarent que "L'année la plus chaude dans l'ensemble des données sur le Groenland (NDLR: soit sur 221 ans jusqu'en 2006) a été l'année 1941, tandis que les deux décennies qui ont suivi 1930 et 1940 ont été les plus chaudes" et non pas les années récentes. En fait, leurs mesures étendues montrent qu'il n'y a eu aucun réchauffement de la région depuis plus de 75 ans... C'est assez désarçonnant pour les tenants de l'effet de serre qui soutiennent toujours que les températures du Groenland sont le "canari dans la mine" du réchauffement climatique, parce que, pendant cette durée de 75 ans, le taux de CO2 a augmenté de 25% en ne provoquant, semble t'il, aucune augmentation de température ! Et pour enfoncer le clou, voici encore, tirées d'une autre article récent de Chylek P., Dubey M. K. et Lesins G. intitulé " Réchauffement du Groenland durant les périodes 1920-1930 et 1995-2005" publié en 2006 dans Geophysical Research Letters ( 33, 10.1029/2006GL026510), quelques phrases significatives : "Presque toutes le décennies entre 1925 et 1965 étaient plus chaudes ou, au moins aussi chaudes, que la décennie 1995-2005. Ceci montre que le climat chaud que connaît actuellement le Groenland n'est pas sans précédent et que des températures identiques étaient la norme dans la première moitié du XXième siècle". Le même Chylek note d'ailleurs dans un article de 2004 que "les températures des sommets du Groeland montrent une tendance à la décroissance depuis le début des mesures en 1986", ce qui a été confirmé depuis. Chylek dans son article de 2006 note que " Le réchauffement du Groenland de 1920 à 1930 montre qu'une forte concentration en CO2 et autres gaz à effets de serre n'est pas une condition nécessaire pour qu'un réchauffement se produise"; Il ajoute que " L'accroissement des températures de la période 1995-2005 se trouve dans le domaine de la variabilité naturelle du climat du Groenland"..."Une augmentation générale de l'activité solaire depuis les années 1990 peut être un facteur contributif de même que les évolutions de la température de la surface des océans tropicaux". En résumé Chylek et al concluent que : "Nous ne trouvons aucune évidence qui supporte l'idée que la fonte des glaces du Groenland serait due à une augmentation de la concentration du CO2 dans l'atmosphère." Vous parlez d'un canari dans la mine (c'est comme cela que les alarmistes américains ont baptisé les glaces du Groenland !) Et pourtant et a contrario de tous ces articles convergents, publiés récemment dans des revues sérieuses et à comité de lecture ... en cette mi-septembre 2007, les discours les plus alarmistes se répandent sur la fonte des glaces du Groenland pourtant normale en cette fin d'été boréal. C'est ainsi que l'on a vu un carrousel des sommités mondiales aller, à grand frais et avec force couverture médiatique, constater les "dégâts" de plus près. Dans l'ordre, Nancy Pelosi (Dem. USA), Barroso (Communauté Européenne), Angela Merkel (Allemagne) et Jean-Louis Borloo (France) ont fait le voyage, cornaqués par leurs "experts" du climat, comme Yann Arthus Bertrand et Jean-Louis Etienne pour la France. J. L. Borloo en est revenu convaincu qu'il fallait limiter les émissions de gaz à effets de serre qui font fondre le Groenland ! On y voit très bien que les températures actuelles n'ont rien d'exceptionnel par rapport aux températures qui y régnaient entre 1920 et 1950 comme le disait Ian Howat. Elles étaient même supérieures entre 1930 et 1945 comme le précisent l'article de Vinther et al, cité ci-dessus, tout comme celui de Ian Howat et al et aussi celui de Chylek et al. Dommage aussi que les scientifiques qui ont accompagné nos sommités au Groenland n'aient pas eu l'idée de leur montrer ces graphiques ni les articles scientifiques relatifs à cette question. Mais au vu des noms figurant sur la liste des personnalités qui accompagnaient nos sommités, ce n'est pas très étonnant... En dessous de la courbe des températures moyennes relevées par la NASA, vous trouverez la courbe qui donne ce que l'on appelle "l'Oscillation Atlantique sur plusieurs dizaines d'années", c'est à dire la courbe qui donne les oscillations naturelles des températures (liées aux trajectoires de la terre autour du soleil) de l'océan atlantique qui a une période d'environ 60 ans. Le parallélisme est assez frappant et il a sans doute motivé la déclaration de Ian Howat. Mais, soyons prudents ! Comme je le dis toujours "corrélation n'est pas raison !".
D'autre part, ce qui s'est passé notamment dans les premiers jours de la réunion des experts du GIEC à Paris au début de ce mois de février, en dit très long sur le fonctionnement interne de cet organisme et sur le comportement des alarmistes qui veulent imposer leurs vues au reste de la communauté scientifique... En effet, comme vous le savez certainement si vous faites partie des "climate-freaks" ( les passionnés ou les fous de climat), ou tout simplement des angoissés, vous avez certainement remarqué que les prédictions (je ne dis pas "prévisions" à dessein) du GIEC, pour la montée du niveau des eaux avaient diminué d'un facteur 2 par rapport aux prédictions du dernier "Summary for Policymakers' publié en 2001. Soient au maximum, 42 cm/ 100 ans au lieu de 84 cm/100 ans. Les résultats des dernières mesures publiées par les trois chercheurs américains (I. Howat et al) sur la fonte du groenland montrent deux choses très importantes comme ils le disent eux-mêmes dans leur article :
Bref, ces mesures très récentes sur la faible fonte du Groenland, l'un des mastodontes comme dit L. Thompson, devrait le calmer ainsi que son collègue S. Rahmstorf. De même, pour le pôle Sud (l'antarctique) dont la température ne cesse de baisser et les glaces de s'épaissir selon les dernières mesures disponibles en septembre 2007. Enfin, si vous voulez savoir où en est exactement le niveau des mers et comment il évolue, allez voir dans la rubrique "Paroles de grands chercheurs" les déclarations de Nils-Axel Mörner qui est la grande pointure dans ce domaine.
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GIEC AR4 2007 : Le rapport 2007 pour les politiques (summary for polycimakers) du GIEC nous donne un tableau chiffré indiquant les tendances actuelles en On constate, comme l'avait écrit Anny Cazenave (chronique ci-dessus), que la fonte des pôles ne contribue que très peu à la montée du niveau des océans... si elle y contribue (voir les marges d'erreurs). Soit 2,1 cm/100 ans avec une marge d'erreur colossale. En particulier pour ce qui concerne l'Antarctique.
Il faut noter que la pré-publication de ces données a donné lieu à un quiproquo assez cocasse. Les estimations de la montée des océans du fait de la fonte des glaces polaires avaient été multipliées par x10 ce qui permettait de tirer des conclusions particulièrement alarmistes ce que n'ont pas manqué de faire certains ! Évidemment, dans ces conditions, l'addition des hausses de niveau dans la colonne de droite donnait un résultat aberrant. Bref, cela ne faisait pas très sérieux ... mais a alarmé inutilement la population qui est restée sur ces chiffres puisqu'il n'y a pas eu de démenti. Il n'en reste pas moins que ces chiffres et leurs projections ont conduit le GIEC à réviser à la baisse d'un bon facteur 2, les estimations du rapport précédent. De même, les prévisions de la hausse des températures ont conduit a une révision à la baisse de la fourchette. Pourtant, les discours que nous avons entendus sur les médias ont été encore plus alarmistes que lors du précédent rapport. Alors quoi ? Les journalistes ne lisent pas la littérature du GIEC avant d'en faire un commentaire ? Quant aux prévisions de plusieurs mètres (au lieu de millimètres ou de centimètres) pour la montée des eaux de Al Gore, Nicholas Stern et James Lovelock (Gaia)... Elles apparaissent comme totalement fantaisistes par rapport aux données scientifiques. |
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Il s’agit, pour commencer, de l’analyse d’un article paru dans la revue “Science” du 24 Novembre 2006. Je rappelle que la revue “Science” est une revue américaine du niveau de “Nature” dont le sérieux est incontestable. Cet article est signé par notre compatriote, Anny Cazenave qui travaille à l’Observatoire Midi-Pyrénées. Il est intitulé “ How fast are the ice sheets melting ?”. Autrement dit “A quelle vitesse les couches de glace fondent-elles ?”. C’est une bonne question à l’heure du célèbre film catastrophe de Al Gore ( “une vérité qui dérange”) et des 5500 milliards du rapport Stern Son papier fait le point sur l’état actuel de la question en ce qui concerne la fusion des glaces polaires qu’il s’agisse de l’arctique (pôle nord) ou de l’antarctique (pôle sud), et ceci à partir de plusieurs mesures récentes. Comme vous allez le voir la situation réelle est très nuancée. Nous sommes très très loin des âneries alarmistes qui prédisent l’immersion plus ou moins totale des îles et des continents sous 50m d’eau par suite de la fusion de la glace des pôles, telles qu’on les entend ou les lit dans les médias et qui sont généralement issues des divagations de nos paladins écologistes. Le résumé en entête de l’article déclare : Anny Cazenave fait, en particulier, référence à un article publié dans la même revue (Science) qui rapporte des mesures directes de la masse de la glace des pôles par des satellites équipés de systèmes sophistiqués qui analysent les forces gravitationnelles. Le grand avantage de cette technique, par rapport aux autres, c’est qu’elle mesure la masse totale des glaces polaires et ne se contente pas d’observer la fusion des marges océaniques (Rappelez vous les célèbres images des écroulements des icebergs qui servent de publicité pour les lampes Philips, entre autres !). Je ne peux analyser ici et en détails, le contenu scientifique très bien documenté de l’article mais en voici les conclusions qui vont en étonner plus d’un ! On observe que : - Les marges océaniques Sud du Groenland fondent peu à peu mais ...par contre, (ce que personne ne dit !), on assiste à un épaississement des parties centrales les plus hautes de ce continent. Bilan : légère fonte globale, aux erreurs de mesures près, comme le note l’auteur. Autrement dit, la fonte globale est de l'ordre de la précision des instruments ! -La partie Ouest de l’antarctique fond effectivement mais par contre (ce que personne ne dit), la partie Est de ce continent subit un net épaississement à cause d’une augmentation des précipitations (dit l’auteur). D’après les graphiques montré par l’auteur, le bilan pour l’antarctique (le pôle sud) est quasiment nul ! Tout au plus observe t’on une légère fonte globale de la glace qui reste à l’intérieur des marges d’erreurs de mesure et qui n’a rien à voir avec les propos apocalyptiques de certains... Et Anny Cazenave, en bonne scientifique qu’elle est, d’insister sur les possibles erreurs de mesures inhérentes aux techniques utilisées. Elle ajoute que rien ne permet d’affirmer que les observations effectuées sortent du cadre des larges fluctuations naturelles telles qu’elles se sont produites au cours des siècles passés. Elle conclue en déclarant, ce qui tout à fait raisonnable, que des campagnes de mesures supplémentaires sont nécessaires pour affiner les résultats et avancer vers des certitudes. Cher lecteur(trice), vous retrouvez dans l’article d’Anny Cazenave, tous les éléments que la plupart des scientifiques sérieux ( il y en a beaucoup !) mettent en avant et qui ne font pas l’affaire des journalistes, des écologistes et des politiques : la prudence, l’accent sur la faillibilité des mesures effectuées, les inconnues qui restent à élucider etc. Et pourtant beaucoup s'obstinent encore à prévoir l'engloutissement de la planète ! Voici donc un exemple parfait de détournement vers la Pensée Unique qui ignore toutes les précautions des scientifiques et qui manipule, au profit de quelques esprits orientés (ou carrément financièrement bénéficiaires), les observations réelles qui sont honnêtement rapportées dans la littérature scientifique ! Le même processus a été utilisé pour dramatiser les ouragans en totale contradiction avec la réalité |
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